George SAND. L.A.S. «GS», [Paris] Mardi soir [18 mai 1869, au compositeur Alexandre Bazille]; 2 pages in-8 à son chiffre. {CR}Projet d’opéra. «L’Opéra-Comique a parlé franc. Le sujet de Callirhoé ne leur plaît pas. Pour le prendre ils veulent qu’on change tout le sérieux du drame, qu’il n’y ait pas de fantastique, que la statue soit la jeune fille déguisée enfin de telles âneries que je trouve inutile de vous échiner à leur donner la jouissance d’entendre la musique. Eux, ne sont pas si bourgeois que ça, et disent très bien qu’ils ont un public d’épiciers – mais ils sont commerçants, comme tous les directeurs de théâtre et ne veulent rien risquer pour changer le goût et les habitudes de ce public. Ils m’ont conseillé de voir Pasdeloup [le chef d’orchestre était alors directeur du Théâtre-Lyrique].  Qu’est-ce que vous en dites?»...
Correspondance, XXI, 14324.
Live jeudi 4 décembre 2014・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°263

George SAND. L.A.S. «GS», [Paris] Mardi soir [18 mai 1869, au compositeur Alexandre Bazille]; 2 pages in-8 à son chiffre. {CR}Projet d’opéra. «L’Opéra-Comique a parlé franc. Le sujet de Callirhoé ne leur plaît pas. Pour le prendre ils veulent qu’on change tout le sérieux du drame, qu’il n’y ait pas de fantastique, que la statue soit la jeune fille déguisée enfin de telles âneries que je trouve inutile de vous échiner à leur donner la jouissance d’entendre la musique. Eux, ne sont pas si bourgeois que ça, et disent très bien qu’ils ont un public d’épiciers – mais ils sont commerçants, comme tous les directeurs de théâtre et ne veulent rien risquer pour changer le goût et les habitudes de ce public. Ils m’ont conseillé de voir Pasdeloup [le chef d’orchestre était alors directeur du Théâtre-Lyrique]. Qu’est-ce que vous en dites?»... Correspondance, XXI, 14324.

Estimation
500 € - 600 €
Résultat
500 €
Frais de vente
0%
George SAND. L.A.S. «GS», [Paris] Mardi soir [18 mai 1869, au compositeur Alexandre Bazille]; 2 pages in-8 à son chiffre. {CR}Projet d’opéra. «L’Opéra-Comique a parlé franc. Le sujet de Callirhoé ne leur plaît pas. Pour le prendre ils veulent qu’on change tout le sérieux du drame, qu’il n’y ait pas de fantastique, que la statue soit la jeune fille déguisée enfin de telles âneries que je trouve inutile de vous échiner à leur donner la jouissance d’entendre la musique. Eux, ne sont pas si bourgeois que ça, et disent très bien qu’ils ont un public d’épiciers – mais ils sont commerçants, comme tous les directeurs de théâtre et ne veulent rien risquer pour changer le goût et les habitudes de ce public. Ils m’ont conseillé de voir Pasdeloup [le chef d’orchestre était alors directeur du Théâtre-Lyrique]. Qu’est-ce que vous en dites?»... Correspondance, XXI, 14324.
Vente jeudi 4 décembre 2014・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3 Rue Favart 75002 Paris