RIVIÈRE (Henri).
Les Trente-six vues de la Tour Eiffel. Prologue d'Arsène Alexandre.
Paris : Imprimerie Eugène Verneau, 1888-1902. — In-4 oblong, 225 x 290 : (48 ff. 2 premiers et 2 derniers blancs). Cartonnage de l'éditeur, recouvert de papier gaufré « à la japonaise », à décor d’iris, non rogné, étui.

Superbe et célèbre album, préfacé par Arsène Alexandre, de 36 lithographies d'Henri RIVIÈRE, célébrant à la fois la tour Eiffel et la ville de Paris qui s'offre autour d'elle.

Ce véritable chef-d'œuvre fut entrepris en 1888, au moment de la construction du monument, au fil des promenades de l'artiste aux abords de l'édifice et dans Paris. L'artiste donne une interprétation japonisante de ses dessins, rendant ainsi un hommage direct aux Trente-six Vues du mont Fuji de Hokusai.

C'est ainsi qu'Arsène Alexandre présente l'album dans son prologue : « Ce spectacle est formé de la succession, en apparence capricieuse, de toutes sortes d'aspects de Paris, populeux, sauvages, élégants, dramatiques, enfiévrés de rudes travaux ou estompés de mélancolie. Le caprice, à la vérité, y préside, et le plus heureux et le plus imprévu, comme il règne dans les différents mouvements d'une symphonie : ils semblent n'avoir entre eux aucun lien, ni de rythme, ni d'harmonie, et ils ont le lien le plus puissant, celui d'un sentiment, d'un état d'esprit, d'un but intellectuel qui sera, par exemple, comme vous savez, de dépeindre la vie pastorale ou de fêter le souvenir d'un héros. Ici, il s'agit de dire l'effrayante beauté de Paris, de la redire sous toutes ses formes et par toutes ses couleurs aux ingrats et insouciants parisiens qui l'oublient sans cesse. De faire de cet album un memento de cette beauté pour les siens d'à présent et un testimonial pour ceux qui viendront après nous. »

L'édition fut tirée à 500 exemplaires numérotés et signés par l'artiste, le nôtre portant le n° 54. Les planches, exécutées par Rivière, furent imprimées sous sa direction ; le texte fut composé avec les caractères dessinés par George Auriol, qui réalisa également les fleurons, les cachets et les marques ; l'impression d'ensemble fut menée sur les presses d'Eugène Verneau, et la reliure confiée à Charles Baron. Tous les feuillets ont été montés sur onglets.

Exemplaire dans un très bel état de fraîcheur, malgré une petite déchirure sans manque en haut du dos et de petites rousseurs marginales et sans gravité sur le bord de quelques feuillets.
Live mercredi 25 novembre・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°14

RIVIÈRE (Henri). Les Trente-six vues de la Tour Eiffel. Prologue d'Arsène Alexandre. Paris : Imprimerie Eugène Verneau, 1888-1902. — In-4 oblong, 225 x 290 : (48 ff. 2 premiers et 2 derniers blancs). Cartonnage de l'éditeur, recouvert de papier gaufré « à la japonaise », à décor d’iris, non rogné, étui. Superbe et célèbre album, préfacé par Arsène Alexandre, de 36 lithographies d'Henri RIVIÈRE, célébrant à la fois la tour Eiffel et la ville de Paris qui s'offre autour d'elle. Ce véritable chef-d'œuvre fut entrepris en 1888, au moment de la construction du monument, au fil des promenades de l'artiste aux abords de l'édifice et dans Paris. L'artiste donne une interprétation japonisante de ses dessins, rendant ainsi un hommage direct aux Trente-six Vues du mont Fuji de Hokusai. C'est ainsi qu'Arsène Alexandre présente l'album dans son prologue : « Ce spectacle est formé de la succession, en apparence capricieuse, de toutes sortes d'aspects de Paris, populeux, sauvages, élégants, dramatiques, enfiévrés de rudes travaux ou estompés de mélancolie. Le caprice, à la vérité, y préside, et le plus heureux et le plus imprévu, comme il règne dans les différents mouvements d'une symphonie : ils semblent n'avoir entre eux aucun lien, ni de rythme, ni d'harmonie, et ils ont le lien le plus puissant, celui d'un sentiment, d'un état d'esprit, d'un but intellectuel qui sera, par exemple, comme vous savez, de dépeindre la vie pastorale ou de fêter le souvenir d'un héros. Ici, il s'agit de dire l'effrayante beauté de Paris, de la redire sous toutes ses formes et par toutes ses couleurs aux ingrats et insouciants parisiens qui l'oublient sans cesse. De faire de cet album un memento de cette beauté pour les siens d'à présent et un testimonial pour ceux qui viendront après nous. » L'édition fut tirée à 500 exemplaires numérotés et signés par l'artiste, le nôtre portant le n° 54. Les planches, exécutées par Rivière, furent imprimées sous sa direction ; le texte fut composé avec les caractères dessinés par George Auriol, qui réalisa également les fleurons, les cachets et les marques ; l'impression d'ensemble fut menée sur les presses d'Eugène Verneau, et la reliure confiée à Charles Baron. Tous les feuillets ont été montés sur onglets. Exemplaire dans un très bel état de fraîcheur, malgré une petite déchirure sans manque en haut du dos et de petites rousseurs marginales et sans gravité sur le bord de quelques feuillets.

Estimation
5 000 € - 7 000 €
Frais de vente
28,1%
RIVIÈRE (Henri). Les Trente-six vues de la Tour Eiffel. Prologue d'Arsène Alexandre. Paris : Imprimerie Eugène Verneau, 1888-1902. — In-4 oblong, 225 x 290 : (48 ff. 2 premiers et 2 derniers blancs). Cartonnage de l'éditeur, recouvert de papier gaufré « à la japonaise », à décor d’iris, non rogné, étui. Superbe et célèbre album, préfacé par Arsène Alexandre, de 36 lithographies d'Henri RIVIÈRE, célébrant à la fois la tour Eiffel et la ville de Paris qui s'offre autour d'elle. Ce véritable chef-d'œuvre fut entrepris en 1888, au moment de la construction du monument, au fil des promenades de l'artiste aux abords de l'édifice et dans Paris. L'artiste donne une interprétation japonisante de ses dessins, rendant ainsi un hommage direct aux Trente-six Vues du mont Fuji de Hokusai. C'est ainsi qu'Arsène Alexandre présente l'album dans son prologue : « Ce spectacle est formé de la succession, en apparence capricieuse, de toutes sortes d'aspects de Paris, populeux, sauvages, élégants, dramatiques, enfiévrés de rudes travaux ou estompés de mélancolie. Le caprice, à la vérité, y préside, et le plus heureux et le plus imprévu, comme il règne dans les différents mouvements d'une symphonie : ils semblent n'avoir entre eux aucun lien, ni de rythme, ni d'harmonie, et ils ont le lien le plus puissant, celui d'un sentiment, d'un état d'esprit, d'un but intellectuel qui sera, par exemple, comme vous savez, de dépeindre la vie pastorale ou de fêter le souvenir d'un héros. Ici, il s'agit de dire l'effrayante beauté de Paris, de la redire sous toutes ses formes et par toutes ses couleurs aux ingrats et insouciants parisiens qui l'oublient sans cesse. De faire de cet album un memento de cette beauté pour les siens d'à présent et un testimonial pour ceux qui viendront après nous. » L'édition fut tirée à 500 exemplaires numérotés et signés par l'artiste, le nôtre portant le n° 54. Les planches, exécutées par Rivière, furent imprimées sous sa direction ; le texte fut composé avec les caractères dessinés par George Auriol, qui réalisa également les fleurons, les cachets et les marques ; l'impression d'ensemble fut menée sur les presses d'Eugène Verneau, et la reliure confiée à Charles Baron. Tous les feuillets ont été montés sur onglets. Exemplaire dans un très bel état de fraîcheur, malgré une petite déchirure sans manque en haut du dos et de petites rousseurs marginales et sans gravité sur le bord de quelques feuillets.
Vente mercredi 25 novembre・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris