Ernest II, duc de saxe-gotha et altembourg (1745-1804). L.A.S., Gotha 31 décembre 1794, à un comte ; 2 pages in-4.

Refus d’admettre des émigrés. Très sensible à sa confiance, il réitère sa recommandation de choisir Erford plutôt que Gotha comme lieu de retraite : « quelques égards que je doive à la nation malheureuse, qui se voit privée tout à la fois de ses biens, de son patrimoine, de son roi, de son culte, bien des réflections politiques et locales, m’ont forcé au parti violent que j’ay pris, d’en recevoir – des émigrés – le moins que je le pouvois, avec toute l’humanité et la sensibilité dont mon cœur est rempli. En général Monsieur le Comte, leur conduite en Allemagne, n’a que trop justifiée, le triste parti auquel je me suis vû réduit »... Cela ne l’empêche pas de reconnaître des mérites individuels, mais « en recevant a bras ouverts le premier qui chercheroit un azÿle a Gotha, cela m’eut exposé, a recevoir indistinctement tous ceux qui auroient suivi cet exemple [...]. En déclinant le plus que je le pouvois ou le puis encor, l’admission des émigrés françois dans mes petits États, je prévenois ces inconvéniens jusques dans leur premier germe »...
Live jeudi 23 juin 2016・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°351

Ernest II, duc de saxe-gotha et altembourg (1745-1804). L.A.S., Gotha 31 décembre 1794, à un comte ; 2 pages in-4. Refus d’admettre des émigrés. Très sensible à sa confiance, il réitère sa recommandation de choisir Erford plutôt que Gotha comme lieu de retraite : « quelques égards que je doive à la nation malheureuse, qui se voit privée tout à la fois de ses biens, de son patrimoine, de son roi, de son culte, bien des réflections politiques et locales, m’ont forcé au parti violent que j’ay pris, d’en recevoir – des émigrés – le moins que je le pouvois, avec toute l’humanité et la sensibilité dont mon cœur est rempli. En général Monsieur le Comte, leur conduite en Allemagne, n’a que trop justifiée, le triste parti auquel je me suis vû réduit »... Cela ne l’empêche pas de reconnaître des mérites individuels, mais « en recevant a bras ouverts le premier qui chercheroit un azÿle a Gotha, cela m’eut exposé, a recevoir indistinctement tous ceux qui auroient suivi cet exemple [...]. En déclinant le plus que je le pouvois ou le puis encor, l’admission des émigrés françois dans mes petits États, je prévenois ces inconvéniens jusques dans leur premier germe »...

Estimation
300 € - 400 €
Résultat
Non vendu
Frais de vente
0%
Ernest II, duc de saxe-gotha et altembourg (1745-1804). L.A.S., Gotha 31 décembre 1794, à un comte ; 2 pages in-4. Refus d’admettre des émigrés. Très sensible à sa confiance, il réitère sa recommandation de choisir Erford plutôt que Gotha comme lieu de retraite : « quelques égards que je doive à la nation malheureuse, qui se voit privée tout à la fois de ses biens, de son patrimoine, de son roi, de son culte, bien des réflections politiques et locales, m’ont forcé au parti violent que j’ay pris, d’en recevoir – des émigrés – le moins que je le pouvois, avec toute l’humanité et la sensibilité dont mon cœur est rempli. En général Monsieur le Comte, leur conduite en Allemagne, n’a que trop justifiée, le triste parti auquel je me suis vû réduit »... Cela ne l’empêche pas de reconnaître des mérites individuels, mais « en recevant a bras ouverts le premier qui chercheroit un azÿle a Gotha, cela m’eut exposé, a recevoir indistinctement tous ceux qui auroient suivi cet exemple [...]. En déclinant le plus que je le pouvois ou le puis encor, l’admission des émigrés françois dans mes petits États, je prévenois ces inconvéniens jusques dans leur premier germe »...
Vente jeudi 23 juin 2016・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris