Henry de montherlant (1896-1972)
4 L.A.S., 1936-1943, la plupart à John Charpentier; 4 pages et demie in-4 et 2 cartes postales avec adresses.{BR} Sur Les Jeunes Filles et La Reine morte.{BR} 22 septembre 1936: «Je ne vous avais pas envoyé les J. filles, pcq. j'avais souvenir que vous maltraitiez si constamment mes ouvrages, qu'il ne me restait plus [...] qu'à me tenir coi, mettre la queue entre les jambes, si j'ose dire, et attendre la douche». Mais il est ravi que ce volume ait eu la bonne fortune de lui plaire... ? Son article sur Les Jeunes filles va à l'essentiel: «l'incohérence, la fluence, les superpositions etc... dont est fait un homme normal; car ?Costa? (bien des femmes me l'ont dit) n'est rien d'autre qu'un homme normal, exagéré dans tous les sens; un homme, c'est-à-dire tous les hommes à la fois. La gratuité des grossièretés de ce personnage n'est pas du tout une ostentation». Ce n'est pas le «regret de l'Eden» qui est important dans ce livre. «Et ne disons pas: esthète, ni même humaniste. J'ai voulu mettre beaucoup plus là-dedans»... [29-VIII-1937]. Il n'est pas d'accord avec son compte-rendu du Démon du Bien: le terme de goujat n'est pas approprié au personnage de Costals; quant à Mme Mandillot, «sa complaisance infinie, loin d'être invraisemblable, la rend à mes yeux représentative de tout un troupeau de mères entremetteuses, troupeau fort abondant dans les pays latins»... 15 août 1943, sur La Reine morte: «C'est [...] la chose la plus rare qu'un critique littéraire quitte son repos pour écrire à un auteur le bien qu'il pense d'un de ses ouvrages. [?] je crois qu'il est bon qu'une ?uvre se détache ainsi, entièrement, de son auteur, et que celui-ci assiste aux interprétations qu'on en donne, sans apporter son mot dans le débat. Que chacun y trouve sa nourriture, que peut-il souhaiter d'autre ? C'est le but même de l'?uvre d'art»... Plus une carte à François Duhourcau (12.III.1937).{BR}
Live mardi 14 avril 2015・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°138

Henry de montherlant (1896-1972) 4 L.A.S., 1936-1943, la plupart à John Charpentier; 4 pages et demie in-4 et 2 cartes postales avec adresses.{BR} Sur Les Jeunes Filles et La Reine morte.{BR} 22 septembre 1936: «Je ne vous avais pas envoyé les J. filles, pcq. j'avais souvenir que vous maltraitiez si constamment mes ouvrages, qu'il ne me restait plus [...] qu'à me tenir coi, mettre la queue entre les jambes, si j'ose dire, et attendre la douche». Mais il est ravi que ce volume ait eu la bonne fortune de lui plaire... ? Son article sur Les Jeunes filles va à l'essentiel: «l'incohérence, la fluence, les superpositions etc... dont est fait un homme normal; car ?Costa? (bien des femmes me l'ont dit) n'est rien d'autre qu'un homme normal, exagéré dans tous les sens; un homme, c'est-à-dire tous les hommes à la fois. La gratuité des grossièretés de ce personnage n'est pas du tout une ostentation». Ce n'est pas le «regret de l'Eden» qui est important dans ce livre. «Et ne disons pas: esthète, ni même humaniste. J'ai voulu mettre beaucoup plus là-dedans»... [29-VIII-1937]. Il n'est pas d'accord avec son compte-rendu du Démon du Bien: le terme de goujat n'est pas approprié au personnage de Costals; quant à Mme Mandillot, «sa complaisance infinie, loin d'être invraisemblable, la rend à mes yeux représentative de tout un troupeau de mères entremetteuses, troupeau fort abondant dans les pays latins»... 15 août 1943, sur La Reine morte: «C'est [...] la chose la plus rare qu'un critique littéraire quitte son repos pour écrire à un auteur le bien qu'il pense d'un de ses ouvrages. [?] je crois qu'il est bon qu'une ?uvre se détache ainsi, entièrement, de son auteur, et que celui-ci assiste aux interprétations qu'on en donne, sans apporter son mot dans le débat. Que chacun y trouve sa nourriture, que peut-il souhaiter d'autre ? C'est le but même de l'?uvre d'art»... Plus une carte à François Duhourcau (12.III.1937).{BR}

Estimation
400 € - 500 €
Résultat
400 €
Frais de vente
0%
Henry de montherlant (1896-1972) 4 L.A.S., 1936-1943, la plupart à John Charpentier; 4 pages et demie in-4 et 2 cartes postales avec adresses.{BR} Sur Les Jeunes Filles et La Reine morte.{BR} 22 septembre 1936: «Je ne vous avais pas envoyé les J. filles, pcq. j'avais souvenir que vous maltraitiez si constamment mes ouvrages, qu'il ne me restait plus [...] qu'à me tenir coi, mettre la queue entre les jambes, si j'ose dire, et attendre la douche». Mais il est ravi que ce volume ait eu la bonne fortune de lui plaire... ? Son article sur Les Jeunes filles va à l'essentiel: «l'incohérence, la fluence, les superpositions etc... dont est fait un homme normal; car ?Costa? (bien des femmes me l'ont dit) n'est rien d'autre qu'un homme normal, exagéré dans tous les sens; un homme, c'est-à-dire tous les hommes à la fois. La gratuité des grossièretés de ce personnage n'est pas du tout une ostentation». Ce n'est pas le «regret de l'Eden» qui est important dans ce livre. «Et ne disons pas: esthète, ni même humaniste. J'ai voulu mettre beaucoup plus là-dedans»... [29-VIII-1937]. Il n'est pas d'accord avec son compte-rendu du Démon du Bien: le terme de goujat n'est pas approprié au personnage de Costals; quant à Mme Mandillot, «sa complaisance infinie, loin d'être invraisemblable, la rend à mes yeux représentative de tout un troupeau de mères entremetteuses, troupeau fort abondant dans les pays latins»... 15 août 1943, sur La Reine morte: «C'est [...] la chose la plus rare qu'un critique littéraire quitte son repos pour écrire à un auteur le bien qu'il pense d'un de ses ouvrages. [?] je crois qu'il est bon qu'une ?uvre se détache ainsi, entièrement, de son auteur, et que celui-ci assiste aux interprétations qu'on en donne, sans apporter son mot dans le débat. Que chacun y trouve sa nourriture, que peut-il souhaiter d'autre ? C'est le but même de l'?uvre d'art»... Plus une carte à François Duhourcau (12.III.1937).{BR}
Vente mardi 14 avril 2015・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3 Rue Favart 75002 Paris