Charlotte, princesse de ROHAN (1767-1841) fille du prince de Rohan-Rochefort, compagne du duc d’Enghien auprès de qui il vivait à Ettenheim (Bade) lors de son enlèvement. 4 L.A. et 1 L.A.S., [1804-1814], au chevalier Jacques ; 17 pages in-4, une adresse.
  Belle correspondance à l’ancien secrétaire du duc d’Enghien, pleine d’allusions au prince assassiné.
  20 novembre [1804]. « Il n’est surement pas de dangers que je ne brave avec plaisir si je pouvais ou vous être utile, ou soulager votre cruelle position par l’expression du plus tendre intéret »… Elle encourage le prisonnier à lui écrire, ou à confier au bon Roes…, tout ce qui le touche personnellement, et « tout ce que vous avez pu recueillir de cet objet si cher [le duc d’Enghien] si profondément regretté – si il a désiré quelque chose de moi, si il a pu former un vœu que je puisse remplir ne me laissez rien ignorer »… Elle le rassure : « On vous rend toute la justice que vous méritez et l’on est bien sensiblement occupés de vous, et de tous vos camarades d’infortune »… Il doit lui communiquer les noms sous lesquels elle peut faire passer des fonds pour lui et Schmidt (lieutenant à l’armée de Condé, arrêté en même temps que le prince) ; elle le prie de transmettre ses sentiments à M. de Verte pierre (le colonel baron de Grunstein)… 30 avril 1805. Très embarrassée d’offrir si peu à celui qui mérite tant, elle sait qu’il la plaindra de ne pouvoir faire plus. « J’exige d’ailleurs que ce ne soit qu’un pis aller, et qu’il n’en soit question entre nous que lorsque vous aurez reçu les propositions de Mr le duc de Bourbon »… Cependant elle précise les siennes, avec un traitement qui serait doublé à l’époque du décès de son père, ou plus tôt si ses revenus le permettent. « Vous voudriez bien vous occupez de mes petites affaires veiller à mes intérets, et m’accompagner partoutt où les circonstances me forcerait à aller. – Vous me connaissez assez pour juger si mon caractère, si mon genre de vie peuvent vous conveni
Live jeudi 27 avril 2017・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°587

Charlotte, princesse de ROHAN (1767-1841) fille du prince de Rohan-Rochefort, compagne du duc d’Enghien auprès de qui il vivait à Ettenheim (Bade) lors de son enlèvement. 4 L.A. et 1 L.A.S., [1804-1814], au chevalier Jacques ; 17 pages in-4, une adresse. Belle correspondance à l’ancien secrétaire du duc d’Enghien, pleine d’allusions au prince assassiné. 20 novembre [1804]. « Il n’est surement pas de dangers que je ne brave avec plaisir si je pouvais ou vous être utile, ou soulager votre cruelle position par l’expression du plus tendre intéret »… Elle encourage le prisonnier à lui écrire, ou à confier au bon Roes…, tout ce qui le touche personnellement, et « tout ce que vous avez pu recueillir de cet objet si cher [le duc d’Enghien] si profondément regretté – si il a désiré quelque chose de moi, si il a pu former un vœu que je puisse remplir ne me laissez rien ignorer »… Elle le rassure : « On vous rend toute la justice que vous méritez et l’on est bien sensiblement occupés de vous, et de tous vos camarades d’infortune »… Il doit lui communiquer les noms sous lesquels elle peut faire passer des fonds pour lui et Schmidt (lieutenant à l’armée de Condé, arrêté en même temps que le prince) ; elle le prie de transmettre ses sentiments à M. de Verte pierre (le colonel baron de Grunstein)… 30 avril 1805. Très embarrassée d’offrir si peu à celui qui mérite tant, elle sait qu’il la plaindra de ne pouvoir faire plus. « J’exige d’ailleurs que ce ne soit qu’un pis aller, et qu’il n’en soit question entre nous que lorsque vous aurez reçu les propositions de Mr le duc de Bourbon »… Cependant elle précise les siennes, avec un traitement qui serait doublé à l’époque du décès de son père, ou plus tôt si ses revenus le permettent. « Vous voudriez bien vous occupez de mes petites affaires veiller à mes intérets, et m’accompagner partoutt où les circonstances me forcerait à aller. – Vous me connaissez assez pour juger si mon caractère, si mon genre de vie peuvent vous conveni

Estimation
600 € - 800 €
Résultat
625 €
Frais de vente
25%
Charlotte, princesse de ROHAN (1767-1841) fille du prince de Rohan-Rochefort, compagne du duc d’Enghien auprès de qui il vivait à Ettenheim (Bade) lors de son enlèvement. 4 L.A. et 1 L.A.S., [1804-1814], au chevalier Jacques ; 17 pages in-4, une adresse. Belle correspondance à l’ancien secrétaire du duc d’Enghien, pleine d’allusions au prince assassiné. 20 novembre [1804]. « Il n’est surement pas de dangers que je ne brave avec plaisir si je pouvais ou vous être utile, ou soulager votre cruelle position par l’expression du plus tendre intéret »… Elle encourage le prisonnier à lui écrire, ou à confier au bon Roes…, tout ce qui le touche personnellement, et « tout ce que vous avez pu recueillir de cet objet si cher [le duc d’Enghien] si profondément regretté – si il a désiré quelque chose de moi, si il a pu former un vœu que je puisse remplir ne me laissez rien ignorer »… Elle le rassure : « On vous rend toute la justice que vous méritez et l’on est bien sensiblement occupés de vous, et de tous vos camarades d’infortune »… Il doit lui communiquer les noms sous lesquels elle peut faire passer des fonds pour lui et Schmidt (lieutenant à l’armée de Condé, arrêté en même temps que le prince) ; elle le prie de transmettre ses sentiments à M. de Verte pierre (le colonel baron de Grunstein)… 30 avril 1805. Très embarrassée d’offrir si peu à celui qui mérite tant, elle sait qu’il la plaindra de ne pouvoir faire plus. « J’exige d’ailleurs que ce ne soit qu’un pis aller, et qu’il n’en soit question entre nous que lorsque vous aurez reçu les propositions de Mr le duc de Bourbon »… Cependant elle précise les siennes, avec un traitement qui serait doublé à l’époque du décès de son père, ou plus tôt si ses revenus le permettent. « Vous voudriez bien vous occupez de mes petites affaires veiller à mes intérets, et m’accompagner partoutt où les circonstances me forcerait à aller. – Vous me connaissez assez pour juger si mon caractère, si mon genre de vie peuvent vous conveni
Vente jeudi 27 avril 2017・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris