Émile ZOLA (1840-1902) LAS, Médan 25 novembre 1884, à un confrère [Henri Fouquier] ; 1 page et demie in-8
   Belle lettre écrite le jour même où commence la publication de Germinal dans Gil Blas
   « Vous êtes encore bien aimable, mon cher confrère, et j’ai à vous remercier de toutes les choses trop belles que vous pensez de L’Assommoir Mais je crains bien que Germinal ne vous fâche, car je n’ai malheureusement pas votre optimisme, je crois que le mal est terrible déjà, que nous en sommes tous plus ou moins coupables, et que la menace d’une catastrophe s’aggravera, à mesure que nous nous aveuglerons davantage Enfin, je vois noir N’oubliez pas que je suis aux dernières années de l’empire, au moment de La Ricamarie [affrontements entre mineurs grévistes et la troupe, en 1869] J’ai passé à côté de votre idylle, de vos gendarmes partageant leur soupe avec les grévistes, pour aller droit au drame fatal de toute guerre civile, aux fusils des soldats qui partent tout seuls contre des foules désarmées »…
Live mercredi 16 mai 2018・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°371

Émile ZOLA (1840-1902) LAS, Médan 25 novembre 1884, à un confrère [Henri Fouquier] ; 1 page et demie in-8 Belle lettre écrite le jour même où commence la publication de Germinal dans Gil Blas « Vous êtes encore bien aimable, mon cher confrère, et j’ai à vous remercier de toutes les choses trop belles que vous pensez de L’Assommoir Mais je crains bien que Germinal ne vous fâche, car je n’ai malheureusement pas votre optimisme, je crois que le mal est terrible déjà, que nous en sommes tous plus ou moins coupables, et que la menace d’une catastrophe s’aggravera, à mesure que nous nous aveuglerons davantage Enfin, je vois noir N’oubliez pas que je suis aux dernières années de l’empire, au moment de La Ricamarie [affrontements entre mineurs grévistes et la troupe, en 1869] J’ai passé à côté de votre idylle, de vos gendarmes partageant leur soupe avec les grévistes, pour aller droit au drame fatal de toute guerre civile, aux fusils des soldats qui partent tout seuls contre des foules désarmées »…

Estimation
1 500 € - 2 000 €
Résultat
1 875 €
Frais de vente
0%
Émile ZOLA (1840-1902) LAS, Médan 25 novembre 1884, à un confrère [Henri Fouquier] ; 1 page et demie in-8 Belle lettre écrite le jour même où commence la publication de Germinal dans Gil Blas « Vous êtes encore bien aimable, mon cher confrère, et j’ai à vous remercier de toutes les choses trop belles que vous pensez de L’Assommoir Mais je crains bien que Germinal ne vous fâche, car je n’ai malheureusement pas votre optimisme, je crois que le mal est terrible déjà, que nous en sommes tous plus ou moins coupables, et que la menace d’une catastrophe s’aggravera, à mesure que nous nous aveuglerons davantage Enfin, je vois noir N’oubliez pas que je suis aux dernières années de l’empire, au moment de La Ricamarie [affrontements entre mineurs grévistes et la troupe, en 1869] J’ai passé à côté de votre idylle, de vos gendarmes partageant leur soupe avec les grévistes, pour aller droit au drame fatal de toute guerre civile, aux fusils des soldats qui partent tout seuls contre des foules désarmées »…
Vente mercredi 16 mai 2018・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris