Edmond de GONCOURT (1822-1896). L.A.S., Château de Jeand’heurs (Meuse) 16 août 1882, au peintre Giuseppe De Nittis ; 2 pages et demie in-8 à adresse gravée, enveloppe.
   Jolie lettre, fort spirituelle : « au fond la lettre, c’est un messager si maladroit, si grossier de ce qui se passe d’amical et de délicatement aimant au fond de nous à l’égard des autres que ça me dégoute. Le moyen d’exprimer, s’il vous plait, ces riens charmants quand on se les dit, et qui deviennent idiots quand on les écrit. Pour les gens comme nous, il faudrait inventer dans des prix accessibles un petit téléphone dans le tube duquel on se dirait une ou deux bêtises tendres tous les jours, des choses gentiment gazouillées et qui n’ont pas la rigidité de l’écriture ». Il décrit avec amusement les curieux personnages qui habitent avec lui le château. Il en devient « mélancolieux, il me semble que je n’ai plus de génie du tout, mais du tout, et que même mon métier ne m’intéresse plus, et ça me parait pas drôle de vivre dans ces conditions et de passer à l’état d’un simple vieux monsieur »...
Live jeudi 7 décembre 2017・14:15 (Europe/Paris)
Lot n°131

Edmond de GONCOURT (1822-1896). L.A.S., Château de Jeand’heurs (Meuse) 16 août 1882, au peintre Giuseppe De Nittis ; 2 pages et demie in-8 à adresse gravée, enveloppe. Jolie lettre, fort spirituelle : « au fond la lettre, c’est un messager si maladroit, si grossier de ce qui se passe d’amical et de délicatement aimant au fond de nous à l’égard des autres que ça me dégoute. Le moyen d’exprimer, s’il vous plait, ces riens charmants quand on se les dit, et qui deviennent idiots quand on les écrit. Pour les gens comme nous, il faudrait inventer dans des prix accessibles un petit téléphone dans le tube duquel on se dirait une ou deux bêtises tendres tous les jours, des choses gentiment gazouillées et qui n’ont pas la rigidité de l’écriture ». Il décrit avec amusement les curieux personnages qui habitent avec lui le château. Il en devient « mélancolieux, il me semble que je n’ai plus de génie du tout, mais du tout, et que même mon métier ne m’intéresse plus, et ça me parait pas drôle de vivre dans ces conditions et de passer à l’état d’un simple vieux monsieur »...

Estimation
400 € - 500 €
Résultat
625 €
Frais de vente
25%
Edmond de GONCOURT (1822-1896). L.A.S., Château de Jeand’heurs (Meuse) 16 août 1882, au peintre Giuseppe De Nittis ; 2 pages et demie in-8 à adresse gravée, enveloppe. Jolie lettre, fort spirituelle : « au fond la lettre, c’est un messager si maladroit, si grossier de ce qui se passe d’amical et de délicatement aimant au fond de nous à l’égard des autres que ça me dégoute. Le moyen d’exprimer, s’il vous plait, ces riens charmants quand on se les dit, et qui deviennent idiots quand on les écrit. Pour les gens comme nous, il faudrait inventer dans des prix accessibles un petit téléphone dans le tube duquel on se dirait une ou deux bêtises tendres tous les jours, des choses gentiment gazouillées et qui n’ont pas la rigidité de l’écriture ». Il décrit avec amusement les curieux personnages qui habitent avec lui le château. Il en devient « mélancolieux, il me semble que je n’ai plus de génie du tout, mais du tout, et que même mon métier ne m’intéresse plus, et ça me parait pas drôle de vivre dans ces conditions et de passer à l’état d’un simple vieux monsieur »...
Vente jeudi 7 décembre 2017・14:15 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris