Sacha GUITRY 2 L.A.S., [avril 1925], à Pierre WOLFF; 2 pages in-4 chaque. Mise au point après un article sur le théâtre du VAUDEVILLE paru dans Candide (23 avril 1925). «Je ne suis ni Satan, ni le Bon Dieu, ni Inaudi - et je n'ai pas de "livres bien tenus"»; aussi avait-il demandé des précisions à Georges Peutat sur le Vaudeville. «Je ne "défends" pas mes pièces, [...] mais je conserve un mauvais souvenir de certains actes anti-confraternels, n'ayant à ce sujet rien à me reprocher. Ainsi, bien que dans votre lettre vous prétendiez n'avoir pas été systématiquement injuste à mon égard, je vous signale cette phrase de vous parue dans Comoedia, alors que vous veniez de prendre la direction du Vaudeville, que j'avais dirigé moi-même pendant deux années précédentes: "Je suis trop irrité que les auteurs accaparent toute une année le même théâtre pour tomber moi-même dans ce travers!" Était-ce très aimable pour moi? Que vous avais-je donc fait?»... Il ne s'était pas trompé, comme le prouvent les précisions qu'il donne sur les représentations et les recettes du Ruisseau, joué 119 fois «en comptant la reprise. Si j'avais dû compter les reprises faites au Vaudeville de toutes les pièces, le nombre de centièmes eût été bien plus grand! - Donc je ne m'étais pas trompé. Et l'incident serait clos entre nous si dans votre lettre vous ne m'accusiez pas d'être "injuste". Ne l'avez-vous pas été, vous, injuste, mon cher Wolff quand vous avez pris la direction du Vaudeville? Relisez votre article dans Comoedia et feuilletez vos programmes! Vous y parlez de tous les succès remportés dans ce beau théâtre - mais vous oubliez Deburau, Berg-op-Zoom, Pasteur, La Revue de Paris et Le Mari, la femme et l'amant, pièces qui, toutes, hormis Deburau, ont dépassé la centième. Pourquoi?»
Estimation
300 € - 400 €
Résultat
350 €
Frais de vente
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Sacha GUITRY
2 L.A.S., [avril 1925], à Pierre WOLFF; 2 pages in-4 chaque. Mise au point après un article sur le théâtre du VAUDEVILLE paru dans Candide (23 avril 1925). «Je ne suis ni Satan, ni le Bon Dieu, ni Inaudi - et je n'ai pas de "livres bien tenus"»; aussi avait-il demandé des précisions à Georges Peutat sur le Vaudeville. «Je ne "défends" pas mes pièces, [...] mais je conserve un mauvais souvenir de certains actes anti-confraternels, n'ayant à ce sujet rien à me reprocher. Ainsi, bien que dans votre lettre vous prétendiez n'avoir pas été systématiquement injuste à mon égard, je vous signale cette phrase de vous parue dans Comoedia, alors que vous veniez de prendre la direction du Vaudeville, que j'avais dirigé moi-même pendant deux années précédentes: "Je suis trop irrité que les auteurs accaparent toute une année le même théâtre pour tomber moi-même dans ce travers!" Était-ce très aimable pour moi? Que vous avais-je donc fait?»... Il ne s'était pas trompé, comme le prouvent les précisions qu'il donne sur les représentations et les recettes du Ruisseau, joué 119 fois «en comptant la reprise. Si j'avais dû compter les reprises faites au Vaudeville de toutes les pièces, le nombre de centièmes eût été bien plus grand! - Donc je ne m'étais pas trompé. Et l'incident serait clos entre nous si dans votre lettre vous ne m'accusiez pas d'être "injuste". Ne l'avez-vous pas été, vous, injuste, mon cher Wolff quand vous avez pris la direction du Vaudeville? Relisez votre article dans Comoedia et feuilletez vos programmes! Vous y parlez de tous les succès remportés dans ce beau théâtre - mais vous oubliez Deburau, Berg-op-Zoom, Pasteur, La Revue de Paris et Le Mari, la femme et l'amant, pièces qui, toutes, hormis Deburau, ont dépassé la centième. Pourquoi?»
Vente
jeudi 2 octobre 2014・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris