Pierre Joseph proudhon (1809-1865)
L.A.S., Burgille-lez-Marnay (Doubs) 20 octobre 1852, à une demoiselle; 1 page et demie in-8. Curieuse lettre. Il accuse réception de sa lettre, «après bien des détours, que vous eussiez pu éviter facilement, en vous informant soit à la prison de Ste-Pélagie, que j'ai quittée naguère, soit auprès de mon libraire, de ma véritable adresse». Il regrette qu'elle ne lui ait pas d'emblée dit de quoi il retournait : «Il ne fallait que deux lignes pour cela, au lieu de deux pages que vous avez employées à me dire que vous ne me diriez rien. Je n'aime point ces façons mystérieuses, et vous engage à parler net, si cela vous convient, une autre fois». Il la prie également de ne pas l'entretenir «de vos opinions politiques et religieuses, non plus que des miennes. Outre que je n'admets pas qu'une femme entende rien à ces sortes de choses, j'ai assez de mes conférences avec le public, sans infester ma vie privée de toutes ces épines. En deux mots, Mademoiselle, que me voulez-vous ?»
Live mardi 20 mai 2014・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°199

Pierre Joseph proudhon (1809-1865) L.A.S., Burgille-lez-Marnay (Doubs) 20 octobre 1852, à une demoiselle; 1 page et demie in-8. Curieuse lettre. Il accuse réception de sa lettre, «après bien des détours, que vous eussiez pu éviter facilement, en vous informant soit à la prison de Ste-Pélagie, que j'ai quittée naguère, soit auprès de mon libraire, de ma véritable adresse». Il regrette qu'elle ne lui ait pas d'emblée dit de quoi il retournait : «Il ne fallait que deux lignes pour cela, au lieu de deux pages que vous avez employées à me dire que vous ne me diriez rien. Je n'aime point ces façons mystérieuses, et vous engage à parler net, si cela vous convient, une autre fois». Il la prie également de ne pas l'entretenir «de vos opinions politiques et religieuses, non plus que des miennes. Outre que je n'admets pas qu'une femme entende rien à ces sortes de choses, j'ai assez de mes conférences avec le public, sans infester ma vie privée de toutes ces épines. En deux mots, Mademoiselle, que me voulez-vous ?»

Estimation
250 € - 300 €
Résultat
600 €
Frais de vente
0%
Pierre Joseph proudhon (1809-1865) L.A.S., Burgille-lez-Marnay (Doubs) 20 octobre 1852, à une demoiselle; 1 page et demie in-8. Curieuse lettre. Il accuse réception de sa lettre, «après bien des détours, que vous eussiez pu éviter facilement, en vous informant soit à la prison de Ste-Pélagie, que j'ai quittée naguère, soit auprès de mon libraire, de ma véritable adresse». Il regrette qu'elle ne lui ait pas d'emblée dit de quoi il retournait : «Il ne fallait que deux lignes pour cela, au lieu de deux pages que vous avez employées à me dire que vous ne me diriez rien. Je n'aime point ces façons mystérieuses, et vous engage à parler net, si cela vous convient, une autre fois». Il la prie également de ne pas l'entretenir «de vos opinions politiques et religieuses, non plus que des miennes. Outre que je n'admets pas qu'une femme entende rien à ces sortes de choses, j'ai assez de mes conférences avec le public, sans infester ma vie privée de toutes ces épines. En deux mots, Mademoiselle, que me voulez-vous ?»
Vente mardi 20 mai 2014・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3 Rue Favart 75002 Paris