Gustave FLAUBERT (1821-1880) LAS, Croisset 13 décembre [1859], à Aglaé Sabatier, « la Présidente » ; 2 pages in-8, sur papier bleu Jolie lettre tendre à la Présidente, lui parlant de sa sœur Adèle-Irma Sabatier, dite « Bébé » ou « Doudou » [maîtresse du peintre Fernand Boissard, dont elle eut une fille, morte en octobre 1859] « Voulez-vous, belle Présidente, faire à Melle Doudou tous mes compliments de condoléance, pour la mort de son pauvre petit enfant, que j’ai apprise avant hier au soir Je ne lui écris pas, pour mille raisons – Mais la meilleure de toutes et que vous vous entendrez à cela, bien mieux que moi, en votre qualité de femme – Dites lui de ces choses qui font pleurer & qui soulagent La voilà revenue telle que devant – Rien ne reste plus de cette liaison que le souvenir Ainsi finissent les choses humaines Quelle triste mascarade que l’existence ! Quant à vous, vous savez les sentiments que je vous porte Le silence et donc plus éloquent que toutes les paroles Lorsque vous n’aurez rien de mieux à faire, écrivez-moi pour me dire si vous vous ennuyez beaucoup & si la portraiture fait son chemin [La Présidente peignait des miniatures] Mille tendresses » Correspondance (Pléiade), t III, p 63
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Gustave FLAUBERT (1821-1880) LAS, Croisset 13 décembre [1859], à Aglaé Sabatier, « la Présidente » ; 2 pages in-8, sur papier bleu
Jolie lettre tendre à la Présidente, lui parlant de sa sœur Adèle-Irma Sabatier, dite « Bébé » ou « Doudou » [maîtresse du peintre Fernand Boissard, dont elle eut une fille, morte en octobre 1859]
« Voulez-vous, belle Présidente, faire à Melle Doudou tous mes compliments de condoléance, pour la mort de son pauvre petit enfant, que j’ai apprise avant hier au soir
Je ne lui écris pas, pour mille raisons – Mais la meilleure de toutes et que vous vous entendrez à cela, bien mieux que moi, en votre qualité de femme – Dites lui de ces choses qui font pleurer & qui soulagent
La voilà revenue telle que devant – Rien ne reste plus de cette liaison que le souvenir Ainsi finissent les choses humaines Quelle triste mascarade que l’existence !
Quant à vous, vous savez les sentiments que je vous porte Le silence et donc plus éloquent que toutes les paroles Lorsque vous n’aurez rien de mieux à faire, écrivez-moi pour me dire si vous vous ennuyez beaucoup & si la portraiture fait son chemin [La Présidente peignait des miniatures]
Mille tendresses »
Correspondance (Pléiade), t III, p 63
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mercredi 16 mai 2018・14:00 (Europe/Paris)
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3, rue Favart
75002 Paris