Aline MÉNARD-DORIAN (1870-1941). 12 L.A.S., 1871-1874, [à Juliette Adam] ; 37 pages in-8 ou in-12 (sous chemise annotée par Juliette Adam). Belle correspondance politique. [Aline Dorian, épouse du député radical Paul Ménard, fut une des égéries de la gauche, et son salon passait pour être la forteresse du dreyfusisme ; elle a inspiré à Proust le personnage de Mme Verdurin. Juliette Adam a utilisé ces lettres (dont elle cite des extraits) pour ses mémoires.] Les lettres de 1871 en particulier reflètent la passion politique de cette femme, et son abattement devant la défaite : « C’est fini ! je viens d’entendre le dernier soupir de ma France ! Je suis brisée, anéantie, folle de désespoir ! » (1er mars)... « cette Assemblée est ignoble ! mais l’insurrection n’est pas belle non plus ! je perds la tête » (24 mars)... Elle est révoltée par « cet affreux petit Thiers [...] ils nous perdent ! ils perdent notre République, notre bien aimée République ! et avec elle, la France ! » (12 avril)... « Versailles est aussi odieux que Paris, que le gouvernement de Paris, car nous savons ce que vaut la population [...] il est impossible d’établir une entente même passagère entre ces deux parties de la France » (26 avril)... On joint à cette belle correspondance une lettre de Paul Ménard-Dorian (1er nov. 1874), deux lettres de Caroline Dorian, deux lettres de Francis Laur, et trois lettres de Juliette Adam. Ancienne collection Jean Ellenstein (29-30 mai 1980, n° 777).
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Aline MÉNARD-DORIAN (1870-1941). 12 L.A.S., 1871-1874, [à Juliette Adam] ; 37 pages in-8 ou in-12 (sous chemise annotée par Juliette Adam).
Belle correspondance politique. [Aline Dorian, épouse du député radical Paul Ménard, fut une des égéries de la gauche, et son salon passait pour être la forteresse du dreyfusisme ; elle a inspiré à Proust le personnage de Mme Verdurin. Juliette Adam a utilisé ces lettres (dont elle cite des extraits) pour ses mémoires.]
Les lettres de 1871 en particulier reflètent la passion politique de cette femme, et son abattement devant la défaite : « C’est fini ! je viens d’entendre le dernier soupir de ma France ! Je suis brisée, anéantie, folle de désespoir ! » (1er mars)... « cette Assemblée est ignoble ! mais l’insurrection n’est pas belle non plus ! je perds la tête » (24 mars)... Elle est révoltée par « cet affreux petit Thiers [...] ils nous perdent ! ils perdent notre République, notre bien aimée République ! et avec elle, la France ! » (12 avril)... « Versailles est aussi odieux que Paris, que le gouvernement de Paris, car nous savons ce que vaut la population [...] il est impossible d’établir une entente même passagère entre ces deux parties de la France » (26 avril)...
On joint à cette belle correspondance une lettre de Paul Ménard-Dorian (1er nov. 1874), deux lettres de Caroline Dorian, deux lettres de Francis Laur, et trois lettres de Juliette Adam.
Ancienne collection Jean Ellenstein (29-30 mai 1980, n° 777).
Vente
vendredi 8 décembre 2017・14:15 (Europe/Paris)
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3, rue Favart
75002 Paris