[Félix Nadar]
Enseigne Nadar.
Enseigne en fer découpé et laqué en rouge (4 éléments montés sur supports à sceller).
Hauteur de l’ensemble : environ 145 cm
Largeur de l’ensemble : environ 285 cm

 Alors que s’ouvre à la Bibliothèque Nationale de France une grande rétrospective sur les Nadar, nous sommes fiers de présenter ce très rare objet, sans doute la seule enseigne Nadar en main privée. L’occasion donc de rappeler l’origine de ce patronyme devenu emblème commercial.

Chaque époque propose ses déformations de la langue. À la fin de Monarchie de Juillet, il était courant parmi la jeunesse artistique de la capitale de remplacer la fin d’un mot par le suffixe «dar» . C’est dans ce contexte que Félix Tournachon voit son nom transformé en Tournadar puis simplement Nadar comme le rappelle Camille Desmoulins durant le procès qui oppose Félix à son frère Adrien :
« Tu me demandes d’écrire ce que je sais sur l’origine de ton nom Nadar. Rien ne m’est plus facile car je suis un de tes plus anciens amis et j’ai vu naître ta légende. Il y a 17 ou 18 ans, au moment où tous deux nous sortions du collège, tu t’appelais encore Tournachon. Un de tes amis trouva piquant de transformer Tournachon en Tournadar, qui le lendemain se formula en Nadar tout court (...) et bientôt, grâce à ta verve, à ton esprit, à tes succès, à ton originalité, Nadar devint un des hommes les plus connus de Paris ».

En effet, transformé en véritable marque, étroitement lié à la photographie de portait, le pseudonyme Nadar se retrouve au centre d’un différend opposant Félix et Adrien (un temps collaborateur de son frère) qui souhaitait utiliser la dénomination «Nadar Jeune» pour son propre studio de photographie. En 1857, après de longues péripéties judiciaires, parmi les premières de l’histoire de la photographie, Félix obtient gain de cause et Adrien doit renoncer à l’usage du nom.

Étendard de l’entreprise familiale, l’enseigne Nadar est affichée sur les façades de
Live jeudi 8 novembre 2018・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°32

[Félix Nadar] Enseigne Nadar. Enseigne en fer découpé et laqué en rouge (4 éléments montés sur supports à sceller). Hauteur de l’ensemble : environ 145 cm Largeur de l’ensemble : environ 285 cm Alors que s’ouvre à la Bibliothèque Nationale de France une grande rétrospective sur les Nadar, nous sommes fiers de présenter ce très rare objet, sans doute la seule enseigne Nadar en main privée. L’occasion donc de rappeler l’origine de ce patronyme devenu emblème commercial. Chaque époque propose ses déformations de la langue. À la fin de Monarchie de Juillet, il était courant parmi la jeunesse artistique de la capitale de remplacer la fin d’un mot par le suffixe «dar» . C’est dans ce contexte que Félix Tournachon voit son nom transformé en Tournadar puis simplement Nadar comme le rappelle Camille Desmoulins durant le procès qui oppose Félix à son frère Adrien : « Tu me demandes d’écrire ce que je sais sur l’origine de ton nom Nadar. Rien ne m’est plus facile car je suis un de tes plus anciens amis et j’ai vu naître ta légende. Il y a 17 ou 18 ans, au moment où tous deux nous sortions du collège, tu t’appelais encore Tournachon. Un de tes amis trouva piquant de transformer Tournachon en Tournadar, qui le lendemain se formula en Nadar tout court (...) et bientôt, grâce à ta verve, à ton esprit, à tes succès, à ton originalité, Nadar devint un des hommes les plus connus de Paris ». En effet, transformé en véritable marque, étroitement lié à la photographie de portait, le pseudonyme Nadar se retrouve au centre d’un différend opposant Félix et Adrien (un temps collaborateur de son frère) qui souhaitait utiliser la dénomination «Nadar Jeune» pour son propre studio de photographie. En 1857, après de longues péripéties judiciaires, parmi les premières de l’histoire de la photographie, Félix obtient gain de cause et Adrien doit renoncer à l’usage du nom. Étendard de l’entreprise familiale, l’enseigne Nadar est affichée sur les façades de

Estimation
8 000 € - 12 000 €
Résultat
19 840 €
Frais de vente
0%
[Félix Nadar] Enseigne Nadar. Enseigne en fer découpé et laqué en rouge (4 éléments montés sur supports à sceller). Hauteur de l’ensemble : environ 145 cm Largeur de l’ensemble : environ 285 cm Alors que s’ouvre à la Bibliothèque Nationale de France une grande rétrospective sur les Nadar, nous sommes fiers de présenter ce très rare objet, sans doute la seule enseigne Nadar en main privée. L’occasion donc de rappeler l’origine de ce patronyme devenu emblème commercial. Chaque époque propose ses déformations de la langue. À la fin de Monarchie de Juillet, il était courant parmi la jeunesse artistique de la capitale de remplacer la fin d’un mot par le suffixe «dar» . C’est dans ce contexte que Félix Tournachon voit son nom transformé en Tournadar puis simplement Nadar comme le rappelle Camille Desmoulins durant le procès qui oppose Félix à son frère Adrien : « Tu me demandes d’écrire ce que je sais sur l’origine de ton nom Nadar. Rien ne m’est plus facile car je suis un de tes plus anciens amis et j’ai vu naître ta légende. Il y a 17 ou 18 ans, au moment où tous deux nous sortions du collège, tu t’appelais encore Tournachon. Un de tes amis trouva piquant de transformer Tournachon en Tournadar, qui le lendemain se formula en Nadar tout court (...) et bientôt, grâce à ta verve, à ton esprit, à tes succès, à ton originalité, Nadar devint un des hommes les plus connus de Paris ». En effet, transformé en véritable marque, étroitement lié à la photographie de portait, le pseudonyme Nadar se retrouve au centre d’un différend opposant Félix et Adrien (un temps collaborateur de son frère) qui souhaitait utiliser la dénomination «Nadar Jeune» pour son propre studio de photographie. En 1857, après de longues péripéties judiciaires, parmi les premières de l’histoire de la photographie, Félix obtient gain de cause et Adrien doit renoncer à l’usage du nom. Étendard de l’entreprise familiale, l’enseigne Nadar est affichée sur les façades de
Vente jeudi 8 novembre 2018・14:00 (Europe/Paris)
Salle 11 - Hôtel Drouot 9, rue Drouot 75009 Paris