Jacques BENOIST-MÉCHIN (1901-1983) historien. Manuscrit autographe signé, [Préface à l’Histoire de l’Armée allemande], « Printemps 1954 », avec L.A.S. d’envoi, mars 1954 ; 27 et 1 pages in-4, montées sur onglets sur feuilets de papier vélin fort, le tout relié en un volume in-4 maroquin janséniste grenat, doublures de maroquin avec cadre de triple filet doré, gardes de moire rouge, étui (Georges Cretté).
   Importante préface pour la réédition chez Albin Michel en 1954 des deux premiers volumes de cette Histoire de l’Armée allemande, ouvrage monumental qui avait commencé à paraître avant la guerre. Le manuscrit, divisé en 9 chapitres, présente des ratures et corrections. Dans sa lettre, Benoist-Méchin offre à son amie Janine « ce premier texte écrit lors de mon retour à la liberté ».
   Le titre du livre a été critiqué : « Ce que j’ai fait en réalité c’est une histoire de l’Allemagne contemporaine, vue à travers l’histoire de son armée ». Il a commencé à rédiger ce livre en 1934, et ne prévoyait pas où cela allait le mener. Son propos s’inscrit entre deux dates « 1918-1945, qui marquent la naissance et le décès de la Wehrmacht ». Cette armée, née des débris de l’armée impériale, sera reconstituée grâce à Gustav Noske, « le chien sanglant », et au général Maercker, si bien que la République de Weimar se trouve à la tête d’une armée de 400.000 hommes ; en treize ans (1920-1933), l’armée « invisible, mais agissante », a « permis à l’Allemagne de surmonter les crises intérieures » et a éliminé les hommes jugés néfastes. « Elle a laissé passer en silence les années d’anarchie. Groupée autour du Maréchal Hindenburg, elle a sauvé ce qu’elle a pu de l’ordre ancien et l’a mené sain et sauf sur une rive nouvelle ». Les sections d’assaut du parti national-socialiste, à l’effectif démesuré (un million d’hommes !), deviennent une seconde armée, et Hitler décide « de sacrifier aux milieux traditionalistes du grand État-Major les éléments plus turbulents de son propre parti.
Live mardi 29 novembre 2016・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°170

Jacques BENOIST-MÉCHIN (1901-1983) historien. Manuscrit autographe signé, [Préface à l’Histoire de l’Armée allemande], « Printemps 1954 », avec L.A.S. d’envoi, mars 1954 ; 27 et 1 pages in-4, montées sur onglets sur feuilets de papier vélin fort, le tout relié en un volume in-4 maroquin janséniste grenat, doublures de maroquin avec cadre de triple filet doré, gardes de moire rouge, étui (Georges Cretté). Importante préface pour la réédition chez Albin Michel en 1954 des deux premiers volumes de cette Histoire de l’Armée allemande, ouvrage monumental qui avait commencé à paraître avant la guerre. Le manuscrit, divisé en 9 chapitres, présente des ratures et corrections. Dans sa lettre, Benoist-Méchin offre à son amie Janine « ce premier texte écrit lors de mon retour à la liberté ». Le titre du livre a été critiqué : « Ce que j’ai fait en réalité c’est une histoire de l’Allemagne contemporaine, vue à travers l’histoire de son armée ». Il a commencé à rédiger ce livre en 1934, et ne prévoyait pas où cela allait le mener. Son propos s’inscrit entre deux dates « 1918-1945, qui marquent la naissance et le décès de la Wehrmacht ». Cette armée, née des débris de l’armée impériale, sera reconstituée grâce à Gustav Noske, « le chien sanglant », et au général Maercker, si bien que la République de Weimar se trouve à la tête d’une armée de 400.000 hommes ; en treize ans (1920-1933), l’armée « invisible, mais agissante », a « permis à l’Allemagne de surmonter les crises intérieures » et a éliminé les hommes jugés néfastes. « Elle a laissé passer en silence les années d’anarchie. Groupée autour du Maréchal Hindenburg, elle a sauvé ce qu’elle a pu de l’ordre ancien et l’a mené sain et sauf sur une rive nouvelle ». Les sections d’assaut du parti national-socialiste, à l’effectif démesuré (un million d’hommes !), deviennent une seconde armée, et Hitler décide « de sacrifier aux milieux traditionalistes du grand État-Major les éléments plus turbulents de son propre parti.

Estimation
800 € - 1 000 €
Résultat
1 000 €
Frais de vente
0%
Jacques BENOIST-MÉCHIN (1901-1983) historien. Manuscrit autographe signé, [Préface à l’Histoire de l’Armée allemande], « Printemps 1954 », avec L.A.S. d’envoi, mars 1954 ; 27 et 1 pages in-4, montées sur onglets sur feuilets de papier vélin fort, le tout relié en un volume in-4 maroquin janséniste grenat, doublures de maroquin avec cadre de triple filet doré, gardes de moire rouge, étui (Georges Cretté). Importante préface pour la réédition chez Albin Michel en 1954 des deux premiers volumes de cette Histoire de l’Armée allemande, ouvrage monumental qui avait commencé à paraître avant la guerre. Le manuscrit, divisé en 9 chapitres, présente des ratures et corrections. Dans sa lettre, Benoist-Méchin offre à son amie Janine « ce premier texte écrit lors de mon retour à la liberté ». Le titre du livre a été critiqué : « Ce que j’ai fait en réalité c’est une histoire de l’Allemagne contemporaine, vue à travers l’histoire de son armée ». Il a commencé à rédiger ce livre en 1934, et ne prévoyait pas où cela allait le mener. Son propos s’inscrit entre deux dates « 1918-1945, qui marquent la naissance et le décès de la Wehrmacht ». Cette armée, née des débris de l’armée impériale, sera reconstituée grâce à Gustav Noske, « le chien sanglant », et au général Maercker, si bien que la République de Weimar se trouve à la tête d’une armée de 400.000 hommes ; en treize ans (1920-1933), l’armée « invisible, mais agissante », a « permis à l’Allemagne de surmonter les crises intérieures » et a éliminé les hommes jugés néfastes. « Elle a laissé passer en silence les années d’anarchie. Groupée autour du Maréchal Hindenburg, elle a sauvé ce qu’elle a pu de l’ordre ancien et l’a mené sain et sauf sur une rive nouvelle ». Les sections d’assaut du parti national-socialiste, à l’effectif démesuré (un million d’hommes !), deviennent une seconde armée, et Hitler décide « de sacrifier aux milieux traditionalistes du grand État-Major les éléments plus turbulents de son propre parti.
Vente mardi 29 novembre 2016・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris