PROUST Marcel (1871-1922).
L.A.S. « Marcel Proust », [avril 1907], à Louisa de MORNAND ; 2 pages in-8 (deuil).

Jolie lettre à la maîtresse de son ami Albufera.
[Marthe Montaud, dite Louisa de MORNAND (1884-1963) fut la maîtresse de Louis d’Albufera. Dans la Recherche, elle sera le modèle de Rachel, la maîtresse de Saint-Loup. Le portraitiste mondain Antonio de LA GANDARA (1861-1917), qui a fait tant de portraits du monde proustien, a peint le « ravissant portrait à l’huile » de Louisa de Mornand en avril 1907, « assise, tenant sur ses genoux un joli petit chien frisé, dont la tache sombre fait ressortir le lumineux éclat de l’ample robe de style aux reflets changeants ; les plis descendent majestueusement jusqu’à terre, accentuant par contraste la finesse des mains nues, du visage rêveur, un peu ironique, couronné d’une abondante chevelure frisée ».]
« Ma chère petite Louisa, Merci de tout mon cœur, je vous écrirais longuement si je n’étais aujourd’hui vraiment hors d’état. J’aurais voulu vous dire mille tendres choses et aussi cette recommandation : méfiez-vous en ce moment du téléphone et n’en abusez pas, il vous joue des tours sans que vous le sachiez. – Je suis heureux de penser que vous allez avoir un admirable portrait de Gandara. Quelles heures délicieuses vous devez passer, il est si intéressant, si merveilleusement artiste. Adieu mon amie, permettez-moi de vous embrasser tendrement »…
Provenance : vente Marcel Proust. Lettres et vers à Mesdames Laure Hayman et Louisa de Mornand (Georges Andrieux, 24 novembre 1928, partie du n° 75 ; le portrait dont il est ici question fut également présenté à cette vente).
Correspondance (éd. Ph. Kolb), t. VII, p. 144.
Live jeudi 15 novembre 2018・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°513

PROUST Marcel (1871-1922). L.A.S. « Marcel Proust », [avril 1907], à Louisa de MORNAND ; 2 pages in-8 (deuil). Jolie lettre à la maîtresse de son ami Albufera. [Marthe Montaud, dite Louisa de MORNAND (1884-1963) fut la maîtresse de Louis d’Albufera. Dans la Recherche, elle sera le modèle de Rachel, la maîtresse de Saint-Loup. Le portraitiste mondain Antonio de LA GANDARA (1861-1917), qui a fait tant de portraits du monde proustien, a peint le « ravissant portrait à l’huile » de Louisa de Mornand en avril 1907, « assise, tenant sur ses genoux un joli petit chien frisé, dont la tache sombre fait ressortir le lumineux éclat de l’ample robe de style aux reflets changeants ; les plis descendent majestueusement jusqu’à terre, accentuant par contraste la finesse des mains nues, du visage rêveur, un peu ironique, couronné d’une abondante chevelure frisée ».] « Ma chère petite Louisa, Merci de tout mon cœur, je vous écrirais longuement si je n’étais aujourd’hui vraiment hors d’état. J’aurais voulu vous dire mille tendres choses et aussi cette recommandation : méfiez-vous en ce moment du téléphone et n’en abusez pas, il vous joue des tours sans que vous le sachiez. – Je suis heureux de penser que vous allez avoir un admirable portrait de Gandara. Quelles heures délicieuses vous devez passer, il est si intéressant, si merveilleusement artiste. Adieu mon amie, permettez-moi de vous embrasser tendrement »… Provenance : vente Marcel Proust. Lettres et vers à Mesdames Laure Hayman et Louisa de Mornand (Georges Andrieux, 24 novembre 1928, partie du n° 75 ; le portrait dont il est ici question fut également présenté à cette vente). Correspondance (éd. Ph. Kolb), t. VII, p. 144.

Estimation
1 500 € - 2 000 €
Résultat
2 990 €
Frais de vente
30%
PROUST Marcel (1871-1922). L.A.S. « Marcel Proust », [avril 1907], à Louisa de MORNAND ; 2 pages in-8 (deuil). Jolie lettre à la maîtresse de son ami Albufera. [Marthe Montaud, dite Louisa de MORNAND (1884-1963) fut la maîtresse de Louis d’Albufera. Dans la Recherche, elle sera le modèle de Rachel, la maîtresse de Saint-Loup. Le portraitiste mondain Antonio de LA GANDARA (1861-1917), qui a fait tant de portraits du monde proustien, a peint le « ravissant portrait à l’huile » de Louisa de Mornand en avril 1907, « assise, tenant sur ses genoux un joli petit chien frisé, dont la tache sombre fait ressortir le lumineux éclat de l’ample robe de style aux reflets changeants ; les plis descendent majestueusement jusqu’à terre, accentuant par contraste la finesse des mains nues, du visage rêveur, un peu ironique, couronné d’une abondante chevelure frisée ».] « Ma chère petite Louisa, Merci de tout mon cœur, je vous écrirais longuement si je n’étais aujourd’hui vraiment hors d’état. J’aurais voulu vous dire mille tendres choses et aussi cette recommandation : méfiez-vous en ce moment du téléphone et n’en abusez pas, il vous joue des tours sans que vous le sachiez. – Je suis heureux de penser que vous allez avoir un admirable portrait de Gandara. Quelles heures délicieuses vous devez passer, il est si intéressant, si merveilleusement artiste. Adieu mon amie, permettez-moi de vous embrasser tendrement »… Provenance : vente Marcel Proust. Lettres et vers à Mesdames Laure Hayman et Louisa de Mornand (Georges Andrieux, 24 novembre 1928, partie du n° 75 ; le portrait dont il est ici question fut également présenté à cette vente). Correspondance (éd. Ph. Kolb), t. VII, p. 144.
Vente jeudi 15 novembre 2018・14:00 (Europe/Paris)
Salle 1 - Hôtel Drouot 9, rue Drouot 75009 Paris