François MAURIAC. L.A.S., Vichy [1938 ?], à un confrère ; 3 pages in-8 à en-tête du Pavillon Sévigné.
   Réponse à une enquête. « Un écrivain n’a pas seulement le droit, il a le devoir de ne rien écrire qui ne soit vrai ; et tout bon écrivain ne peut que rendre au public ce que le public lui a prêté. Mais avec ces éléments reçus du dehors et incorporés à son être le plus profond, il recompose, il recrée des personnages qui n’appartiennent qu’à lui et dans lesquels personne n’a le droit de se reconnaître ». Quant à Montherlant : « Ce grand écrivain ne s’exprime vraiment que dans le cynisme. Le cynisme est une sincérité au premier degré. Ce qu’il y a de curieux dans Les Jeunes filles, c’est le contraste entre ce que Montherlant nous livre de lui-même […] et toutes les habiletés auxquelles il a recours pour brouiller les pistes »…
   On joint une L.S. relative à une prise de parole publique, 27 août 1935.
Live mardi 23 octobre 2018・13:30 (Europe/Paris)
Lot n°165

François MAURIAC. L.A.S., Vichy [1938 ?], à un confrère ; 3 pages in-8 à en-tête du Pavillon Sévigné. Réponse à une enquête. « Un écrivain n’a pas seulement le droit, il a le devoir de ne rien écrire qui ne soit vrai ; et tout bon écrivain ne peut que rendre au public ce que le public lui a prêté. Mais avec ces éléments reçus du dehors et incorporés à son être le plus profond, il recompose, il recrée des personnages qui n’appartiennent qu’à lui et dans lesquels personne n’a le droit de se reconnaître ». Quant à Montherlant : « Ce grand écrivain ne s’exprime vraiment que dans le cynisme. Le cynisme est une sincérité au premier degré. Ce qu’il y a de curieux dans Les Jeunes filles, c’est le contraste entre ce que Montherlant nous livre de lui-même […] et toutes les habiletés auxquelles il a recours pour brouiller les pistes »… On joint une L.S. relative à une prise de parole publique, 27 août 1935.

Estimation
200 € - 250 €
Résultat
Non vendu
Frais de vente
0%
François MAURIAC. L.A.S., Vichy [1938 ?], à un confrère ; 3 pages in-8 à en-tête du Pavillon Sévigné. Réponse à une enquête. « Un écrivain n’a pas seulement le droit, il a le devoir de ne rien écrire qui ne soit vrai ; et tout bon écrivain ne peut que rendre au public ce que le public lui a prêté. Mais avec ces éléments reçus du dehors et incorporés à son être le plus profond, il recompose, il recrée des personnages qui n’appartiennent qu’à lui et dans lesquels personne n’a le droit de se reconnaître ». Quant à Montherlant : « Ce grand écrivain ne s’exprime vraiment que dans le cynisme. Le cynisme est une sincérité au premier degré. Ce qu’il y a de curieux dans Les Jeunes filles, c’est le contraste entre ce que Montherlant nous livre de lui-même […] et toutes les habiletés auxquelles il a recours pour brouiller les pistes »… On joint une L.S. relative à une prise de parole publique, 27 août 1935.
Vente mardi 23 octobre 2018・13:30 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris