Octave MIRBEAU (1848-1917).
62 L.A.S., 1883-1898 et s.d., à Paul Hervieu ; environ 66 pages formats divers, qqs en-têtes (dont Les Grimaces), nombreuses enveloppes (fentes à une lettre).

Belle et importante correspondance littéraire à son ami intime et confrère, collaborateur des Grimaces. Nous ne pouvons donner ici qu’un aperçu de ces lettres inédites.
[Début 1883 ?], au sujet de sa maîtresse Judith Vimmer, qui l’a plaqué mais que Mirbeau a tenté de retrouver par « l’évocation » : « si c’est l’évocation, il faut admettre que Judith se cache à Paris »... [10 août].
Son article pour Les Grimaces est « de tout point charmant, gai, et très spirituel. Hélas ! à part votre article et celui de Capus, le numéro ne va pas briller. [...] Mon article est tout ce qu’il y a de plus stupide »... [1885], il a écrit pour la France un article « qui ne paraîtra pas, à cause de Constans. J’appelais sur la Chambre, sur les anciens et futurs ministres toute la colère populaire. C’était d’un socialisme charmant, de ce socialisme dont nous étions convenu d’inaugurer le règne tragique »… [Juin-juillet], envoi confidentiel de la copie d’une lettre à l’éditeur Victor Havard, le mettant en garde à propos de La Druide, roman à clef de Mme de Martel [Gyp] : « Ce livre est une pure infamie, et la continuation d’un odieux chantage [...].
Cette histoire de vitriol qu’exploite Mde de Martel, est fausse d’un bout à l’autre. Il est à peu près prouvé aujourd’hui que c’est elle qui s’est vitriolée. Enfin, elle n’a compté que sur le scandale malpropre pour faire du tapage autour de son nom et tenter de gagner quelque argent »... Il laisse entendre que la personne visée [sa femme l’ancienne actrice Alice Regnault] a des amis puissants qui la vengeront de « ce livre infâme » ; il ne demande pas de mettre le livre au pilon, mais d’être très discret dans les réclames… Quant à ses Lettres sur l’Inde, elles ne paraîtront probablement pas après la réconciliation du commanditaire François De
Live mercredi 22 juin 2016・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°243

Octave MIRBEAU (1848-1917). 62 L.A.S., 1883-1898 et s.d., à Paul Hervieu ; environ 66 pages formats divers, qqs en-têtes (dont Les Grimaces), nombreuses enveloppes (fentes à une lettre). Belle et importante correspondance littéraire à son ami intime et confrère, collaborateur des Grimaces. Nous ne pouvons donner ici qu’un aperçu de ces lettres inédites. [Début 1883 ?], au sujet de sa maîtresse Judith Vimmer, qui l’a plaqué mais que Mirbeau a tenté de retrouver par « l’évocation » : « si c’est l’évocation, il faut admettre que Judith se cache à Paris »... [10 août]. Son article pour Les Grimaces est « de tout point charmant, gai, et très spirituel. Hélas ! à part votre article et celui de Capus, le numéro ne va pas briller. [...] Mon article est tout ce qu’il y a de plus stupide »... [1885], il a écrit pour la France un article « qui ne paraîtra pas, à cause de Constans. J’appelais sur la Chambre, sur les anciens et futurs ministres toute la colère populaire. C’était d’un socialisme charmant, de ce socialisme dont nous étions convenu d’inaugurer le règne tragique »… [Juin-juillet], envoi confidentiel de la copie d’une lettre à l’éditeur Victor Havard, le mettant en garde à propos de La Druide, roman à clef de Mme de Martel [Gyp] : « Ce livre est une pure infamie, et la continuation d’un odieux chantage [...]. Cette histoire de vitriol qu’exploite Mde de Martel, est fausse d’un bout à l’autre. Il est à peu près prouvé aujourd’hui que c’est elle qui s’est vitriolée. Enfin, elle n’a compté que sur le scandale malpropre pour faire du tapage autour de son nom et tenter de gagner quelque argent »... Il laisse entendre que la personne visée [sa femme l’ancienne actrice Alice Regnault] a des amis puissants qui la vengeront de « ce livre infâme » ; il ne demande pas de mettre le livre au pilon, mais d’être très discret dans les réclames… Quant à ses Lettres sur l’Inde, elles ne paraîtront probablement pas après la réconciliation du commanditaire François De

Estimation
3 000 € - 4 000 €
Résultat
2 800 €
Frais de vente
0%
Octave MIRBEAU (1848-1917). 62 L.A.S., 1883-1898 et s.d., à Paul Hervieu ; environ 66 pages formats divers, qqs en-têtes (dont Les Grimaces), nombreuses enveloppes (fentes à une lettre). Belle et importante correspondance littéraire à son ami intime et confrère, collaborateur des Grimaces. Nous ne pouvons donner ici qu’un aperçu de ces lettres inédites. [Début 1883 ?], au sujet de sa maîtresse Judith Vimmer, qui l’a plaqué mais que Mirbeau a tenté de retrouver par « l’évocation » : « si c’est l’évocation, il faut admettre que Judith se cache à Paris »... [10 août]. Son article pour Les Grimaces est « de tout point charmant, gai, et très spirituel. Hélas ! à part votre article et celui de Capus, le numéro ne va pas briller. [...] Mon article est tout ce qu’il y a de plus stupide »... [1885], il a écrit pour la France un article « qui ne paraîtra pas, à cause de Constans. J’appelais sur la Chambre, sur les anciens et futurs ministres toute la colère populaire. C’était d’un socialisme charmant, de ce socialisme dont nous étions convenu d’inaugurer le règne tragique »… [Juin-juillet], envoi confidentiel de la copie d’une lettre à l’éditeur Victor Havard, le mettant en garde à propos de La Druide, roman à clef de Mme de Martel [Gyp] : « Ce livre est une pure infamie, et la continuation d’un odieux chantage [...]. Cette histoire de vitriol qu’exploite Mde de Martel, est fausse d’un bout à l’autre. Il est à peu près prouvé aujourd’hui que c’est elle qui s’est vitriolée. Enfin, elle n’a compté que sur le scandale malpropre pour faire du tapage autour de son nom et tenter de gagner quelque argent »... Il laisse entendre que la personne visée [sa femme l’ancienne actrice Alice Regnault] a des amis puissants qui la vengeront de « ce livre infâme » ; il ne demande pas de mettre le livre au pilon, mais d’être très discret dans les réclames… Quant à ses Lettres sur l’Inde, elles ne paraîtront probablement pas après la réconciliation du commanditaire François De
Vente mercredi 22 juin 2016・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris