Carlo SFORZA (1872-1952) diplomate et homme politique italien. 8 L.A.S., avec 4 pièces jointes, Bruxelles et La Baule mars-octobre 1939, à Marcel Ray ; 23 pages in-4 ou in-8, une enveloppe.
   Intéressante correspondance de l’ancien ambassadeur antifasciste, à l’approche et au début de la guerre. [Adversaire résolu du régime fasciste dans son pays, Sforza vivait en exil depuis 1927.] Il y est question de Hitler, de Mussolini et « du Karageorgevic » [prince Paul de Yougoslavie, le régent], ainsi que de nombreuses autres personnalités politiques : Marcel Déat, Yvon Delbos, Pierre Laval, Neville Chamberlain, Stanley Baldwin, Robert Cecil, Herbert Hoover, etc. 1er mai, après le discours [de Hitler, 28 avril, au Reichstag] : « Je suis peut-être pessimiste : mais il me semble de voir par-ci par-là, dissimulés, pas mal de microbes munichois. Croyez-moi : un des signes les plus graves de défaitisme français est constitué par l’envie renaissante de voir des divergences entre les deux dictateurs »… S’il y a guerre, Sforza devra quitter la Belgique pour un endroit plus sûr… 8 mai. Il se demande si « la folle situation actuelle ne va pas devenir une habitude », ni les peuples, ni les dictateurs, ni les démocraties n’ayant intérêt à brusquer les événements. Ses revenus diminuent : « le régime fasciste est bien plus satanique (et jésuitique) que le hitlérien : en Allemagne on m’aurait tout confisqué ; en Italie c’est plus sadique : on me détruit des terres magnifiques sous prétexte de bonifica et on rend absolument impossible toute sortie, même indirecte, de capitaux pour moi »… Etc.
Live vendredi 8 décembre 2017・14:15 (Europe/Paris)
Lot n°630

Carlo SFORZA (1872-1952) diplomate et homme politique italien. 8 L.A.S., avec 4 pièces jointes, Bruxelles et La Baule mars-octobre 1939, à Marcel Ray ; 23 pages in-4 ou in-8, une enveloppe. Intéressante correspondance de l’ancien ambassadeur antifasciste, à l’approche et au début de la guerre. [Adversaire résolu du régime fasciste dans son pays, Sforza vivait en exil depuis 1927.] Il y est question de Hitler, de Mussolini et « du Karageorgevic » [prince Paul de Yougoslavie, le régent], ainsi que de nombreuses autres personnalités politiques : Marcel Déat, Yvon Delbos, Pierre Laval, Neville Chamberlain, Stanley Baldwin, Robert Cecil, Herbert Hoover, etc. 1er mai, après le discours [de Hitler, 28 avril, au Reichstag] : « Je suis peut-être pessimiste : mais il me semble de voir par-ci par-là, dissimulés, pas mal de microbes munichois. Croyez-moi : un des signes les plus graves de défaitisme français est constitué par l’envie renaissante de voir des divergences entre les deux dictateurs »… S’il y a guerre, Sforza devra quitter la Belgique pour un endroit plus sûr… 8 mai. Il se demande si « la folle situation actuelle ne va pas devenir une habitude », ni les peuples, ni les dictateurs, ni les démocraties n’ayant intérêt à brusquer les événements. Ses revenus diminuent : « le régime fasciste est bien plus satanique (et jésuitique) que le hitlérien : en Allemagne on m’aurait tout confisqué ; en Italie c’est plus sadique : on me détruit des terres magnifiques sous prétexte de bonifica et on rend absolument impossible toute sortie, même indirecte, de capitaux pour moi »… Etc.

Estimation
150 € - 200 €
Résultat
150 €
Frais de vente
25%
Carlo SFORZA (1872-1952) diplomate et homme politique italien. 8 L.A.S., avec 4 pièces jointes, Bruxelles et La Baule mars-octobre 1939, à Marcel Ray ; 23 pages in-4 ou in-8, une enveloppe. Intéressante correspondance de l’ancien ambassadeur antifasciste, à l’approche et au début de la guerre. [Adversaire résolu du régime fasciste dans son pays, Sforza vivait en exil depuis 1927.] Il y est question de Hitler, de Mussolini et « du Karageorgevic » [prince Paul de Yougoslavie, le régent], ainsi que de nombreuses autres personnalités politiques : Marcel Déat, Yvon Delbos, Pierre Laval, Neville Chamberlain, Stanley Baldwin, Robert Cecil, Herbert Hoover, etc. 1er mai, après le discours [de Hitler, 28 avril, au Reichstag] : « Je suis peut-être pessimiste : mais il me semble de voir par-ci par-là, dissimulés, pas mal de microbes munichois. Croyez-moi : un des signes les plus graves de défaitisme français est constitué par l’envie renaissante de voir des divergences entre les deux dictateurs »… S’il y a guerre, Sforza devra quitter la Belgique pour un endroit plus sûr… 8 mai. Il se demande si « la folle situation actuelle ne va pas devenir une habitude », ni les peuples, ni les dictateurs, ni les démocraties n’ayant intérêt à brusquer les événements. Ses revenus diminuent : « le régime fasciste est bien plus satanique (et jésuitique) que le hitlérien : en Allemagne on m’aurait tout confisqué ; en Italie c’est plus sadique : on me détruit des terres magnifiques sous prétexte de bonifica et on rend absolument impossible toute sortie, même indirecte, de capitaux pour moi »… Etc.
Vente vendredi 8 décembre 2017・14:15 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris