Marguerite-Joséphine Weimer, Mademoiselle George (1787-1867) tragédienne, sociétaire de la Comédie-Française.2 lettres autographes signées «George», [1846 et 1853 ?], à Jules Janin; 2 pages in-8 chaque.19 août [1846], sur la mort de son compagnon Harel: «J'ai perdu mon pauvre Harel la moitié de ma vie. Plaignez-moi, mon cher Janin, je suis si malheureuse et pourtant il me faut du courage, pour mon Tom, pour ma soeur. Votre ami est déposé dans le même tombeau de mon père et de notre petit Léopold. Vous les aimiez aussi je crois. Un mot sur la perte de cet homme si distingué, si courageux, si bon et si malheureux ! Vous l'aimiez Janin, vous l'aimiez, n'est-ce pas ? Vous lui accorderez quelques lignes»...[Décembre 1853 ?], sur sa représentation à énéfice: elle a vu Mme Grisi. «Elle consent, mais il faut que je l'encadre. Comment ! je l'ignore !! Il faudra bien, car sans l'encadrement elle ne danserait pas ! Elle doit vous voir. Dites-lui tout au monde pour qu'elle me tienne parole ! Mentez si vous pouvez. Je sais que cela vous sera difficile, mais enfin pour moi vous ferez un effort, n'est-ce pas mon cher ami ! Dites-lui bien tout le succès que nous lui ferons !»... Elle réclame l'article de Janin, qu'on dit magnifique: «on le dit rempli de coeur. J'y crois aussi vous êtes meilleur que vous ne voulez le paraître»...Ancienne collection Jean Darnel (28 juin 2004, n° 230).
Estimation
400 € - 500 €
Résultat
350 €
Frais de vente
0%
Marguerite-Joséphine Weimer, Mademoiselle George (1787-1867) tragédienne, sociétaire de la Comédie-Française.2 lettres autographes signées «George», [1846 et 1853 ?], à Jules Janin; 2 pages in-8 chaque.19 août [1846], sur la mort de son compagnon Harel: «J'ai perdu mon pauvre Harel la moitié de ma vie. Plaignez-moi, mon cher Janin, je suis si malheureuse et pourtant il me faut du courage, pour mon Tom, pour ma soeur. Votre ami est déposé dans le même tombeau de mon père et de notre petit Léopold. Vous les aimiez aussi je crois. Un mot sur la perte de cet homme si distingué, si courageux, si bon et si malheureux ! Vous l'aimiez Janin, vous l'aimiez, n'est-ce pas ? Vous lui accorderez quelques lignes»...[Décembre 1853 ?], sur sa représentation à énéfice: elle a vu Mme Grisi. «Elle consent, mais il faut que je l'encadre. Comment ! je l'ignore !! Il faudra bien, car sans l'encadrement elle ne danserait pas ! Elle doit vous voir. Dites-lui tout au monde pour qu'elle me tienne parole ! Mentez si vous pouvez. Je sais que cela vous sera difficile, mais enfin pour moi vous ferez un effort, n'est-ce pas mon cher ami ! Dites-lui bien tout le succès que nous lui ferons !»... Elle réclame l'article de Janin, qu'on dit magnifique: «on le dit rempli de coeur. J'y crois aussi vous êtes meilleur que vous ne voulez le paraître»...Ancienne collection Jean Darnel (28 juin 2004, n° 230).
Vente
mercredi 19 novembre 2014・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3 Rue Favart
75002 Paris