Alfred de VIGNY Poème autographe signe, Fragment de : La maison du Berger Poëme, juin 1845 ; 2 pages in-8
   Strophes 16 à 19 (28 vers) de La Maison du Berger, poème publié dans la Revue des deux mondes le 15 juillet 1844 et recueilli dans Les Destinées (1864) Ces strophes, qui concluent la première partie du poème, développent le thème de la nostalgie du voyage lent, propice à la rêverie, à l’heure de la vitesse
   Ce manuscrit, à l’encre brune, est inscrit au recto de deux feuillets lignés, probablement détachés d’un carnet ou album Il est signé en fin et daté « 1845 juin »
             « Évitons ces chemins – Leur voyage est sans grâces
                Puisqu’il est aussi prompt, sur ses lignes de fer
                Que la flèche lancée à travers les espaces
                Qui va de l’arc au but en faisant siffler l’air […] 
                On n’entendra jamais piaffer sur une route
                Le pied vif du cheval sur les pavés en feu ;
                Adieu, voyages lents, bruits lointains qu’on écoute
                Le rire du passant, les retards de l’essieu,
                Les détours imprévus des pentes variées
                Un ami rencontré, les heures oubliées,
                L’espoir d’arriver tard dans un sauvage lieu
                La distance et le temps sont vaincus La science
                Trace autour de la terre un chemin triste et droit […]
                Jamais la Rêverie amoureuse et paisible
                N’y verra sans horreur son pied blanc attaché »…
Live mercredi 16 mai 2018・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°364

Alfred de VIGNY Poème autographe signe, Fragment de : La maison du Berger Poëme, juin 1845 ; 2 pages in-8 Strophes 16 à 19 (28 vers) de La Maison du Berger, poème publié dans la Revue des deux mondes le 15 juillet 1844 et recueilli dans Les Destinées (1864) Ces strophes, qui concluent la première partie du poème, développent le thème de la nostalgie du voyage lent, propice à la rêverie, à l’heure de la vitesse Ce manuscrit, à l’encre brune, est inscrit au recto de deux feuillets lignés, probablement détachés d’un carnet ou album Il est signé en fin et daté « 1845 juin » « Évitons ces chemins – Leur voyage est sans grâces Puisqu’il est aussi prompt, sur ses lignes de fer Que la flèche lancée à travers les espaces Qui va de l’arc au but en faisant siffler l’air […] On n’entendra jamais piaffer sur une route Le pied vif du cheval sur les pavés en feu ; Adieu, voyages lents, bruits lointains qu’on écoute Le rire du passant, les retards de l’essieu, Les détours imprévus des pentes variées Un ami rencontré, les heures oubliées, L’espoir d’arriver tard dans un sauvage lieu La distance et le temps sont vaincus La science Trace autour de la terre un chemin triste et droit […] Jamais la Rêverie amoureuse et paisible N’y verra sans horreur son pied blanc attaché »…

Estimation
800 € - 1 000 €
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Alfred de VIGNY Poème autographe signe, Fragment de : La maison du Berger Poëme, juin 1845 ; 2 pages in-8 Strophes 16 à 19 (28 vers) de La Maison du Berger, poème publié dans la Revue des deux mondes le 15 juillet 1844 et recueilli dans Les Destinées (1864) Ces strophes, qui concluent la première partie du poème, développent le thème de la nostalgie du voyage lent, propice à la rêverie, à l’heure de la vitesse Ce manuscrit, à l’encre brune, est inscrit au recto de deux feuillets lignés, probablement détachés d’un carnet ou album Il est signé en fin et daté « 1845 juin » « Évitons ces chemins – Leur voyage est sans grâces Puisqu’il est aussi prompt, sur ses lignes de fer Que la flèche lancée à travers les espaces Qui va de l’arc au but en faisant siffler l’air […] On n’entendra jamais piaffer sur une route Le pied vif du cheval sur les pavés en feu ; Adieu, voyages lents, bruits lointains qu’on écoute Le rire du passant, les retards de l’essieu, Les détours imprévus des pentes variées Un ami rencontré, les heures oubliées, L’espoir d’arriver tard dans un sauvage lieu La distance et le temps sont vaincus La science Trace autour de la terre un chemin triste et droit […] Jamais la Rêverie amoureuse et paisible N’y verra sans horreur son pied blanc attaché »…
Vente mercredi 16 mai 2018・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris