Pieter van der Heyden (1530-1572) La Barque-moule, ou Musiciens dans une coquille de moule. 1562. Burin d'après un suiveur de Hieronymus Bosch. 283 x 207 [316 x 233 mm]. Hollstein (Bosch) 27 ; Hollstein (Heyden) 51 ; Hollstein (Cock) 140. Très belle épreuve sur vergé mince. Petites marges. Timbre AABM (Lugt 3075). Reproduit dans J. van der Stock, dir., Hieronymus Cock ; La gravure à la Renaissance (exposition à la Bibliothèque royale de Belgique, Bruxelles, et à la Fondation Custodia, Collection Frits Lugt), Paris, Bruxelles, Fonds Mercator éd., 2013, p. 251, n° 63 b. Cette gravure satirique parue chez l'éditeur et marchand Hieronymus Cock à Anvers s'inscrit dans le contexte de la Réforme protestante. Le navire de fortune fait écho à la Nef des fous, ouvrage de Sebastiaan Brant (1493) qui fut très populaire et influent. Il incarne la métaphore médiévale dénonçant une humanité en dérive morale qui oublie le chemin du salut. La coquille de moule ouverte au milieu de la mer symbolise la fragilité humaine et l'errance de l'âme face à la tentation du péché. Les musiciens et les chanteurs n'incarnent pas l'harmonie céleste, mais le tapage diabolique, la luxure et la distraction frivole qui éloignent de Dieu. Le moine embrassant une religieuse dénonce directement l'hypocrisie et la corruption morale du clergé de l'époque. Le joueur de cornemuse qui vomit dans l'eau illustre ?la débauche charnelle et la folie menant à la ruine. L'utilisation d'ustensiles ménagers comme instruments de musique exprime le désordre total et le renversement des valeurs chrétiennes. La présence du hibou perché au sommet de la branche renforce cette idée de vice, représentant ici la cécité spirituelle et les forces des ténèbres à l'œuvre dans cette assemblée dissolue.
Estimation
10 000 € - 12 000 €
Frais de vente
31,8%
Pieter van der Heyden (1530-1572)
La Barque-moule, ou Musiciens dans une coquille de moule. 1562. Burin d'après un suiveur de Hieronymus Bosch. 283 x 207 [316 x 233 mm]. Hollstein (Bosch) 27 ; Hollstein (Heyden) 51 ; Hollstein (Cock) 140. Très belle épreuve sur vergé mince. Petites marges. Timbre AABM (Lugt 3075). Reproduit dans J. van der Stock, dir., Hieronymus Cock ; La gravure à la Renaissance (exposition à la Bibliothèque royale de Belgique, Bruxelles, et à la Fondation Custodia, Collection Frits Lugt), Paris, Bruxelles, Fonds Mercator éd., 2013, p. 251, n° 63 b.
Cette gravure satirique parue chez l'éditeur et marchand Hieronymus Cock à Anvers s'inscrit dans le contexte de la Réforme protestante. Le navire de fortune fait écho à la Nef des fous, ouvrage de Sebastiaan Brant (1493) qui fut très populaire et influent. Il incarne la métaphore médiévale dénonçant une humanité en dérive morale qui oublie le chemin du salut. La coquille de moule ouverte au milieu de la mer symbolise la fragilité humaine et l'errance de l'âme face à la tentation du péché. Les musiciens et les chanteurs n'incarnent pas l'harmonie céleste, mais le tapage diabolique, la luxure et la distraction frivole qui éloignent de Dieu. Le moine embrassant une religieuse dénonce directement l'hypocrisie et la corruption morale du clergé de l'époque. Le joueur de cornemuse qui vomit dans l'eau illustre ?la débauche charnelle et la folie menant à la ruine. L'utilisation d'ustensiles ménagers comme instruments de musique exprime le désordre total et le renversement des valeurs chrétiennes. La présence du hibou perché au sommet de la branche renforce cette idée de vice, représentant ici la cécité spirituelle et les forces des ténèbres à l'œuvre dans cette assemblée dissolue.
Vente
mardi 24 novembre・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris