Armand d’Allonville (1809-1867) général et sénateur. L.A.S., Blida 10 avril 1846, au baron Charles Darricau, à Bordeaux ; 2 pages et demie in-4, adresse (petit trou par bris de cachet). Sur Bugeaud et la conquête d’Algérie. Il déplore l’acharnement de la presse contre « la seule gloire de notre époque [...] et Dieu sait si nous trouverons toujours un Bonaparte pour nous dédommager. Le Mal a ses défauts et ses qualités, mais on ne peut nier que lui absent une grave insurrection s’est élevée [...] Abdel Kader nous a tâté sur cent points de la droite à la gauche, il a trouvé partout chez Lesieur la résignation et le dévouement du martyre, rarement l’énergie et le fanatisme du guerrier. Nous avons à force de marcher et il faut le dire aussi grâce à des renforts énormes arrêté son action partout, saigné à blanc sa vieille garde et mis à l’abri de ses atteintes la Mitidjr et toute la vallée du Chélif de Boghar à Mostaganem » ; mais cette guerre ressemble à celles de la Vendée en 1793, et de l’Espagne en 1811... Il constate que « l’anarchie règne un peu dans l’armée », et « plus je vieillis en Afrique moins je trouve que cette conquête vaille la force qu’elle nous fait perdre en Europe »...
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Armand d’Allonville (1809-1867) général et sénateur. L.A.S., Blida 10 avril 1846, au baron Charles Darricau, à Bordeaux ; 2 pages et demie in-4, adresse (petit trou par bris de cachet).
Sur Bugeaud et la conquête d’Algérie. Il déplore l’acharnement de la presse contre « la seule gloire de notre époque [...] et Dieu sait si nous trouverons toujours un Bonaparte pour nous dédommager. Le Mal a ses défauts et ses qualités, mais on ne peut nier que lui absent une grave insurrection s’est élevée [...] Abdel Kader nous a tâté sur cent points de la droite à la gauche, il a trouvé partout chez Lesieur la résignation et le dévouement du martyre, rarement l’énergie et le fanatisme du guerrier. Nous avons à force de marcher et il faut le dire aussi grâce à des renforts énormes arrêté son action partout, saigné à blanc sa vieille garde et mis à l’abri de ses atteintes la Mitidjr et toute la vallée du Chélif de Boghar à Mostaganem » ; mais cette guerre ressemble à celles de la Vendée en 1793, et de l’Espagne en 1811... Il constate que « l’anarchie règne un peu dans l’armée », et « plus je vieillis en Afrique moins je trouve que cette conquête vaille la force qu’elle nous fait perdre en Europe »...
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mercredi 30 novembre 2016・14:00 (Europe/Paris)
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3, rue Favart
75002 Paris