COMMUNE DE PARIS. 7 L.A.S. d'Eugène Benoist, septembre-décembre 1871, à son ami Delcourt; 30 pages in-8. Intéressante correspondance d'un déporté. Probablement arrêté par erreur avec les Insurgés, Benoist est déporté à l'île d'Aix et enfermé dans les cales de la frégate La Foudre, d'où une partie de ses Lettres sont écrites. Il est ensuite conduit à l'île d'Oléron en rade des Trousses, attendant inlassablement l'heure de sa délivrance. La vie des captifs à bord est ennuyeuse et les mises en liberté sont rares...{CR} À bord de La Foudre 2 septembre 1871. Les interrogatoires ont commencé : «On espère cependant beaucoup une amnistie pour le 4 septembre; mais, je ne m'y attends pas, et puis étant innocent je n'ai nullement besoin d'amnistie»... Il essaie de ne pas perdre espoir... 26 septembre. Il se remémore avec nostalgie quelques souvenirs avec ses amis, «ce bon temps que nous avons passé côté à côté, [...] les combats auxquels nous avons échappé, nos luttes avec ces gueux de Prussiens. Puis encore précédant tout cela, cette parfaite amitié qui nous unit tous les cinq et qui nous fit traverser tous ces événements la main dans la main, la gaieté constante au coeur»... Il est interrogé depuis une vingtaine de jours : «Je m'attends à être mis en liberté d'un moment à l'autre»... 5 octobre. Il s'ennuie beaucoup à bord de la frégate : «Je te l'assure, j'aurais de beaucoup préféré la visiter en amateur »... Ils ont reçu la veille une visite de la haute police «qui venait reconnaître son gibier»; il a dû passer devant le chef de la sûreté... En rade des Trousses 22 octobre. Il vient d'arriver dans la rade : «je préfère ce paysage d'ici, à celui que nous venons de quitter. Nous sommes plus près de terre, à quelques mètres d'Oléron»... Voilà plus de six semaines qu'il a été interrogé et toujours rien de nouveau : «J'en suis bien ennuyé, je n'en suis pas inquiet car parmi ceux que j'ai vus remettre en liberté, il y en avait qui pouvait avoir à se reprocher pas mal»... L'attent
Live mardi 20 mai 2014・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°275

COMMUNE DE PARIS. 7 L.A.S. d'Eugène Benoist, septembre-décembre 1871, à son ami Delcourt; 30 pages in-8. Intéressante correspondance d'un déporté. Probablement arrêté par erreur avec les Insurgés, Benoist est déporté à l'île d'Aix et enfermé dans les cales de la frégate La Foudre, d'où une partie de ses Lettres sont écrites. Il est ensuite conduit à l'île d'Oléron en rade des Trousses, attendant inlassablement l'heure de sa délivrance. La vie des captifs à bord est ennuyeuse et les mises en liberté sont rares...{CR} À bord de La Foudre 2 septembre 1871. Les interrogatoires ont commencé : «On espère cependant beaucoup une amnistie pour le 4 septembre; mais, je ne m'y attends pas, et puis étant innocent je n'ai nullement besoin d'amnistie»... Il essaie de ne pas perdre espoir... 26 septembre. Il se remémore avec nostalgie quelques souvenirs avec ses amis, «ce bon temps que nous avons passé côté à côté, [...] les combats auxquels nous avons échappé, nos luttes avec ces gueux de Prussiens. Puis encore précédant tout cela, cette parfaite amitié qui nous unit tous les cinq et qui nous fit traverser tous ces événements la main dans la main, la gaieté constante au coeur»... Il est interrogé depuis une vingtaine de jours : «Je m'attends à être mis en liberté d'un moment à l'autre»... 5 octobre. Il s'ennuie beaucoup à bord de la frégate : «Je te l'assure, j'aurais de beaucoup préféré la visiter en amateur »... Ils ont reçu la veille une visite de la haute police «qui venait reconnaître son gibier»; il a dû passer devant le chef de la sûreté... En rade des Trousses 22 octobre. Il vient d'arriver dans la rade : «je préfère ce paysage d'ici, à celui que nous venons de quitter. Nous sommes plus près de terre, à quelques mètres d'Oléron»... Voilà plus de six semaines qu'il a été interrogé et toujours rien de nouveau : «J'en suis bien ennuyé, je n'en suis pas inquiet car parmi ceux que j'ai vus remettre en liberté, il y en avait qui pouvait avoir à se reprocher pas mal»... L'attent

Estimation
300 € - 400 €
Résultat
950 €
Frais de vente
0%
COMMUNE DE PARIS. 7 L.A.S. d'Eugène Benoist, septembre-décembre 1871, à son ami Delcourt; 30 pages in-8. Intéressante correspondance d'un déporté. Probablement arrêté par erreur avec les Insurgés, Benoist est déporté à l'île d'Aix et enfermé dans les cales de la frégate La Foudre, d'où une partie de ses Lettres sont écrites. Il est ensuite conduit à l'île d'Oléron en rade des Trousses, attendant inlassablement l'heure de sa délivrance. La vie des captifs à bord est ennuyeuse et les mises en liberté sont rares...{CR} À bord de La Foudre 2 septembre 1871. Les interrogatoires ont commencé : «On espère cependant beaucoup une amnistie pour le 4 septembre; mais, je ne m'y attends pas, et puis étant innocent je n'ai nullement besoin d'amnistie»... Il essaie de ne pas perdre espoir... 26 septembre. Il se remémore avec nostalgie quelques souvenirs avec ses amis, «ce bon temps que nous avons passé côté à côté, [...] les combats auxquels nous avons échappé, nos luttes avec ces gueux de Prussiens. Puis encore précédant tout cela, cette parfaite amitié qui nous unit tous les cinq et qui nous fit traverser tous ces événements la main dans la main, la gaieté constante au coeur»... Il est interrogé depuis une vingtaine de jours : «Je m'attends à être mis en liberté d'un moment à l'autre»... 5 octobre. Il s'ennuie beaucoup à bord de la frégate : «Je te l'assure, j'aurais de beaucoup préféré la visiter en amateur »... Ils ont reçu la veille une visite de la haute police «qui venait reconnaître son gibier»; il a dû passer devant le chef de la sûreté... En rade des Trousses 22 octobre. Il vient d'arriver dans la rade : «je préfère ce paysage d'ici, à celui que nous venons de quitter. Nous sommes plus près de terre, à quelques mètres d'Oléron»... Voilà plus de six semaines qu'il a été interrogé et toujours rien de nouveau : «J'en suis bien ennuyé, je n'en suis pas inquiet car parmi ceux que j'ai vus remettre en liberté, il y en avait qui pouvait avoir à se reprocher pas mal»... L'attent
Vente mardi 20 mai 2014・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3 Rue Favart 75002 Paris