Charles NODIER (1780-1844) 2 L.A.S., Trieste 4-16 septembre 1813, [à Charles-Esprit de Chassenon]; 3 et 1 pages in-4.{BR} Lettres inédites comme rédacteur du Télégraphe officiel des provinces illyriennes, dont Fouché venait d'être nommé gouverneur général.{BR} Trieste 4 septembre 1813. Il lui offre «les derniers vers que doive peut-être soupirer ma muse pulmonique et moribonde. Jamais je n'ai plus désiré d'en faire de bons. Jamais je n'en ai fait que j'eûsse plus de raisons de croire mauvais. Si j'ose y attacher quelque prix, c'est que je les ai écrits pour vous»... ? 16 septembre. Il n'a eu que le temps de prendre des chevaux pour se rendre à Trieste où il vient d'arriver: «J'ai trop à c?ur les ordres de Son Excellence [Fouché] pour les oublier si vite, et j'ose vous promettre que vous n'aurez jamais ce reproche à me faire»... La poste ne partant pas avant quelques jours, il ne peut lui envoyer son travail par courrier rapide: «Le journal est imprimé et le paquet de Son Excellence tout prêt. J'espère qu'elle ne fera pas attention à de très légères fautes de typographie que j'avois négligées dans ces exemplaires, pour ne pas perdre une minute»... Il se réjouit de son accueil à Trieste, «malgré la curiosité vraiment un peu fatiguante du peuple Triestin, pour qui un françois dans ses murs est une rareté plus étrange qu'un persan à Paris du temps de Rica»... Ses collaborateurs sur place font preuve de beaucoup de zèle, et il ne manque pour la réussite du journal «que des matériaux suffisans car je n'ai pas besoin de vous dire que sa publication sera en raison de vos envois, toutes nouvelles intérieures et extérieures me manquant d'ailleurs absolument»...{BR} On joint une autre L.A.S. à M. de Chassenon, auditeur au Conseil d'État (1 page petit in-4, adresse), le félicitant pour son «excellent mémoire sur l'Illyrie»...{BR}
Estimation
700 € - 800 €
Résultat
1 000 €
Frais de vente
0%
Charles NODIER (1780-1844)
2 L.A.S., Trieste 4-16 septembre 1813, [à Charles-Esprit de Chassenon]; 3 et 1 pages in-4.{BR} Lettres inédites comme rédacteur du Télégraphe officiel des provinces illyriennes, dont Fouché venait d'être nommé gouverneur général.{BR} Trieste 4 septembre 1813. Il lui offre «les derniers vers que doive peut-être soupirer ma muse pulmonique et moribonde. Jamais je n'ai plus désiré d'en faire de bons. Jamais je n'en ai fait que j'eûsse plus de raisons de croire mauvais. Si j'ose y attacher quelque prix, c'est que je les ai écrits pour vous»... ? 16 septembre. Il n'a eu que le temps de prendre des chevaux pour se rendre à Trieste où il vient d'arriver: «J'ai trop à c?ur les ordres de Son Excellence [Fouché] pour les oublier si vite, et j'ose vous promettre que vous n'aurez jamais ce reproche à me faire»... La poste ne partant pas avant quelques jours, il ne peut lui envoyer son travail par courrier rapide: «Le journal est imprimé et le paquet de Son Excellence tout prêt. J'espère qu'elle ne fera pas attention à de très légères fautes de typographie que j'avois négligées dans ces exemplaires, pour ne pas perdre une minute»... Il se réjouit de son accueil à Trieste, «malgré la curiosité vraiment un peu fatiguante du peuple Triestin, pour qui un françois dans ses murs est une rareté plus étrange qu'un persan à Paris du temps de Rica»... Ses collaborateurs sur place font preuve de beaucoup de zèle, et il ne manque pour la réussite du journal «que des matériaux suffisans car je n'ai pas besoin de vous dire que sa publication sera en raison de vos envois, toutes nouvelles intérieures et extérieures me manquant d'ailleurs absolument»...{BR} On joint une autre L.A.S. à M. de Chassenon, auditeur au Conseil d'État (1 page petit in-4, adresse), le félicitant pour son «excellent mémoire sur l'Illyrie»...{BR}
Vente
mardi 14 avril 2015・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3 Rue Favart
75002 Paris