Louis-Ferdinand CÉLINE (1894-1961). L.A.S., 1er mars [1948], à son avocat Albert Naud ; 3 pages in-fol. (légers défauts sur les bords). Violente lettre contre l’éditeur Denoël et sur l’épuration. Il prévient son avocat que « la maison Denoël-Voiliers doit passer au Tribunal d’Épuration », et suggère d’envoyer un secrétaire assister à cette séance : …« Il s’y prononcera certainement à mon égard des paroles qui ne seront pas à piquer des vers… Et qui seraient bonnes à retenir pour l’ultérieur usage (en droit) peut-être… Mon vœu serait que l’Épuration me serve enfin à qqchose c’est-à-dire à crever la maudite turne Denoël ! Il est sorti du cercueil de ce malheureux tout espèce de vermines et de funambules et qui s’arrogent des droits extravagants sur mes ouvrages… D’où me tombent, d’où jaillissent tous ces grotesques ? Brandissant les contrats du mort ! Pillards notariés ! Je voudrais que mon caractère ignoble ma puanteur trahisonne ma félonie vérolière fassent rugir le tribunal, qu’il en foudroye la Voiliers et son maudit bazar ! J’ai de la rescousse en Rebatet ! J’espère qu’à nous deux, nos crimes nos choléras c’est bien le diable si ce foutu boxon réchappe ! Mais précisément le Diable est du coup ! Et il se méfiera du piège que je lui tends »… Lettres (Pléiade), p. 1018.
Estimation
800 € - 1 000 €
Résultat
1 125 €
Frais de vente
25%
Louis-Ferdinand CÉLINE (1894-1961). L.A.S., 1er mars [1948], à son avocat Albert Naud ; 3 pages in-fol. (légers défauts sur les bords).
Violente lettre contre l’éditeur Denoël et sur l’épuration.
Il prévient son avocat que « la maison Denoël-Voiliers doit passer au Tribunal d’Épuration », et suggère d’envoyer un secrétaire assister à cette séance : …« Il s’y prononcera certainement à mon égard des paroles qui ne seront pas à piquer des vers… Et qui seraient bonnes à retenir pour l’ultérieur usage (en droit) peut-être… Mon vœu serait que l’Épuration me serve enfin à qqchose c’est-à-dire à crever la maudite turne Denoël ! Il est sorti du cercueil de ce malheureux tout espèce de vermines et de funambules et qui s’arrogent des droits extravagants sur mes ouvrages… D’où me tombent, d’où jaillissent tous ces grotesques ? Brandissant les contrats du mort ! Pillards notariés ! Je voudrais que mon caractère ignoble ma puanteur trahisonne ma félonie vérolière fassent rugir le tribunal, qu’il en foudroye la Voiliers et son maudit bazar ! J’ai de la rescousse en Rebatet ! J’espère qu’à nous deux, nos crimes nos choléras c’est bien le diable si ce foutu boxon réchappe ! Mais précisément le Diable est du coup ! Et il se méfiera du piège que je lui tends »…
Lettres (Pléiade), p. 1018.
Vente
mercredi 26 avril 2017・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris