Marguerite Eymery, dite RACHILDE (1860-1953) femme de lettres ; elle épousa (1889) Alfred Vallette, directeur du Mercure de France. L.A.S. « Rachilde », samedi matin [1888 ?], à Alfred Vallette ; 4 pages in?12.
   Curieuse lettre à son futur mari. Elle a réussi à dormir un peu, demande à réfléchir jusqu’à lundi... « Songez qu’une fois partie je ne serai plus chez moi jamais. Savez-vous ce que c’est de n’être plus chez soi ? Puisque j’ai dormi c’est que je suis sauvée de mes terreurs d’y demeurer seule. Il est plus impossible que l’on revienne ici que là-bas... là-bas... Moi je lui reviendrai pour être alors le jouet absolu de sa volonté ». Vallette peut charger Mme Pierre des lettres et des commissions qu’il souhaite. Elle lui envoie « une sotte invitation qui convient mieux à un garçon qu’à une femme... D’ailleurs que ferais-je d’un bal en ce moment, même d’un bal possible ? Allez, pour vous distraire. Vois-tu, mon Vallette Monsieur, je suis malade, je me sens des choses pas drôles dans la poitrine... je crois que c’est fini de rire décidément... J’ai trop froid ! ».
   On joint une pièce signée « Rachilde », Paris 21 novembre 1888, donnant procuration à Vallette pour s’occuper de l’édition de ses romans Le Mordu et Monsieur Vénus (1 page in?4 sur papier timbré).
Live mardi 29 novembre 2016・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°270

Marguerite Eymery, dite RACHILDE (1860-1953) femme de lettres ; elle épousa (1889) Alfred Vallette, directeur du Mercure de France. L.A.S. « Rachilde », samedi matin [1888 ?], à Alfred Vallette ; 4 pages in?12. Curieuse lettre à son futur mari. Elle a réussi à dormir un peu, demande à réfléchir jusqu’à lundi... « Songez qu’une fois partie je ne serai plus chez moi jamais. Savez-vous ce que c’est de n’être plus chez soi ? Puisque j’ai dormi c’est que je suis sauvée de mes terreurs d’y demeurer seule. Il est plus impossible que l’on revienne ici que là-bas... là-bas... Moi je lui reviendrai pour être alors le jouet absolu de sa volonté ». Vallette peut charger Mme Pierre des lettres et des commissions qu’il souhaite. Elle lui envoie « une sotte invitation qui convient mieux à un garçon qu’à une femme... D’ailleurs que ferais-je d’un bal en ce moment, même d’un bal possible ? Allez, pour vous distraire. Vois-tu, mon Vallette Monsieur, je suis malade, je me sens des choses pas drôles dans la poitrine... je crois que c’est fini de rire décidément... J’ai trop froid ! ». On joint une pièce signée « Rachilde », Paris 21 novembre 1888, donnant procuration à Vallette pour s’occuper de l’édition de ses romans Le Mordu et Monsieur Vénus (1 page in?4 sur papier timbré).

Estimation
400 € - 500 €
Résultat
438 €
Frais de vente
0%
Marguerite Eymery, dite RACHILDE (1860-1953) femme de lettres ; elle épousa (1889) Alfred Vallette, directeur du Mercure de France. L.A.S. « Rachilde », samedi matin [1888 ?], à Alfred Vallette ; 4 pages in?12. Curieuse lettre à son futur mari. Elle a réussi à dormir un peu, demande à réfléchir jusqu’à lundi... « Songez qu’une fois partie je ne serai plus chez moi jamais. Savez-vous ce que c’est de n’être plus chez soi ? Puisque j’ai dormi c’est que je suis sauvée de mes terreurs d’y demeurer seule. Il est plus impossible que l’on revienne ici que là-bas... là-bas... Moi je lui reviendrai pour être alors le jouet absolu de sa volonté ». Vallette peut charger Mme Pierre des lettres et des commissions qu’il souhaite. Elle lui envoie « une sotte invitation qui convient mieux à un garçon qu’à une femme... D’ailleurs que ferais-je d’un bal en ce moment, même d’un bal possible ? Allez, pour vous distraire. Vois-tu, mon Vallette Monsieur, je suis malade, je me sens des choses pas drôles dans la poitrine... je crois que c’est fini de rire décidément... J’ai trop froid ! ». On joint une pièce signée « Rachilde », Paris 21 novembre 1888, donnant procuration à Vallette pour s’occuper de l’édition de ses romans Le Mordu et Monsieur Vénus (1 page in?4 sur papier timbré).
Vente mardi 29 novembre 2016・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris