Pierre DRIEU LA ROCHELLE. L.A.S., 13 mai 1929, à Jacques Chardonne ; 1 page et demie oblong in-4.
Belle lettre sur l’œuvre de Chardonne. Il le remercie pour l’envoi de son roman Les Varais, et de sa lettre qui lui avait fait un grand plaisir parce qu’il avait déjà beaucoup admiré son Chant du Bienheureux : « Il y avait là une expérience pénétrante dont l’art n’émoussait pas la pointe, mais l’avivait au contraire. Enfin, je crois dans votre sincérité : vous avez quelque chose à dire. J’aime moins les Varais : je sens ce lien moins proche de votre source, de votre fontaine amère qui jaillit si directement. […] Enfin ici l’art, dont vous avez eu trop besoin, ne s’efface pas aussi sobrement devant la vie. On ne sera jamais trop sévère pour l’auteur de L’Épithalame ; on a le droit d’exiger de lui qu’il n’écrive que dans l’extrême passion. Je suis content d’avoir votre sympathie, vous avez la mienne »… Il ajoute qu’il aimerait lui parler longuement de son goût pour ses deux premiers romans ; « Inutile de vous assurer que je mets malgré tout Les Varais au-dessus de la plupart des romans contemporains »…
Live mardi 20 juin 2017・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°272

Pierre DRIEU LA ROCHELLE. L.A.S., 13 mai 1929, à Jacques Chardonne ; 1 page et demie oblong in-4. Belle lettre sur l’œuvre de Chardonne. Il le remercie pour l’envoi de son roman Les Varais, et de sa lettre qui lui avait fait un grand plaisir parce qu’il avait déjà beaucoup admiré son Chant du Bienheureux : « Il y avait là une expérience pénétrante dont l’art n’émoussait pas la pointe, mais l’avivait au contraire. Enfin, je crois dans votre sincérité : vous avez quelque chose à dire. J’aime moins les Varais : je sens ce lien moins proche de votre source, de votre fontaine amère qui jaillit si directement. […] Enfin ici l’art, dont vous avez eu trop besoin, ne s’efface pas aussi sobrement devant la vie. On ne sera jamais trop sévère pour l’auteur de L’Épithalame ; on a le droit d’exiger de lui qu’il n’écrive que dans l’extrême passion. Je suis content d’avoir votre sympathie, vous avez la mienne »… Il ajoute qu’il aimerait lui parler longuement de son goût pour ses deux premiers romans ; « Inutile de vous assurer que je mets malgré tout Les Varais au-dessus de la plupart des romans contemporains »…

Résultat
Non vendu
Frais de vente
25%
Pierre DRIEU LA ROCHELLE. L.A.S., 13 mai 1929, à Jacques Chardonne ; 1 page et demie oblong in-4. Belle lettre sur l’œuvre de Chardonne. Il le remercie pour l’envoi de son roman Les Varais, et de sa lettre qui lui avait fait un grand plaisir parce qu’il avait déjà beaucoup admiré son Chant du Bienheureux : « Il y avait là une expérience pénétrante dont l’art n’émoussait pas la pointe, mais l’avivait au contraire. Enfin, je crois dans votre sincérité : vous avez quelque chose à dire. J’aime moins les Varais : je sens ce lien moins proche de votre source, de votre fontaine amère qui jaillit si directement. […] Enfin ici l’art, dont vous avez eu trop besoin, ne s’efface pas aussi sobrement devant la vie. On ne sera jamais trop sévère pour l’auteur de L’Épithalame ; on a le droit d’exiger de lui qu’il n’écrive que dans l’extrême passion. Je suis content d’avoir votre sympathie, vous avez la mienne »… Il ajoute qu’il aimerait lui parler longuement de son goût pour ses deux premiers romans ; « Inutile de vous assurer que je mets malgré tout Les Varais au-dessus de la plupart des romans contemporains »…
Vente mardi 20 juin 2017・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris