Panaït ISTRATI (1884-1935). Manuscrit autographe signé, Les Persécutions politiques dans l’U.R.S.S. Au secours de Victor-Serge !, suivi d’une L.A.S. à Frédéric Lefèvre, Sanatorium Filaret, Bucarest 29 avril [1933] ; 7 pages in-4, l’une avec un feuillet dactyl. rapporté avec une photographie collée (traces de rouille d’un trombone, petites fentes réparées). Appel en faveur de l’écrivain et révolutionnaire soviétique Victor Serge (1890-1947), envoyé à Frédéric Lefèvre pour les Nouvelles littéraires, mais non publié par ce périodique. [Istrati avait déjà consacré un article à la belle-famille de Victor Serge, les Roussakov, dans la NRF d’octobre 1929. En 1933, Victor Serge fut condamné à trois ans de déportation dans l’Oural ; en 1936, après intervention de Romain Rolland auprès de Staline, il fut déchu de sa nationalité et banni.] Istrati rappelle aux amis de France le sort malheureux du « vieil ouvrier révolutionnaire Roussakov », qui fut condamné à mort, et sa famille, à l’exil, par « une monstrueuse mise en scène », afin de saisir son logement. De tels forfaits sont courants en Russie, et si Istrati a pu sauver le condamné et sa famille, il n’a pu les faire sortir, « car toute la presse communiste de Russie et d’Europe m’avait indiqué à l’opinion publique comme un “agent de la Sûreté roumaine” et un “vendu à la bourgeoisie” »... Ainsi calomnié, Istrati ne peut trouver un éditeur, et rarement de la place dans la presse ; il a failli être assommé lors d’une matinée littéraire, par des communistes et fascistes roumains, d’accord pour « hurler contre le “traître”, le “vendu”. Les deux côtés de la barricade ne pouvaient me permettre d’être et de rester un homme qui n’adhère à rien »... Seul un Appel parvenu de Paris le fait sortir de son silence (collé à son manuscrit : le texte dactylographié de l’Appel signé par Boris Souvarine et Pierre Pascal ; sur le repli est collé un petit portrait photographique de Victor Serge, dédicacé au dos : « Moscou 29.1.29 à
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Panaït ISTRATI (1884-1935).
Manuscrit autographe signé, Les Persécutions politiques dans l’U.R.S.S. Au secours de Victor-Serge !, suivi d’une L.A.S. à Frédéric Lefèvre, Sanatorium Filaret, Bucarest 29 avril [1933] ; 7 pages in-4, l’une avec un feuillet dactyl. rapporté avec une photographie collée (traces de rouille d’un trombone, petites fentes réparées).
Appel en faveur de l’écrivain et révolutionnaire soviétique Victor Serge (1890-1947), envoyé à Frédéric Lefèvre pour les Nouvelles littéraires, mais non publié par ce périodique. [Istrati avait déjà consacré un article à la belle-famille de Victor Serge, les Roussakov, dans la NRF d’octobre 1929. En 1933, Victor Serge fut condamné à trois ans de déportation dans l’Oural ; en 1936, après intervention de Romain Rolland auprès de Staline, il fut déchu de sa nationalité et banni.]
Istrati rappelle aux amis de France le sort malheureux du « vieil ouvrier révolutionnaire Roussakov », qui fut condamné à mort, et sa famille, à l’exil, par « une monstrueuse mise en scène », afin de saisir son logement. De tels forfaits sont courants en Russie, et si Istrati a pu sauver le condamné et sa famille, il n’a pu les faire sortir, « car toute la presse communiste de Russie et d’Europe m’avait indiqué à l’opinion publique comme un “agent de la Sûreté roumaine” et un “vendu à la bourgeoisie” »... Ainsi calomnié, Istrati ne peut trouver un éditeur, et rarement de la place dans la presse ; il a failli être assommé lors d’une matinée littéraire, par des communistes et fascistes roumains, d’accord pour « hurler contre le “traître”, le “vendu”. Les deux côtés de la barricade ne pouvaient me permettre d’être et de rester un homme qui n’adhère à rien »... Seul un Appel parvenu de Paris le fait sortir de son silence (collé à son manuscrit : le texte dactylographié de l’Appel signé par Boris Souvarine et Pierre Pascal ; sur le repli est collé un petit portrait photographique de Victor Serge, dédicacé au dos : « Moscou 29.1.29 à
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mercredi 22 juin 2016・14:00 (Europe/Paris)
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3, rue Favart
75002 Paris