Charles NODIER (1780-1844). L.A.S., [fin août 1833, à Amédée Pichot, directeur de la Revue de Paris] ; 1 page obl. in-4.
À propos de deux contes publiés dans la Revue de Paris, les 18 août et 3 novembre 1833.. Il est heureux de savoir qu’il a été « content de mon fatras d’Hurlubleu. Je l’avois un peu écrit dans votre intention. L’inconvénient de cette espèce de satyre est d’être essentiellement pédantesque, et je n’en excepte pas Micromégas, l’éternel modèle du genre. Il est défendu de se moquer des savants si moquables sans étaler du savoir. C’est un inconvénient auquel on ne peut pourvoir que par la forme, et je ne l’ai peut-être pas. Ce que j’ai vu de comique dans ma petite œuvre, c’est l’opposition d’un savoir imparfait à une crédulité niaise et douteuse qui, entre nous, représente le public. Mais l’histoire tournoit court, parce que la dimension du journal me gênoit. La contre-partie, c’est l’opposition du savoir expérimental avec la simple science des faits acquis, et de la théorie avec la réalité. En romanisant et surtout en actualisant le sujet, je me suis flatté de le rendre plus intelligible et plus vivant. Y ai-je réussi ?... Cette seconde partie est intitulée : Léviathan, archikan des Patagons, ou la Perfectibilité, pour faire suite à Hurlubleu, histoire progressive. Ici après dix mille ans de sommeil, c’est le philosophe qui est un ignorant auprès d’un niais. Voilà toute la combinaison. Elle est heureuse, sans doute, mais je crains de n’en avoir pas tiré grand parti. Cela ne sera pas jugé demain »…
Live mardi 17 décembre 2013・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°124

Charles NODIER (1780-1844). L.A.S., [fin août 1833, à Amédée Pichot, directeur de la Revue de Paris] ; 1 page obl. in-4. À propos de deux contes publiés dans la Revue de Paris, les 18 août et 3 novembre 1833.. Il est heureux de savoir qu’il a été « content de mon fatras d’Hurlubleu. Je l’avois un peu écrit dans votre intention. L’inconvénient de cette espèce de satyre est d’être essentiellement pédantesque, et je n’en excepte pas Micromégas, l’éternel modèle du genre. Il est défendu de se moquer des savants si moquables sans étaler du savoir. C’est un inconvénient auquel on ne peut pourvoir que par la forme, et je ne l’ai peut-être pas. Ce que j’ai vu de comique dans ma petite œuvre, c’est l’opposition d’un savoir imparfait à une crédulité niaise et douteuse qui, entre nous, représente le public. Mais l’histoire tournoit court, parce que la dimension du journal me gênoit. La contre-partie, c’est l’opposition du savoir expérimental avec la simple science des faits acquis, et de la théorie avec la réalité. En romanisant et surtout en actualisant le sujet, je me suis flatté de le rendre plus intelligible et plus vivant. Y ai-je réussi ?... Cette seconde partie est intitulée : Léviathan, archikan des Patagons, ou la Perfectibilité, pour faire suite à Hurlubleu, histoire progressive. Ici après dix mille ans de sommeil, c’est le philosophe qui est un ignorant auprès d’un niais. Voilà toute la combinaison. Elle est heureuse, sans doute, mais je crains de n’en avoir pas tiré grand parti. Cela ne sera pas jugé demain »…

Estimation
300 € - 400 €
Résultat
280 €
Frais de vente
0%
Charles NODIER (1780-1844). L.A.S., [fin août 1833, à Amédée Pichot, directeur de la Revue de Paris] ; 1 page obl. in-4. À propos de deux contes publiés dans la Revue de Paris, les 18 août et 3 novembre 1833.. Il est heureux de savoir qu’il a été « content de mon fatras d’Hurlubleu. Je l’avois un peu écrit dans votre intention. L’inconvénient de cette espèce de satyre est d’être essentiellement pédantesque, et je n’en excepte pas Micromégas, l’éternel modèle du genre. Il est défendu de se moquer des savants si moquables sans étaler du savoir. C’est un inconvénient auquel on ne peut pourvoir que par la forme, et je ne l’ai peut-être pas. Ce que j’ai vu de comique dans ma petite œuvre, c’est l’opposition d’un savoir imparfait à une crédulité niaise et douteuse qui, entre nous, représente le public. Mais l’histoire tournoit court, parce que la dimension du journal me gênoit. La contre-partie, c’est l’opposition du savoir expérimental avec la simple science des faits acquis, et de la théorie avec la réalité. En romanisant et surtout en actualisant le sujet, je me suis flatté de le rendre plus intelligible et plus vivant. Y ai-je réussi ?... Cette seconde partie est intitulée : Léviathan, archikan des Patagons, ou la Perfectibilité, pour faire suite à Hurlubleu, histoire progressive. Ici après dix mille ans de sommeil, c’est le philosophe qui est un ignorant auprès d’un niais. Voilà toute la combinaison. Elle est heureuse, sans doute, mais je crains de n’en avoir pas tiré grand parti. Cela ne sera pas jugé demain »…
Vente mardi 17 décembre 2013・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris