Pierre-Jean JOUVE (1887-1976). L.A.S., Paris 9 juin 1947, à un ami ; 2 pages et demie petit in-4.
   Lettre mélancolique écrite à son retour d’Angleterre. La lettre de son ami l’a aidé « à surmonter les déconvenues de ce voyage […] culturel [qui] fut dans l’ensemble marqué par la faute de nos organisations qui n’avaient à peu près rien fait. Le pire était pour moi de ressentir quelque humiliation en face des Anglais. […] Je veux espérer en effet – comme votre diligente amitié m’y engage – dépasser le sentiment sombre qu’elle trahit ; sans aucun doute je dois y parvenir. […] Les difficultés que j’ai toujours eues avec la vie sont accrues démesurément par tant de malheurs et d’énigmes ; sans doute mon travail est-il la seule aire où je puisse me délivrer, et j’ose l’espérer, délivrer aussi les autres ». Il espère lui envoyer bientôt Hymne, « qui sera mon nouvel acte poétique, et sur quoi je fonde évidemment une assez grande espérance : car je suis à l’âge où il n’est plus permis de fléchir une seconde. Et vers l’automne, vous aurez le premier livre de la réédition de mes romans »…
Live jeudi 7 décembre 2017・14:15 (Europe/Paris)
Lot n°169

Pierre-Jean JOUVE (1887-1976). L.A.S., Paris 9 juin 1947, à un ami ; 2 pages et demie petit in-4. Lettre mélancolique écrite à son retour d’Angleterre. La lettre de son ami l’a aidé « à surmonter les déconvenues de ce voyage […] culturel [qui] fut dans l’ensemble marqué par la faute de nos organisations qui n’avaient à peu près rien fait. Le pire était pour moi de ressentir quelque humiliation en face des Anglais. […] Je veux espérer en effet – comme votre diligente amitié m’y engage – dépasser le sentiment sombre qu’elle trahit ; sans aucun doute je dois y parvenir. […] Les difficultés que j’ai toujours eues avec la vie sont accrues démesurément par tant de malheurs et d’énigmes ; sans doute mon travail est-il la seule aire où je puisse me délivrer, et j’ose l’espérer, délivrer aussi les autres ». Il espère lui envoyer bientôt Hymne, « qui sera mon nouvel acte poétique, et sur quoi je fonde évidemment une assez grande espérance : car je suis à l’âge où il n’est plus permis de fléchir une seconde. Et vers l’automne, vous aurez le premier livre de la réédition de mes romans »…

Estimation
200 € - 250 €
Résultat
275 €
Frais de vente
25%
Pierre-Jean JOUVE (1887-1976). L.A.S., Paris 9 juin 1947, à un ami ; 2 pages et demie petit in-4. Lettre mélancolique écrite à son retour d’Angleterre. La lettre de son ami l’a aidé « à surmonter les déconvenues de ce voyage […] culturel [qui] fut dans l’ensemble marqué par la faute de nos organisations qui n’avaient à peu près rien fait. Le pire était pour moi de ressentir quelque humiliation en face des Anglais. […] Je veux espérer en effet – comme votre diligente amitié m’y engage – dépasser le sentiment sombre qu’elle trahit ; sans aucun doute je dois y parvenir. […] Les difficultés que j’ai toujours eues avec la vie sont accrues démesurément par tant de malheurs et d’énigmes ; sans doute mon travail est-il la seule aire où je puisse me délivrer, et j’ose l’espérer, délivrer aussi les autres ». Il espère lui envoyer bientôt Hymne, « qui sera mon nouvel acte poétique, et sur quoi je fonde évidemment une assez grande espérance : car je suis à l’âge où il n’est plus permis de fléchir une seconde. Et vers l’automne, vous aurez le premier livre de la réédition de mes romans »…
Vente jeudi 7 décembre 2017・14:15 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris