GOUNOD Charles (1818-1893).
L.A.S., Londres 4 octobre 1870, à son parent Henri ; 1 page et demie in-8.

Exil en Angleterre pendant la guerre.
Ils sont très inquiets de ne pas avoir de leur nouvelles depuis qu’il a appris « l’affreux malheur » qui a frappé Henri : « Nous trouvons le temps bien long, et l’absence donne à nos cœurs des exigences et des besoins que tu comprendras ». Ils ont appris par les journaux qu’Évreux a failli être assailli, et il demande avec anxiété des nouvelles de tous : « Vous avez plus à nous dire que nous autres qui sommes à la diète de tout ce qui nous est cher. […] Anna [sa femme] et grand-mère vont assez bien ; elles sont près de moi, tirant l’aiguille de leur mieux dans nos quelques loques. Tous, nous vous embrassons bien tendrement et pensons incessamment à vous. […]. Que pensez-vous faire dans l’avenir en cas d’impossibilité de rester ? » Il signe : « Ton frère et ami Ch. Gd ».
À la suite, sa belle-mère Hortense ZIMMERMANN a ajouté 16 lignes pour ses « chers enfans » : « chaque jour nous souffrons d’autant de cette séparation qu’aucun espoir (puisque chaque jour les événements le déçoivent davantage) n’autorise notre retour dans notre malheureux pays »…
Live mercredi 20 juin 2018・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°1152

GOUNOD Charles (1818-1893). L.A.S., Londres 4 octobre 1870, à son parent Henri ; 1 page et demie in-8. Exil en Angleterre pendant la guerre. Ils sont très inquiets de ne pas avoir de leur nouvelles depuis qu’il a appris « l’affreux malheur » qui a frappé Henri : « Nous trouvons le temps bien long, et l’absence donne à nos cœurs des exigences et des besoins que tu comprendras ». Ils ont appris par les journaux qu’Évreux a failli être assailli, et il demande avec anxiété des nouvelles de tous : « Vous avez plus à nous dire que nous autres qui sommes à la diète de tout ce qui nous est cher. […] Anna [sa femme] et grand-mère vont assez bien ; elles sont près de moi, tirant l’aiguille de leur mieux dans nos quelques loques. Tous, nous vous embrassons bien tendrement et pensons incessamment à vous. […]. Que pensez-vous faire dans l’avenir en cas d’impossibilité de rester ? » Il signe : « Ton frère et ami Ch. Gd ». À la suite, sa belle-mère Hortense ZIMMERMANN a ajouté 16 lignes pour ses « chers enfans » : « chaque jour nous souffrons d’autant de cette séparation qu’aucun espoir (puisque chaque jour les événements le déçoivent davantage) n’autorise notre retour dans notre malheureux pays »…

Estimation
300 € - 400 €
Résultat
Non vendu
Frais de vente
30%
GOUNOD Charles (1818-1893). L.A.S., Londres 4 octobre 1870, à son parent Henri ; 1 page et demie in-8. Exil en Angleterre pendant la guerre. Ils sont très inquiets de ne pas avoir de leur nouvelles depuis qu’il a appris « l’affreux malheur » qui a frappé Henri : « Nous trouvons le temps bien long, et l’absence donne à nos cœurs des exigences et des besoins que tu comprendras ». Ils ont appris par les journaux qu’Évreux a failli être assailli, et il demande avec anxiété des nouvelles de tous : « Vous avez plus à nous dire que nous autres qui sommes à la diète de tout ce qui nous est cher. […] Anna [sa femme] et grand-mère vont assez bien ; elles sont près de moi, tirant l’aiguille de leur mieux dans nos quelques loques. Tous, nous vous embrassons bien tendrement et pensons incessamment à vous. […]. Que pensez-vous faire dans l’avenir en cas d’impossibilité de rester ? » Il signe : « Ton frère et ami Ch. Gd ». À la suite, sa belle-mère Hortense ZIMMERMANN a ajouté 16 lignes pour ses « chers enfans » : « chaque jour nous souffrons d’autant de cette séparation qu’aucun espoir (puisque chaque jour les événements le déçoivent davantage) n’autorise notre retour dans notre malheureux pays »…
Vente mercredi 20 juin 2018・14:00 (Europe/Paris)
Salle 9 - Hôtel Drouot 9, rue Drouot 75009 Paris