EUGÉNIE (1826-1920) Impératrice. Lettre autographe signée «Eugénie», Camden Place, Chislehurst 7 novembre 1870, à la Maréchale Bazaine; 11 pages in-8. Importante lettre sur la capitulation de Metz (28 octobre).Sa douleur à la nouvelle de la capitulation lui a fait comprendre tout ce que l'Empereur allait souffrir, et elle l'a quitté juste après l'arrivée du Maréchal... «Vous avez raison chere Mareschale de penser que pour rien au monde, je ferai passer un interet dynastique avant l'interet de la France. Aussi, jalouse de ses gloires, c'est avec le coeur brisé que je vois ce systeme d'insultes sur les hommes qui ont si vaillament combattu pendant plus de deux mois à Metz. Mais, ne vous tourmentez pas, justice se fera et Gambetta en sera puni par le mépris public. La délégation de Tours savait parfaitement à quoi s'en tenir sur l'état des vivres à Metz. J'y ai envoyé Bourbaki qui ne leur a rien caché». Elle cite aussi l'intervention du général Boyer pour presser la signature de l'armistice, et ses propres avertissements par télégramme. «Mais on n'a rien fait pour les sauver, et on a crié à la trahison parceque c'était la seule manière de se mettre à l'abri de l'accusation du public»... Ni la trahison, ni le feu, mais la faim seule a vaincu l'armée. Et elles doivent être «fières, de cette vaillante armée et de ses chefs», que la calomnie ne saurait atteindre. «On me dit que vous vous êtes laissé impressionner par ces on dit je ne le crois pas; et je suis sure que vous apporterez au Mal la seule consolation qu'il puisse avoir dans ce moment». Elle lui envoie un article où il est bien dit «que le manque de provisions et munitions a été la cause de la capitulation»...Librairie Les Autographes, 1998.
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EUGÉNIE (1826-1920) Impératrice. Lettre autographe signée «Eugénie», Camden Place, Chislehurst 7 novembre 1870, à la Maréchale Bazaine; 11 pages in-8. Importante lettre sur la capitulation de Metz (28 octobre).Sa douleur à la nouvelle de la capitulation lui a fait comprendre tout ce que l'Empereur allait souffrir, et elle l'a quitté juste après l'arrivée du Maréchal... «Vous avez raison chere Mareschale de penser que pour rien au monde, je ferai passer un interet dynastique avant l'interet de la France. Aussi, jalouse de ses gloires, c'est avec le coeur brisé que je vois ce systeme d'insultes sur les hommes qui ont si vaillament combattu pendant plus de deux mois à Metz. Mais, ne vous tourmentez pas, justice se fera et Gambetta en sera puni par le mépris public. La délégation de Tours savait parfaitement à quoi s'en tenir sur l'état des vivres à Metz. J'y ai envoyé Bourbaki qui ne leur a rien caché». Elle cite aussi l'intervention du général Boyer pour presser la signature de l'armistice, et ses propres avertissements par télégramme. «Mais on n'a rien fait pour les sauver, et on a crié à la trahison parceque c'était la seule manière de se mettre à l'abri de l'accusation du public»... Ni la trahison, ni le feu, mais la faim seule a vaincu l'armée. Et elles doivent être «fières, de cette vaillante armée et de ses chefs», que la calomnie ne saurait atteindre. «On me dit que vous vous êtes laissé impressionner par ces on dit je ne le crois pas; et je suis sure que vous apporterez au Mal la seule consolation qu'il puisse avoir dans ce moment». Elle lui envoie un article où il est bien dit «que le manque de provisions et munitions a été la cause de la capitulation»...Librairie Les Autographes, 1998.
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mercredi 19 novembre 2014・14:00 (Europe/Paris)
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3 Rue Favart
75002 Paris