[Henri LACORDAIRE].
Manuscrit, Sois un homme, [1853] ; 5 pages et demie in-fol. (fentes aux plis).

Copie d’époque avec corrections au crayon (ayant servi pour l’impression ?) du célèbre sermon prononcé le 10 février 1853 à l’église Saint-Roch, en présence de l’archevêque de Paris et de cardinal Donnet ; la presse d’opposition salua ce sermon où elle se plut à reconnaître le plus grand acte d’opposition depuis le coup d’État du 2 décembre. Il suffit d’en citer quelques phrases : « Ce qui déshonore ces ministres, ces conquérants, ces fondateurs, c’est de poursuivre un but malgré tous les obstacles et toutes les entraves de la conscience, et de l’atteindre en dépit de toute morale et de toute justice. […] Ne baissons pas la tête. Quand l’Eglise s’est courbée, l’Eglise s’est perdue. […] aujourd’hui même, pour m’interdire la parole, il n’est besoin ni d’une armée, ni de dix légions, il suffit d’un seul soldat pour m’arrêter, mais Dieu a mis en moi de quoi résister à tous les empires ; il a mis dans mon âme, ma foi et mon indépendance de chrétien »… Ce sermon fut le dernier qu’il prononça à l’église Saint-Roch.
Live mercredi 22 juin 2016・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°220

[Henri LACORDAIRE]. Manuscrit, Sois un homme, [1853] ; 5 pages et demie in-fol. (fentes aux plis). Copie d’époque avec corrections au crayon (ayant servi pour l’impression ?) du célèbre sermon prononcé le 10 février 1853 à l’église Saint-Roch, en présence de l’archevêque de Paris et de cardinal Donnet ; la presse d’opposition salua ce sermon où elle se plut à reconnaître le plus grand acte d’opposition depuis le coup d’État du 2 décembre. Il suffit d’en citer quelques phrases : « Ce qui déshonore ces ministres, ces conquérants, ces fondateurs, c’est de poursuivre un but malgré tous les obstacles et toutes les entraves de la conscience, et de l’atteindre en dépit de toute morale et de toute justice. […] Ne baissons pas la tête. Quand l’Eglise s’est courbée, l’Eglise s’est perdue. […] aujourd’hui même, pour m’interdire la parole, il n’est besoin ni d’une armée, ni de dix légions, il suffit d’un seul soldat pour m’arrêter, mais Dieu a mis en moi de quoi résister à tous les empires ; il a mis dans mon âme, ma foi et mon indépendance de chrétien »… Ce sermon fut le dernier qu’il prononça à l’église Saint-Roch.

Estimation
100 € - 150 €
Résultat
100 €
Frais de vente
0%
[Henri LACORDAIRE]. Manuscrit, Sois un homme, [1853] ; 5 pages et demie in-fol. (fentes aux plis). Copie d’époque avec corrections au crayon (ayant servi pour l’impression ?) du célèbre sermon prononcé le 10 février 1853 à l’église Saint-Roch, en présence de l’archevêque de Paris et de cardinal Donnet ; la presse d’opposition salua ce sermon où elle se plut à reconnaître le plus grand acte d’opposition depuis le coup d’État du 2 décembre. Il suffit d’en citer quelques phrases : « Ce qui déshonore ces ministres, ces conquérants, ces fondateurs, c’est de poursuivre un but malgré tous les obstacles et toutes les entraves de la conscience, et de l’atteindre en dépit de toute morale et de toute justice. […] Ne baissons pas la tête. Quand l’Eglise s’est courbée, l’Eglise s’est perdue. […] aujourd’hui même, pour m’interdire la parole, il n’est besoin ni d’une armée, ni de dix légions, il suffit d’un seul soldat pour m’arrêter, mais Dieu a mis en moi de quoi résister à tous les empires ; il a mis dans mon âme, ma foi et mon indépendance de chrétien »… Ce sermon fut le dernier qu’il prononça à l’église Saint-Roch.
Vente mercredi 22 juin 2016・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris