Marcelle TINAYRE (1872-1948) romancière. 175 L.A.S. et 50 télégrammes, 1913-1939, à Noël Pinelli ; plus de 400 pages formats divers, nombreuses enveloppes et adresses. Belle et importante correspondance amoureuse adressée à Noël Pinelli (1881-1970), commissaire de la Marine. Marcelle Tinayre écrit pratiquement tous les jours à son amant lorsqu’ils sont séparés, au début de leur liaison (mars 1913) et pendant la guerre jusqu’en 1915. Le ton en est très passionné, et elle essaie de le rejoindre le plus souvent possible à Toulon où il est en poste. Elle envoie de nombreux télégrammes pour lui faire part de ses départs et arrivées, ou lui annoncer l’envoi de lettres ou des changements de programme. De Paris, elle lui raconte sa vie de tous les jours, lui fait part des événements ; elle joint parfois des lettres qu’elle a reçues ou des coupures de journaux. Elle n’est pas surprise par l’acquittement de Madame Caillaux. La déclaration de guerre la met dans une vive inquiétude pour son amant : « Mon amant, mon époux, oh ! que je déteste la guerre !...Je t’embrasse, mon mi chéri, chéri, chéri, chéri, comme si tu étais là ». Dès novembre, elle est bouleversée par le grand nombre de morts et se soucie du mauvais état du service de santé ; son fils Noël attend ses 18 ans pour s’engager ; Maeterlinck a voulu s’engager et on n’a pas voulu de lui. Elle a lu les articles de Paul Bourget (qu’elle déteste) et de Barrès « devenus assez plats ». L’absence lui pèse : « Pense au moment où je serai dans notre lit et où je te recevrai dans mes bras ! Quand ta tête chérie reposera sur mon sein, et que mes bras entoureront tes épaules, tu oublieras l’intendance et tes ennuis et ta solitude de la veille et nous redeviendrons les amants que nous fûmes »... (décembre 1914). La défaite de Crouy (14 janvier 1915) la démoralise, et Paris devient triste. La correspondance s’interrompt jusqu’en juin 1915, où Pinelli part avec le corps expéditionnaire d’Orient dans le cadre de la mission
Estimation
2 000 € - 3 000 €
Résultat
3 125 €
Frais de vente
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Marcelle TINAYRE (1872-1948) romancière. 175 L.A.S. et 50 télégrammes, 1913-1939, à Noël Pinelli ; plus de 400 pages formats divers, nombreuses enveloppes et adresses.
Belle et importante correspondance amoureuse adressée à Noël Pinelli (1881-1970), commissaire de la Marine.
Marcelle Tinayre écrit pratiquement tous les jours à son amant lorsqu’ils sont séparés, au début de leur liaison (mars 1913) et pendant la guerre jusqu’en 1915. Le ton en est très passionné, et elle essaie de le rejoindre le plus souvent possible à Toulon où il est en poste. Elle envoie de nombreux télégrammes pour lui faire part de ses départs et arrivées, ou lui annoncer l’envoi de lettres ou des changements de programme. De Paris, elle lui raconte sa vie de tous les jours, lui fait part des événements ; elle joint parfois des lettres qu’elle a reçues ou des coupures de journaux. Elle n’est pas surprise par l’acquittement de Madame Caillaux. La déclaration de guerre la met dans une vive inquiétude pour son amant : « Mon amant, mon époux, oh ! que je déteste la guerre !...Je t’embrasse, mon mi chéri, chéri, chéri, chéri, comme si tu étais là ». Dès novembre, elle est bouleversée par le grand nombre de morts et se soucie du mauvais état du service de santé ; son fils Noël attend ses 18 ans pour s’engager ; Maeterlinck a voulu s’engager et on n’a pas voulu de lui. Elle a lu les articles de Paul Bourget (qu’elle déteste) et de Barrès « devenus assez plats ». L’absence lui pèse : « Pense au moment où je serai dans notre lit et où je te recevrai dans mes bras ! Quand ta tête chérie reposera sur mon sein, et que mes bras entoureront tes épaules, tu oublieras l’intendance et tes ennuis et ta solitude de la veille et nous redeviendrons les amants que nous fûmes »... (décembre 1914). La défaite de Crouy (14 janvier 1915) la démoralise, et Paris devient triste. La correspondance s’interrompt jusqu’en juin 1915, où Pinelli part avec le corps expéditionnaire d’Orient dans le cadre de la mission
Vente
mardi 29 novembre 2016・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris