Une très ancienne tête sculptée qui présente les caractéristiques de l'art des Tsogho, population du Gabon dont les traditions artistiques sont étroitement liées aux pratiques initiatiques et spirituelles du Bwiti. Le visage, d'une grande douceur et d'une belle présence, s'inscrit dans un " cœur " aux proportions harmonieuses. Les yeux étirés et mi-clos, soulignés par de hautes arcades sourcilières dessinant une double courbe, encadrent un nez triangulaire et une bouche aux lèvres délicatement modelées. La coiffure, organisée autour d'une crête centrale ornée de boutons de culotte fixés sur une ancienne résine végétale, se prolonge de part et d'autre du visage par deux longues tresses latérales retombantes, et surplombe le haut front bombé conférant à l'ensemble une remarquable élégance. A l'origine cette œuvre devait certainement constituer la partie haute d'une figure de reliquaire mbumba bwiti. Lors des cérémonies du bwiti, l'initié devin ou sorcier, pouvait sortir le mbumba de son panier à ossements et le tenir, l'agiter ou l'interroger, l'utilisant comme un sceptre de cérémonie et un objet d'intercession avec le monde des ancêtres. L'œuvre fut également photographiée par Soichi Sunami (1885-1971), célèbre photographe japonais installé à New York, notamment connu pour avoir documenté l'exposition historique African Negro Art, organisée au Museum of Modern Art en 1935. Ce précieux témoignage photographique contribue à documenter l'ancienneté et le parcours de cette sculpture. Tshogo, Gabon Bois, reliquats de kaolin, boutons, résine, accidents, usures et petits manques visibles, importante oxydation d'ancienneté, très belle et ancienne patine d'usage. Hauteur : 20 cm
Estimation
2 500 € - 3 000 €
Frais de vente
31,8%
Une très ancienne tête sculptée qui présente les caractéristiques de l'art des Tsogho, population du Gabon dont les traditions artistiques sont étroitement liées aux pratiques initiatiques et spirituelles du Bwiti.
Le visage, d'une grande douceur et d'une belle présence, s'inscrit dans un " cœur " aux proportions harmonieuses. Les yeux étirés et mi-clos, soulignés par de hautes arcades sourcilières dessinant une double courbe, encadrent un nez triangulaire et une bouche aux lèvres délicatement modelées. La coiffure, organisée autour d'une crête centrale ornée de boutons de culotte fixés sur une ancienne résine végétale, se prolonge de part et d'autre du visage par deux longues tresses latérales retombantes, et surplombe le haut front bombé conférant à l'ensemble une remarquable élégance.
A l'origine cette œuvre devait certainement constituer la partie haute d'une figure de reliquaire mbumba bwiti. Lors des cérémonies du bwiti, l'initié devin ou sorcier, pouvait sortir le mbumba de son panier à ossements et le tenir, l'agiter ou l'interroger, l'utilisant comme un sceptre de cérémonie et un objet d'intercession avec le monde des ancêtres.
L'œuvre fut également photographiée par Soichi Sunami (1885-1971), célèbre photographe japonais installé à New York, notamment connu pour avoir documenté l'exposition historique African Negro Art, organisée au Museum of Modern Art en 1935. Ce précieux témoignage photographique contribue à documenter l'ancienneté et le parcours de cette sculpture.
Tshogo, Gabon
Bois, reliquats de kaolin, boutons, résine, accidents, usures et petits manques visibles, importante oxydation d'ancienneté, très belle et ancienne patine d'usage.
Hauteur : 20 cm
Vente
jeudi 26 novembre・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris