Paul VALÉRY (1871-1945). 85 L.A.S., 1920-vers 1933 et s.d., à son amie Renée, baronne de Brimont ; 133 pages formats divers, la plupart avec adresse ou enveloppe (une quinzaine au dos de cartes postales illustrées). Importante correspondance à son amie la poétesse Renée de Brimont (1880-1943), confidente de sa liaison avec Catherine Pozzi. Ayant fait la connaissance de Valéry en 1919, Mme de Brimont lui présenta Catherine Pozzi (C.) ; elle le consultait pour ses propres écrits (dont une traduction de La Fugitive de R. Tagore), l’assista dans sa recherche d’un gagne-pain après la mort du « Patron » Édouard Lebey (dont Valéry était le secrétaire), et le comblait d’attentions amicales. Valéry, qui lui écrit : « vous qui m’avez vu la tête perdue, – et à laquelle je voue une dévotion des puissances les plus hautes de mon âme » (2 avril 1922), apprécia en elle sa fidélité pérenne. Nous ne pouvons donner ici qu’un rapide aperçu de cette abondante correspondance. 1920. Paris mardi [15 juin]. Il écrit à Mme Bourdet-Pozzi pour lui dire son contentement de leur petite réunion. « Je suis non moins heureux de savoir que mon poème ne vous a pas déplu. Je n’en aurai pas juré, car il a paru un peu prématurément, et il garde certaines ténèbres qui ne sont pas toutes de celles que le sujet comporte »... Lundi [octobre]. Il évoque « le calme infini, les prévenances, la douceur de se laisser vivre » à La Graulet, où C.P. fut « d’une bonté, et d’une intelligence » de son état qu’il ne sait comment reconnaître. « C’est à vous que je dois une relation si précieuse, et je me permets de vous en remercier très profondément »... 31 décembre. Même sans ses vœux, il se trouve déjà « très favorisé, et presque comblé par les dieux » et l’amitié de Mme de Brimont. « Il me semble que vos poèmes se portent à ravir, et que vous travaillez merveilleusement à cette petite table qui n
Estimation
8 000 € - 10 000 €
Résultat
Non vendu
Frais de vente
0%
Paul VALÉRY (1871-1945).
85 L.A.S., 1920-vers 1933 et s.d., à son amie Renée, baronne de Brimont ; 133 pages formats divers, la plupart avec adresse ou enveloppe (une quinzaine au dos de cartes postales illustrées).
Importante correspondance à son amie la poétesse Renée de Brimont (1880-1943), confidente de sa liaison avec Catherine Pozzi. Ayant fait la connaissance de Valéry en 1919, Mme de Brimont lui présenta Catherine Pozzi (C.) ; elle le consultait pour ses propres écrits (dont une traduction de La Fugitive de R. Tagore), l’assista dans sa recherche d’un gagne-pain après la mort du « Patron » Édouard Lebey (dont Valéry était le secrétaire), et le comblait d’attentions amicales. Valéry, qui lui écrit : « vous qui m’avez vu la tête perdue, – et à laquelle je voue une dévotion des puissances les plus hautes de mon âme » (2 avril 1922), apprécia en elle sa fidélité pérenne. Nous ne pouvons donner ici qu’un rapide aperçu de cette abondante correspondance.
1920. Paris mardi [15 juin].
Il écrit à Mme Bourdet-Pozzi pour lui dire son contentement de leur petite réunion. « Je suis non moins heureux de savoir que mon poème ne vous a pas déplu. Je n’en aurai pas juré, car il a paru un peu prématurément, et il garde certaines ténèbres qui ne sont pas toutes de celles que le sujet comporte »... Lundi [octobre].
Il évoque « le calme infini, les prévenances, la douceur de se laisser vivre » à La Graulet, où C.P. fut « d’une bonté, et d’une intelligence » de son état qu’il ne sait comment reconnaître. « C’est à vous que je dois une relation si précieuse, et je me permets de vous en remercier très profondément »... 31 décembre. Même sans ses vœux, il se trouve déjà « très favorisé, et presque comblé par les dieux » et l’amitié de Mme de Brimont. « Il me semble que vos poèmes se portent à ravir, et que vous travaillez merveilleusement à cette petite table qui n
Vente
mercredi 22 juin 2016・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris