Antoine de SAINT-EXUPÉRY. Lettre tapuscrite avec additions et corrections autographes au crayon, Paris 16 novembre 1937, à M. Lehideux, directeur des Usines Renault à Billancourt ; 4 pages in-4.
   Sur son accident d’avion en Égypte en 1935, lors d’un raid Paris-Saïgon à bord d’un Caudron-Renault Simoun. 
   Il rappelle les faits : « En 1935 (décembre), tenant sur Caudron-Simoun une liaison rapide Paris-Saïgon, et m’étant assuré à la Mutuelle des Assurances Aériennes, j’ai subi un accident à deux cents kilomètres environ de la vallée du Nil, et à quatre-vingts kilomètres environ de l’usine Salt and Soda, dirigée par l’ingénieur suisse Raccaud qui nous a recueillis Prévot et moi quand, après quatre jours de marche dans différentes directions, nous avons enfin rencontré une caravane de Bédouins qui nous achemina près de lui ». Dès son arrivée au Caire, il a avisé de l’accident la Mutuelle, qui détacha un agent pour aller examiner les débris de l’appareil, qu’il fut convenu d’abandonner sur place. « Mais j’avais à cœur de sauver, dans la mesure du possible, ce qui demeurait utilisable de mon malheureux appareil, ceci afin d’agir avec le plus de correction possible vis-à-vis de mes assureurs. C’est grâce à l’obligeance dont fit preuve pour la seconde fois M. Raccaud, que nous pûmes prévoir un rapatriement, par ses soins, dont le coût laisserait néanmoins aux assureurs une large marge de bénéfices. [...] Mon rôle s’est borné à l’organisation matérielle d’un dépannage qui, grâce à l’Ingénieur Raccaud, fût un tour de force réussi. [...] Or M. Raccaud ne fut jamais remboursé. [...] Le contrat d’assurances prévoyait un plafond de six mille francs pour le dépannage éventuel, et la note de frais de M. Raccaud venait en supplément de ce forfait »... Saint-Exupéry déplore une situation extrêmement gênante, étant désormais « responsable de sommes que je ne dois point, et que je ne puis d’ailleurs régler, faute d’argent ». Ici, il ajoute quelques lignes à la main pour signif
Live mardi 29 novembre 2016・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°294

Antoine de SAINT-EXUPÉRY. Lettre tapuscrite avec additions et corrections autographes au crayon, Paris 16 novembre 1937, à M. Lehideux, directeur des Usines Renault à Billancourt ; 4 pages in-4. Sur son accident d’avion en Égypte en 1935, lors d’un raid Paris-Saïgon à bord d’un Caudron-Renault Simoun. Il rappelle les faits : « En 1935 (décembre), tenant sur Caudron-Simoun une liaison rapide Paris-Saïgon, et m’étant assuré à la Mutuelle des Assurances Aériennes, j’ai subi un accident à deux cents kilomètres environ de la vallée du Nil, et à quatre-vingts kilomètres environ de l’usine Salt and Soda, dirigée par l’ingénieur suisse Raccaud qui nous a recueillis Prévot et moi quand, après quatre jours de marche dans différentes directions, nous avons enfin rencontré une caravane de Bédouins qui nous achemina près de lui ». Dès son arrivée au Caire, il a avisé de l’accident la Mutuelle, qui détacha un agent pour aller examiner les débris de l’appareil, qu’il fut convenu d’abandonner sur place. « Mais j’avais à cœur de sauver, dans la mesure du possible, ce qui demeurait utilisable de mon malheureux appareil, ceci afin d’agir avec le plus de correction possible vis-à-vis de mes assureurs. C’est grâce à l’obligeance dont fit preuve pour la seconde fois M. Raccaud, que nous pûmes prévoir un rapatriement, par ses soins, dont le coût laisserait néanmoins aux assureurs une large marge de bénéfices. [...] Mon rôle s’est borné à l’organisation matérielle d’un dépannage qui, grâce à l’Ingénieur Raccaud, fût un tour de force réussi. [...] Or M. Raccaud ne fut jamais remboursé. [...] Le contrat d’assurances prévoyait un plafond de six mille francs pour le dépannage éventuel, et la note de frais de M. Raccaud venait en supplément de ce forfait »... Saint-Exupéry déplore une situation extrêmement gênante, étant désormais « responsable de sommes que je ne dois point, et que je ne puis d’ailleurs régler, faute d’argent ». Ici, il ajoute quelques lignes à la main pour signif

Estimation
800 € - 1 000 €
Résultat
Non vendu
Frais de vente
0%
Antoine de SAINT-EXUPÉRY. Lettre tapuscrite avec additions et corrections autographes au crayon, Paris 16 novembre 1937, à M. Lehideux, directeur des Usines Renault à Billancourt ; 4 pages in-4. Sur son accident d’avion en Égypte en 1935, lors d’un raid Paris-Saïgon à bord d’un Caudron-Renault Simoun. Il rappelle les faits : « En 1935 (décembre), tenant sur Caudron-Simoun une liaison rapide Paris-Saïgon, et m’étant assuré à la Mutuelle des Assurances Aériennes, j’ai subi un accident à deux cents kilomètres environ de la vallée du Nil, et à quatre-vingts kilomètres environ de l’usine Salt and Soda, dirigée par l’ingénieur suisse Raccaud qui nous a recueillis Prévot et moi quand, après quatre jours de marche dans différentes directions, nous avons enfin rencontré une caravane de Bédouins qui nous achemina près de lui ». Dès son arrivée au Caire, il a avisé de l’accident la Mutuelle, qui détacha un agent pour aller examiner les débris de l’appareil, qu’il fut convenu d’abandonner sur place. « Mais j’avais à cœur de sauver, dans la mesure du possible, ce qui demeurait utilisable de mon malheureux appareil, ceci afin d’agir avec le plus de correction possible vis-à-vis de mes assureurs. C’est grâce à l’obligeance dont fit preuve pour la seconde fois M. Raccaud, que nous pûmes prévoir un rapatriement, par ses soins, dont le coût laisserait néanmoins aux assureurs une large marge de bénéfices. [...] Mon rôle s’est borné à l’organisation matérielle d’un dépannage qui, grâce à l’Ingénieur Raccaud, fût un tour de force réussi. [...] Or M. Raccaud ne fut jamais remboursé. [...] Le contrat d’assurances prévoyait un plafond de six mille francs pour le dépannage éventuel, et la note de frais de M. Raccaud venait en supplément de ce forfait »... Saint-Exupéry déplore une situation extrêmement gênante, étant désormais « responsable de sommes que je ne dois point, et que je ne puis d’ailleurs régler, faute d’argent ». Ici, il ajoute quelques lignes à la main pour signif
Vente mardi 29 novembre 2016・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris