Édouard ROD. 3 carnets autographes, janvier 1905-avril 1906 ; 3 carnets de 51 pages in-12, 24 pages petit in-4 et 29 pages in-12, couvertures de moleskine noire.
   Carnets de voyages en Italie.
   Rédigés d’un seul jet, les journaux de Rod ne comportent que peu de ratures. L’auteur y confie presque quotidiennement ses impressions, décrit ses découvertes, retranscrit des anecdotes et conversations. Ces notes de voyage témoignent du climat littéraire, politique et social de l’Italie du début du XXe siècle. Devancé par sa renommée, qui lui ouvre de nombreuses portes, Rod est fêté et chaleureusement accueilli à chacun de ses déplacements ; ses voyages sont l’occasion de rencontrer des personnalités importantes, nombre d’écrivains, artistes et critiques. Quelques visites inspireront ses futurs écrits. Nous n’en donnerons ici que quelques extraits.
   Janvier 1905. Rod est en déplacement officiel à Rome, à l’occasion d’une réception en son honneur à laquelle participent les plus grands noms de la littérature italienne. Les premières notes sont écrites à Turin, le 2 janvier, où il dîne en compagnie de l’écrivain et sociologue Guglielmo Ferrera avec lequel il échange entre autres sur l’art : « Il soutient la supériorité des artistes modernes sur ceux que la tradition a consacrés. Je lui réponds qu’en effet, l’outil, la technique se sont améliorés, mais que ce n’est pas la perfection de l’outil qui fait celle de l’ouvrier, ni la perfection de la technique qui fait celle de l’œuvre ». Son interlocuteur, peu convaincu, maintient sa thèse : « C’est un destructeur. Le passé n’est pour lui qu’un obstacle à l’œuvre de l’avenir. Il l’empêche au lieu de le préparer »... à Rome le 5 janvier, il retrouve la comtesse Caetani Lovatelli et son salon littéraire, fréquenté par quelques personnalités romaines. Le 6, visite des monuments et églises de la ville, notamment San Francesco a Ripa, où il a été marqué par le monument Beata Ludovica Albertoni par Le Bernin, « admirable exp
Live mardi 29 novembre 2016・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°273

Édouard ROD. 3 carnets autographes, janvier 1905-avril 1906 ; 3 carnets de 51 pages in-12, 24 pages petit in-4 et 29 pages in-12, couvertures de moleskine noire. Carnets de voyages en Italie. Rédigés d’un seul jet, les journaux de Rod ne comportent que peu de ratures. L’auteur y confie presque quotidiennement ses impressions, décrit ses découvertes, retranscrit des anecdotes et conversations. Ces notes de voyage témoignent du climat littéraire, politique et social de l’Italie du début du XXe siècle. Devancé par sa renommée, qui lui ouvre de nombreuses portes, Rod est fêté et chaleureusement accueilli à chacun de ses déplacements ; ses voyages sont l’occasion de rencontrer des personnalités importantes, nombre d’écrivains, artistes et critiques. Quelques visites inspireront ses futurs écrits. Nous n’en donnerons ici que quelques extraits. Janvier 1905. Rod est en déplacement officiel à Rome, à l’occasion d’une réception en son honneur à laquelle participent les plus grands noms de la littérature italienne. Les premières notes sont écrites à Turin, le 2 janvier, où il dîne en compagnie de l’écrivain et sociologue Guglielmo Ferrera avec lequel il échange entre autres sur l’art : « Il soutient la supériorité des artistes modernes sur ceux que la tradition a consacrés. Je lui réponds qu’en effet, l’outil, la technique se sont améliorés, mais que ce n’est pas la perfection de l’outil qui fait celle de l’ouvrier, ni la perfection de la technique qui fait celle de l’œuvre ». Son interlocuteur, peu convaincu, maintient sa thèse : « C’est un destructeur. Le passé n’est pour lui qu’un obstacle à l’œuvre de l’avenir. Il l’empêche au lieu de le préparer »... à Rome le 5 janvier, il retrouve la comtesse Caetani Lovatelli et son salon littéraire, fréquenté par quelques personnalités romaines. Le 6, visite des monuments et églises de la ville, notamment San Francesco a Ripa, où il a été marqué par le monument Beata Ludovica Albertoni par Le Bernin, « admirable exp

Estimation
1 500 € - 2 000 €
Résultat
3 000 €
Frais de vente
0%
Édouard ROD. 3 carnets autographes, janvier 1905-avril 1906 ; 3 carnets de 51 pages in-12, 24 pages petit in-4 et 29 pages in-12, couvertures de moleskine noire. Carnets de voyages en Italie. Rédigés d’un seul jet, les journaux de Rod ne comportent que peu de ratures. L’auteur y confie presque quotidiennement ses impressions, décrit ses découvertes, retranscrit des anecdotes et conversations. Ces notes de voyage témoignent du climat littéraire, politique et social de l’Italie du début du XXe siècle. Devancé par sa renommée, qui lui ouvre de nombreuses portes, Rod est fêté et chaleureusement accueilli à chacun de ses déplacements ; ses voyages sont l’occasion de rencontrer des personnalités importantes, nombre d’écrivains, artistes et critiques. Quelques visites inspireront ses futurs écrits. Nous n’en donnerons ici que quelques extraits. Janvier 1905. Rod est en déplacement officiel à Rome, à l’occasion d’une réception en son honneur à laquelle participent les plus grands noms de la littérature italienne. Les premières notes sont écrites à Turin, le 2 janvier, où il dîne en compagnie de l’écrivain et sociologue Guglielmo Ferrera avec lequel il échange entre autres sur l’art : « Il soutient la supériorité des artistes modernes sur ceux que la tradition a consacrés. Je lui réponds qu’en effet, l’outil, la technique se sont améliorés, mais que ce n’est pas la perfection de l’outil qui fait celle de l’ouvrier, ni la perfection de la technique qui fait celle de l’œuvre ». Son interlocuteur, peu convaincu, maintient sa thèse : « C’est un destructeur. Le passé n’est pour lui qu’un obstacle à l’œuvre de l’avenir. Il l’empêche au lieu de le préparer »... à Rome le 5 janvier, il retrouve la comtesse Caetani Lovatelli et son salon littéraire, fréquenté par quelques personnalités romaines. Le 6, visite des monuments et églises de la ville, notamment San Francesco a Ripa, où il a été marqué par le monument Beata Ludovica Albertoni par Le Bernin, « admirable exp
Vente mardi 29 novembre 2016・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris