GUERRE DE 1914-1918. Capitaine MANSOUX, du 217e régiment d'infanterie. Manuscrit autographe signé, Dix jours à Verdun et ma captivité, [1917-1918]; carnet in-8 de 156 pages au crayon sur papier quadrillé, couv. moleskine noire (dos usé). Intéressant récit et journal de captivité d'un capitaine d'infanterie. D'une écriture fine et régulière, très lisible, ce récit est divisé en cinq parties et complété par une table des matières : I «Dix jours à Verdun», 1er-10 juillet 1916 (p. 1-40); II «Comment je fus fait prisonnier», 11 juillet 1916 (p. 41-54); III «De Bouligny à Mayence», 12-16 juillet 1916 (p. 55-72); IV «Mon séjour à la citadelle de Mayence», 16 juillet 1916-23 mai 1917 (p. 73-125), avec un «plan sommaire et approximatif» de leur partie de la citadelle; V «Séjour au camp de représailles de Sarrebrück Burbach», 24 mai-23 septembre 1917 (p. 126-154).{CR} Après l'évocation de la vie quotidienne du régiment enfermé dans Verdun, le récit de l'attaque du 11 juillet 1916 est très vivant et détaillé. À 15 heures, avec son colonel, ils traversent le pont sur la Meuse, puis tout le quartier de Verdun, déserté par les civils : «le bruit de la canonnade a redoublé d'intensité, on n'a aucune peine à ressentir la réalité des choses et un petit frisson nous pince le coeur». Le général d'Anselme ne leur cache pas la vérité : «nous allons occuper un secteur terrible, le Chênois, et nous sommes un peu dans cette 71e division des troupes sacrifiées. Notre ligne en avant du fort de Vaux, à environ 1200 m de ce fort, n'existe pas à proprement parler, c'est une succession de trous d'obus que les hommes aménagent comme ils peuvent la nuit, car de jour il est impossible de montrer le bout de son nez, car les mitrailleuses du fort sont d'une extrême vigilance et comme nous sommes en contre-pente, rien ne peut leur échapper. [...] Le tunnel de Tavannes a un bon kilomètre de long, c'est un abri sûr mais très inconfortable. Au début de Verdun, on y accumulait des troupes de réserve et il
Live mardi 20 mai 2014・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°315

GUERRE DE 1914-1918. Capitaine MANSOUX, du 217e régiment d'infanterie. Manuscrit autographe signé, Dix jours à Verdun et ma captivité, [1917-1918]; carnet in-8 de 156 pages au crayon sur papier quadrillé, couv. moleskine noire (dos usé). Intéressant récit et journal de captivité d'un capitaine d'infanterie. D'une écriture fine et régulière, très lisible, ce récit est divisé en cinq parties et complété par une table des matières : I «Dix jours à Verdun», 1er-10 juillet 1916 (p. 1-40); II «Comment je fus fait prisonnier», 11 juillet 1916 (p. 41-54); III «De Bouligny à Mayence», 12-16 juillet 1916 (p. 55-72); IV «Mon séjour à la citadelle de Mayence», 16 juillet 1916-23 mai 1917 (p. 73-125), avec un «plan sommaire et approximatif» de leur partie de la citadelle; V «Séjour au camp de représailles de Sarrebrück Burbach», 24 mai-23 septembre 1917 (p. 126-154).{CR} Après l'évocation de la vie quotidienne du régiment enfermé dans Verdun, le récit de l'attaque du 11 juillet 1916 est très vivant et détaillé. À 15 heures, avec son colonel, ils traversent le pont sur la Meuse, puis tout le quartier de Verdun, déserté par les civils : «le bruit de la canonnade a redoublé d'intensité, on n'a aucune peine à ressentir la réalité des choses et un petit frisson nous pince le coeur». Le général d'Anselme ne leur cache pas la vérité : «nous allons occuper un secteur terrible, le Chênois, et nous sommes un peu dans cette 71e division des troupes sacrifiées. Notre ligne en avant du fort de Vaux, à environ 1200 m de ce fort, n'existe pas à proprement parler, c'est une succession de trous d'obus que les hommes aménagent comme ils peuvent la nuit, car de jour il est impossible de montrer le bout de son nez, car les mitrailleuses du fort sont d'une extrême vigilance et comme nous sommes en contre-pente, rien ne peut leur échapper. [...] Le tunnel de Tavannes a un bon kilomètre de long, c'est un abri sûr mais très inconfortable. Au début de Verdun, on y accumulait des troupes de réserve et il

Estimation
400 € - 500 €
Résultat
550 €
Frais de vente
0%
GUERRE DE 1914-1918. Capitaine MANSOUX, du 217e régiment d'infanterie. Manuscrit autographe signé, Dix jours à Verdun et ma captivité, [1917-1918]; carnet in-8 de 156 pages au crayon sur papier quadrillé, couv. moleskine noire (dos usé). Intéressant récit et journal de captivité d'un capitaine d'infanterie. D'une écriture fine et régulière, très lisible, ce récit est divisé en cinq parties et complété par une table des matières : I «Dix jours à Verdun», 1er-10 juillet 1916 (p. 1-40); II «Comment je fus fait prisonnier», 11 juillet 1916 (p. 41-54); III «De Bouligny à Mayence», 12-16 juillet 1916 (p. 55-72); IV «Mon séjour à la citadelle de Mayence», 16 juillet 1916-23 mai 1917 (p. 73-125), avec un «plan sommaire et approximatif» de leur partie de la citadelle; V «Séjour au camp de représailles de Sarrebrück Burbach», 24 mai-23 septembre 1917 (p. 126-154).{CR} Après l'évocation de la vie quotidienne du régiment enfermé dans Verdun, le récit de l'attaque du 11 juillet 1916 est très vivant et détaillé. À 15 heures, avec son colonel, ils traversent le pont sur la Meuse, puis tout le quartier de Verdun, déserté par les civils : «le bruit de la canonnade a redoublé d'intensité, on n'a aucune peine à ressentir la réalité des choses et un petit frisson nous pince le coeur». Le général d'Anselme ne leur cache pas la vérité : «nous allons occuper un secteur terrible, le Chênois, et nous sommes un peu dans cette 71e division des troupes sacrifiées. Notre ligne en avant du fort de Vaux, à environ 1200 m de ce fort, n'existe pas à proprement parler, c'est une succession de trous d'obus que les hommes aménagent comme ils peuvent la nuit, car de jour il est impossible de montrer le bout de son nez, car les mitrailleuses du fort sont d'une extrême vigilance et comme nous sommes en contre-pente, rien ne peut leur échapper. [...] Le tunnel de Tavannes a un bon kilomètre de long, c'est un abri sûr mais très inconfortable. Au début de Verdun, on y accumulait des troupes de réserve et il
Vente mardi 20 mai 2014・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3 Rue Favart 75002 Paris