SÉVERINE (1855-1929) femme de lettres et révolutionnaire, amie de J. Vallès. Manuscrit autographe signé, Revanche, [1922] ; 7 pages petit in-4 à l’encre bleue avec ratures et corrections. Sur la grève de la métallurgie au Havre en 1922. Elle dénonce tout d’abord le « premier essai de représailles » des maîtres métallurgistes pour prendre leur revanche sur les ouvriers, après avoir couvé le « ressentiment de la peur »… Elle revient sur « les origines de cette grève du Havre et son caractère exclusivement professionnel. C’est la meilleure réponse […] aux interprétations erronées des ignorants, aux calomnies éhontées des politiciens. C’est sur la question du salaire et pour le salaire uniquement, que les ouvriers ont quitté l’établi, usé de l’unique moyen que la loi reconnaisse au travailleur »… Elle explique comment, pendant la guerre, alors que l’industrie militaire avait si désespérément besoin de fondeurs, on a consenti à augmenter les ouvriers qui s’étaient révoltés dans toute la France et menaçaient de tout arrêter, et comment on les envoya ensuite au Front pour les punir : « Seulement, jamais, depuis l’exception arrachée par la nécessité, le fort salaire donné à contre cœur, et l’humiliation patronale, n’ont été pardonnés aux métallurgistes. Les événements du Havre n’ont fait que trahir une longue rancune, et démontrer quel abîme sépare désormais le producteur de l’exploitant qu’il enrichit ». On joint 3 cartes de visite (vierges), et l’épreuve d’un article (Zut !). Plus un mandat d’arrêt contre le notaire Costard à Caen accusé de faux, avec portrait (1888).
Estimation
300 € - 400 €
Résultat
280 €
Frais de vente
0%
SÉVERINE (1855-1929) femme de lettres et révolutionnaire, amie de J. Vallès. Manuscrit autographe signé, Revanche, [1922] ; 7 pages petit in-4 à l’encre bleue avec ratures et corrections.
Sur la grève de la métallurgie au Havre en 1922. Elle dénonce tout d’abord le « premier essai de représailles » des maîtres métallurgistes pour prendre leur revanche sur les ouvriers, après avoir couvé le « ressentiment de la peur »… Elle revient sur « les origines de cette grève du Havre et son caractère exclusivement professionnel. C’est la meilleure réponse […] aux interprétations erronées des ignorants, aux calomnies éhontées des politiciens. C’est sur la question du salaire et pour le salaire uniquement, que les ouvriers ont quitté l’établi, usé de l’unique moyen que la loi reconnaisse au travailleur »… Elle explique comment, pendant la guerre, alors que l’industrie militaire avait si désespérément besoin de fondeurs, on a consenti à augmenter les ouvriers qui s’étaient révoltés dans toute la France et menaçaient de tout arrêter, et comment on les envoya ensuite au Front pour les punir : « Seulement, jamais, depuis l’exception arrachée par la nécessité, le fort salaire donné à contre cœur, et l’humiliation patronale, n’ont été pardonnés aux métallurgistes. Les événements du Havre n’ont fait que trahir une longue rancune, et démontrer quel abîme sépare désormais le producteur de l’exploitant qu’il enrichit ». On joint 3 cartes de visite (vierges), et l’épreuve d’un article (Zut !). Plus un mandat d’arrêt contre le notaire Costard à Caen accusé de faux, avec portrait (1888).
Vente
mardi 17 décembre 2013・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris