Suite de six fauteuils aux égyptiennes en acajou, bois patiné et bronze doré, les dossiers rectangulaires réunis par un accotoir droit aux supports à bustes d’égyptiennes imitant le bronze antique, la ceinture convexe à décor de palmettes et rosaces reposant sur des pieds en gaine terminés par des olives ; (petits remplacements de bronzes). Estampille de Demay rue de Cléry, Jean-Baptiste Demay, menuisier reçu maître en 1784. Époque Empire, vers 1805. H : 92 cm, L : 60 cm Le passage de l’estampille J.B.B Demay (sur une ligne) à Demay / rue de Cléry (sur deux lignes) semble devoir se situer au moment du déménagement de Jean-Baptiste Demay dans son nouvel atelier de la rue de Cléry, certainement celui de son beau-père le menuisier Claude Sené. Denise Ledoux-Lebard estime autour de 1806 la date du déménagement de l’atelier rue de Clery ; il s’agit probablement également, ceci pour des raisons stylistiques, du moment de la livraison de ce mobilier. Si l’on devait créer une nouvelle période sur le plan des styles dans l’histoire du mobilier français du XVIIIe siècle, de transition entre le Consulat et l’Empire, nul doute que cet ensemble en constituerait l’illustration la plus frappante. Du côté du Consulat et même de la période précédente du Directoire, la légèreté des masses, traverses et dossier, la forme des accotoirs et les pieds arrière en sabre ; du côté de l’Empire, un certain raidissement des formes avec notamment les pieds en gaine, la frontalité des têtes d’égyptiennes et bien sûr l’usage du bronze doré venant égayer la sobriété de l’acajou. Peu d’exemples viennent illustrer ce style Empire atténué. Citons cependant paradoxalement un mobilier en acajou de Georges Jacob, probablement datable vers 1795, reprenant les principales caractéristiques de notre ensemble, à l’exception de pieds en balustre et de l’absence de décor de bronzes dorés (vente Paris, Artcurial, le 9 juin 2015, n°63) On mesure ainsi aisément le chemin stylis
Estimation
15 000 € - 20 000 €
Résultat
20 625 €
Frais de vente
25%
Suite de six fauteuils aux égyptiennes en acajou, bois patiné et bronze doré, les dossiers rectangulaires réunis par un accotoir droit aux supports à bustes d’égyptiennes imitant le bronze antique, la ceinture convexe à décor de palmettes et rosaces reposant sur des pieds en gaine terminés par des olives ; (petits remplacements de bronzes).
Estampille de Demay rue de Cléry, Jean-Baptiste Demay, menuisier reçu maître en 1784.
Époque Empire, vers 1805.
H : 92 cm, L : 60 cm
Le passage de l’estampille J.B.B Demay (sur une ligne) à Demay / rue de Cléry (sur deux lignes) semble devoir se situer au moment du déménagement de Jean-Baptiste Demay dans son nouvel atelier de la rue de Cléry, certainement celui de son beau-père le menuisier Claude Sené.
Denise Ledoux-Lebard estime autour de 1806 la date du déménagement de l’atelier rue de Clery ; il s’agit probablement également, ceci pour des raisons stylistiques, du moment de la livraison de ce mobilier.
Si l’on devait créer une nouvelle période sur le plan des styles dans l’histoire du mobilier français du XVIIIe siècle, de transition entre le Consulat et l’Empire, nul doute que cet ensemble en constituerait l’illustration la plus frappante.
Du côté du Consulat et même de la période précédente du Directoire, la légèreté des masses, traverses et dossier, la forme des accotoirs et les pieds arrière en sabre ; du côté de l’Empire, un certain raidissement des formes avec notamment les pieds en gaine, la frontalité des têtes d’égyptiennes et bien sûr l’usage du bronze doré venant égayer la sobriété de l’acajou.
Peu d’exemples viennent illustrer ce style Empire atténué. Citons cependant paradoxalement un mobilier en acajou de Georges Jacob, probablement datable vers 1795, reprenant les principales caractéristiques de notre ensemble, à l’exception de pieds en balustre et de l’absence de décor de bronzes dorés (vente Paris, Artcurial, le 9 juin 2015, n°63) On mesure ainsi aisément le chemin stylis
Vente
vendredi 22 juin 2018・14:00 (Europe/Paris)
Salle 1-7 - Hôtel Drouot
9, rue Drouot
75009 Paris