Marcel JOUHANDEAU (1888-1979). Manuscrit autographe, Tout ou rien, [1967 ?] ; 102 pages sur 56 feuillets in-8 de classeur à petits carreaux, en feuilles sous chemise demi-maroquin vert, titre doré, étui. Manuscrit de travail de cette pièce radiophonique diffusée sur France-Culture en 1967, puis publiée en ouverture du n° 1 de La Nouvelle Table Ronde (mai 1970, exemplaire joint, sous l’emboîtage), puis en édition originale, avec deux autres pièces pour la radio, la même année, chez Gallimard (collection « Le Manteau d’Arlequin »). Dans le milieu provincial et ouvrier de Chaminadour (le Guéret de Jouhandeau), une ancienne et très brève passion charnelle révélée par malveillance se termine en tragédie. Marie et Serge Pingaud vivent depuis vingt ans dans une harmonie conjugale sans faille quoiqu’un peu monotone. Marie a une confidente, Jeanne Desmoulin, une veuve dont le mari toujours passionnément aimé d’elle quoique disparu, David, avait péri quinze ans auparavant dans un accident. Cet époux volage était en outre le meilleur ami de l’austère Serge. Mais voilà que ce bonheur sans histoire se trouve ébranlé par une discussion malveillante entre hommes au café. On veut se venger de Serge, obsessionnel contempteur des maris trompés et des trop faibles femmes. On lui révèle que son ami David, coureur invétéré, était parvenu à séduire sa femme quelques jours seulement avant sa mort. Serge, hors de lui, fait avouer le crime à Marie, la bat et l’humilie devant sa mère et les femmes du voisinage. Mais Marie revendique crânement et publiquement ce très bref écart de conduite, instant d’amour qui, dit-elle, aura éclairé et justifié toute sa vie. Serge, se considérant comme déshonoré, prononce sa sentence : que Marie l’étrangle ! Ce qu’elle fait, avant de se livrer à la police. Cette tragédie en trois actes ou épisodes permet à Jouhandeau d’exprimer la vision quasi mystique de l’amour physique à laquelle il tient. Cette conception apparaît par exemple dans cet ext
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Marcel JOUHANDEAU (1888-1979).
Manuscrit autographe, Tout ou rien, [1967 ?] ; 102 pages sur 56 feuillets in-8 de classeur à petits carreaux, en feuilles sous chemise demi-maroquin vert, titre doré, étui.
Manuscrit de travail de cette pièce radiophonique diffusée sur France-Culture en 1967, puis publiée en ouverture du n° 1 de La Nouvelle Table Ronde (mai 1970, exemplaire joint, sous l’emboîtage), puis en édition originale, avec deux autres pièces pour la radio, la même année, chez Gallimard (collection « Le Manteau d’Arlequin »).
Dans le milieu provincial et ouvrier de Chaminadour (le Guéret de Jouhandeau), une ancienne et très brève passion charnelle révélée par malveillance se termine en tragédie. Marie et Serge Pingaud vivent depuis vingt ans dans une harmonie conjugale sans faille quoiqu’un peu monotone. Marie a une confidente, Jeanne Desmoulin, une veuve dont le mari toujours passionnément aimé d’elle quoique disparu, David, avait péri quinze ans auparavant dans un accident. Cet époux volage était en outre le meilleur ami de l’austère Serge. Mais voilà que ce bonheur sans histoire se trouve ébranlé par une discussion malveillante entre hommes au café. On veut se venger de Serge, obsessionnel contempteur des maris trompés et des trop faibles femmes. On lui révèle que son ami David, coureur invétéré, était parvenu à séduire sa femme quelques jours seulement avant sa mort. Serge, hors de lui, fait avouer le crime à Marie, la bat et l’humilie devant sa mère et les femmes du voisinage. Mais Marie revendique crânement et publiquement ce très bref écart de conduite, instant d’amour qui, dit-elle, aura éclairé et justifié toute sa vie. Serge, se considérant comme déshonoré, prononce sa sentence : que Marie l’étrangle ! Ce qu’elle fait, avant de se livrer à la police.
Cette tragédie en trois actes ou épisodes permet à Jouhandeau d’exprimer la vision quasi mystique de l’amour physique à laquelle il tient. Cette conception apparaît par exemple dans cet ext
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mercredi 22 juin 2016・14:00 (Europe/Paris)
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3, rue Favart
75002 Paris