attribué à Louise-Adéone DROLLING (Paris 1797-1834)
La jeune dessinatrice
Toile
67 x 56 cm

Louise Adéone reprend ici une composition de son père Martin Drölling (Moscou, musée Pouchkine) qui décrit une jeune dessinatrice à contre-jour, décalquant à la lumière d’une croisée sur une feuille de papier huilé, dans un intérieur bourgeois au mobilier Louis XVI. Il est possible que Martin ait représenté sa fille, et que celle-ci ait voulu répliquer le tableau avant qu’il ne parte pour la Russie. Tandis que le premier utilise une facture lisse et porcelainée, une palette chaude, la seconde montre ici un coloris acide et une touche plus large. On admirera les subtils jeux de lumière qui permettent de rendre la transparence du ciel clair à travers la vitre, le velours du siège, l’étoffe des rideaux, les motifs du tapis, la moire de la robe et la cage à oiseaux, dans un esprit proche de la peinture nordique.
Quelques années plus tard, au Salon de 1821, Louis Adéone Drölling exposa Jeune fille calquant à la croisée (Saint Louis Art Museum) de composition différente, remise au goût du jour, passant de la mode de l’Empire au style de la Restauration.
Live vendredi 16 décembre 2016・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°71

attribué à Louise-Adéone DROLLING (Paris 1797-1834) La jeune dessinatrice Toile 67 x 56 cm Louise Adéone reprend ici une composition de son père Martin Drölling (Moscou, musée Pouchkine) qui décrit une jeune dessinatrice à contre-jour, décalquant à la lumière d’une croisée sur une feuille de papier huilé, dans un intérieur bourgeois au mobilier Louis XVI. Il est possible que Martin ait représenté sa fille, et que celle-ci ait voulu répliquer le tableau avant qu’il ne parte pour la Russie. Tandis que le premier utilise une facture lisse et porcelainée, une palette chaude, la seconde montre ici un coloris acide et une touche plus large. On admirera les subtils jeux de lumière qui permettent de rendre la transparence du ciel clair à travers la vitre, le velours du siège, l’étoffe des rideaux, les motifs du tapis, la moire de la robe et la cage à oiseaux, dans un esprit proche de la peinture nordique. Quelques années plus tard, au Salon de 1821, Louis Adéone Drölling exposa Jeune fille calquant à la croisée (Saint Louis Art Museum) de composition différente, remise au goût du jour, passant de la mode de l’Empire au style de la Restauration.

Estimation
3 000 € - 4 000 €
Résultat
5 625 €
Frais de vente
0%
attribué à Louise-Adéone DROLLING (Paris 1797-1834) La jeune dessinatrice Toile 67 x 56 cm Louise Adéone reprend ici une composition de son père Martin Drölling (Moscou, musée Pouchkine) qui décrit une jeune dessinatrice à contre-jour, décalquant à la lumière d’une croisée sur une feuille de papier huilé, dans un intérieur bourgeois au mobilier Louis XVI. Il est possible que Martin ait représenté sa fille, et que celle-ci ait voulu répliquer le tableau avant qu’il ne parte pour la Russie. Tandis que le premier utilise une facture lisse et porcelainée, une palette chaude, la seconde montre ici un coloris acide et une touche plus large. On admirera les subtils jeux de lumière qui permettent de rendre la transparence du ciel clair à travers la vitre, le velours du siège, l’étoffe des rideaux, les motifs du tapis, la moire de la robe et la cage à oiseaux, dans un esprit proche de la peinture nordique. Quelques années plus tard, au Salon de 1821, Louis Adéone Drölling exposa Jeune fille calquant à la croisée (Saint Louis Art Museum) de composition différente, remise au goût du jour, passant de la mode de l’Empire au style de la Restauration.
Vente vendredi 16 décembre 2016・14:00 (Europe/Paris)
Salle 1 - Hôtel Drouot 9, rue Drouot 75009 Paris