Marie-Justine Pilloy, dite Alice OZY (1820-1893) actrice et courtisane, maîtresse (entre autres) du duc d'Aumale, de Théophile Gautier et de Chassériau, qui l'immortalisa dans son tableau de la Baigneuse endormie.Lettre autographe signée «Alice Ozi», 16 avril [1879], à un ami; 4 pages in-8.Sur Théophile Gautier et Chassériau, en réaction au livre d'Émile Bergerat (gendre de Gautier), Théophile Gautier, Entretiens, souvenirs et correspondances (Charpentier, 1879).Elle a de la peine. «J'ai lu dans le livre sur notre Théo (qu'on pourrait intituler Souvenirs d'un gendre dévoué et maladroit) qu'un pastel avait été vendu 300 F à la vente de la personne pour qui il avait été fait et qui était son portrait. Cela veut dire que cette personne ingrate a préféré 300 F, au souvenir de son ami. Je n'ai pas à me défendre, surtout vis-à-vis de ce gendre, sans talent, qui a fait un Gautier si peu le nôtre, qu'il est méconnaissable. J'ai racheté 4000 F le petit Delacroix, que je lui avais donné (parce qu'il l'aimait). Si j'ai mis en vente ce pastel c'est qu'il m'y a engagée, [...] il est bien mieux chez vous». Elle a des vers inédits, qu'elle ne donnera pas; «quant au gendre, qui a fait de ce fantaisiste, un vertueux prud'homme je dédaigne». Elle évoque d'autres tableaux: «Je ne suis pas folle de mon tableau (la visitation), j'aurais préféré le voeu à l'amour et surtout l'étable, mais le prix !!». Il lui faudrait «tout vendre, et n'avoir que deux ou trois perles. Malgré les accusations du gendre, je ne vendrai jamais un seul Chassériau !»...Les Neuf Muses, 2004.
Live mercredi 19 novembre 2014・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°583

Marie-Justine Pilloy, dite Alice OZY (1820-1893) actrice et courtisane, maîtresse (entre autres) du duc d'Aumale, de Théophile Gautier et de Chassériau, qui l'immortalisa dans son tableau de la Baigneuse endormie.Lettre autographe signée «Alice Ozi», 16 avril [1879], à un ami; 4 pages in-8.Sur Théophile Gautier et Chassériau, en réaction au livre d'Émile Bergerat (gendre de Gautier), Théophile Gautier, Entretiens, souvenirs et correspondances (Charpentier, 1879).Elle a de la peine. «J'ai lu dans le livre sur notre Théo (qu'on pourrait intituler Souvenirs d'un gendre dévoué et maladroit) qu'un pastel avait été vendu 300 F à la vente de la personne pour qui il avait été fait et qui était son portrait. Cela veut dire que cette personne ingrate a préféré 300 F, au souvenir de son ami. Je n'ai pas à me défendre, surtout vis-à-vis de ce gendre, sans talent, qui a fait un Gautier si peu le nôtre, qu'il est méconnaissable. J'ai racheté 4000 F le petit Delacroix, que je lui avais donné (parce qu'il l'aimait). Si j'ai mis en vente ce pastel c'est qu'il m'y a engagée, [...] il est bien mieux chez vous». Elle a des vers inédits, qu'elle ne donnera pas; «quant au gendre, qui a fait de ce fantaisiste, un vertueux prud'homme je dédaigne». Elle évoque d'autres tableaux: «Je ne suis pas folle de mon tableau (la visitation), j'aurais préféré le voeu à l'amour et surtout l'étable, mais le prix !!». Il lui faudrait «tout vendre, et n'avoir que deux ou trois perles. Malgré les accusations du gendre, je ne vendrai jamais un seul Chassériau !»...Les Neuf Muses, 2004.

Estimation
500 € - 700 €
Résultat
1 750 €
Frais de vente
0%
Marie-Justine Pilloy, dite Alice OZY (1820-1893) actrice et courtisane, maîtresse (entre autres) du duc d'Aumale, de Théophile Gautier et de Chassériau, qui l'immortalisa dans son tableau de la Baigneuse endormie.Lettre autographe signée «Alice Ozi», 16 avril [1879], à un ami; 4 pages in-8.Sur Théophile Gautier et Chassériau, en réaction au livre d'Émile Bergerat (gendre de Gautier), Théophile Gautier, Entretiens, souvenirs et correspondances (Charpentier, 1879).Elle a de la peine. «J'ai lu dans le livre sur notre Théo (qu'on pourrait intituler Souvenirs d'un gendre dévoué et maladroit) qu'un pastel avait été vendu 300 F à la vente de la personne pour qui il avait été fait et qui était son portrait. Cela veut dire que cette personne ingrate a préféré 300 F, au souvenir de son ami. Je n'ai pas à me défendre, surtout vis-à-vis de ce gendre, sans talent, qui a fait un Gautier si peu le nôtre, qu'il est méconnaissable. J'ai racheté 4000 F le petit Delacroix, que je lui avais donné (parce qu'il l'aimait). Si j'ai mis en vente ce pastel c'est qu'il m'y a engagée, [...] il est bien mieux chez vous». Elle a des vers inédits, qu'elle ne donnera pas; «quant au gendre, qui a fait de ce fantaisiste, un vertueux prud'homme je dédaigne». Elle évoque d'autres tableaux: «Je ne suis pas folle de mon tableau (la visitation), j'aurais préféré le voeu à l'amour et surtout l'étable, mais le prix !!». Il lui faudrait «tout vendre, et n'avoir que deux ou trois perles. Malgré les accusations du gendre, je ne vendrai jamais un seul Chassériau !»...Les Neuf Muses, 2004.
Vente mercredi 19 novembre 2014・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3 Rue Favart 75002 Paris