Paul Barras. L.A.S., Aix 2 nivose XIII (23 décembre 1804), à son ami et agent d’affaires Victor Grand, à Paris ; 2 pages in-4, adresse.
Il lui a envoyé par la diligence « un panier de truffes que vous mangerés avec vos amis en buvant à ma santé. […] J’ai quitté la campagne, je partirai d’Aix le 4 pour Avignon et de là j’irai à Genève ou à Monpellier […] J’écris au président qui me dit avoir obtenu une belle mission. Je lui mande que Mr Guigard est resté à Barjols trois mois pendant que j’etais a Fos [Fox-Amphoux] sans venir m’y voir et tenant des mauvais propos. Ici à Aix, il est venu la nuit chez moi. Entré dans mon salon où il y avoit du monde je lui ai dit qu’il se compromettoit à me visiter comme il l’avoit dit à Barjols, qu’on ne devoit pas voir un homme décrié (?), qu’il auroit dû cependant se ressouvenir que je l’avois tiré de l’obscurité, qu’il n’avoit qu’à sortir à l’instant de chez moi, que je n’y souffrois ni ypocrites, ni les polissons de son espece, que je l’invitois cependant d’être plus équitable dans ses jugemens que dans ses relations sociales. Il fut ainsi mis à la porte. On rit de cette aventure »…
Live mardi 20 juin 2017・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°333

Paul Barras. L.A.S., Aix 2 nivose XIII (23 décembre 1804), à son ami et agent d’affaires Victor Grand, à Paris ; 2 pages in-4, adresse. Il lui a envoyé par la diligence « un panier de truffes que vous mangerés avec vos amis en buvant à ma santé. […] J’ai quitté la campagne, je partirai d’Aix le 4 pour Avignon et de là j’irai à Genève ou à Monpellier […] J’écris au président qui me dit avoir obtenu une belle mission. Je lui mande que Mr Guigard est resté à Barjols trois mois pendant que j’etais a Fos [Fox-Amphoux] sans venir m’y voir et tenant des mauvais propos. Ici à Aix, il est venu la nuit chez moi. Entré dans mon salon où il y avoit du monde je lui ai dit qu’il se compromettoit à me visiter comme il l’avoit dit à Barjols, qu’on ne devoit pas voir un homme décrié (?), qu’il auroit dû cependant se ressouvenir que je l’avois tiré de l’obscurité, qu’il n’avoit qu’à sortir à l’instant de chez moi, que je n’y souffrois ni ypocrites, ni les polissons de son espece, que je l’invitois cependant d’être plus équitable dans ses jugemens que dans ses relations sociales. Il fut ainsi mis à la porte. On rit de cette aventure »…

Estimation
400 € - 500 €
Résultat
475 €
Frais de vente
25%
Paul Barras. L.A.S., Aix 2 nivose XIII (23 décembre 1804), à son ami et agent d’affaires Victor Grand, à Paris ; 2 pages in-4, adresse. Il lui a envoyé par la diligence « un panier de truffes que vous mangerés avec vos amis en buvant à ma santé. […] J’ai quitté la campagne, je partirai d’Aix le 4 pour Avignon et de là j’irai à Genève ou à Monpellier […] J’écris au président qui me dit avoir obtenu une belle mission. Je lui mande que Mr Guigard est resté à Barjols trois mois pendant que j’etais a Fos [Fox-Amphoux] sans venir m’y voir et tenant des mauvais propos. Ici à Aix, il est venu la nuit chez moi. Entré dans mon salon où il y avoit du monde je lui ai dit qu’il se compromettoit à me visiter comme il l’avoit dit à Barjols, qu’on ne devoit pas voir un homme décrié (?), qu’il auroit dû cependant se ressouvenir que je l’avois tiré de l’obscurité, qu’il n’avoit qu’à sortir à l’instant de chez moi, que je n’y souffrois ni ypocrites, ni les polissons de son espece, que je l’invitois cependant d’être plus équitable dans ses jugemens que dans ses relations sociales. Il fut ainsi mis à la porte. On rit de cette aventure »…
Vente mardi 20 juin 2017・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris