Alphonse de LAMARTINE. 2 L.A. (incomplètes de la fin), Mâcon 1831-1832, [à la marquise de Montcalm]; 2pages in-4 chaque (petite fente marginale à la 1ère).

21 août 1831. Il pardonne les «sévérités» de la marquise sur ses opinions politiques, et proteste de son amitié et de sa fidélité. Il loue la position de Lainé qui a quitté la pairie: «il est à mes yeux le Platon de la politique». Pour sa part, il ne veut pas se présenter à la Chambre: «Je ne suis pas de force à lutter avec tant de passions et d’ignominies. Je n’ai pas le talent de la parole. Si je l’avais, je serais maître du pays»…
13 janvier 1832. Malade depuis Noël et s’inquiétant de la santé de son père, il n’a pu écrire plus tôt à la marquise: «Mais je vous aime et vous aimerai toujours ici comme à Paris, à Jérusalem comme à Constantinople. […] j’écris peu parce que j’ai l’âme triste et le mouvement extérieur de la Pensée assoupi». Il n’ira pas s’établir à Paris: «Je me contente donc de soutenir dans ma petite sphère bourgeoise et locale le parti des gens communs et de l’espérance, et à me laver les mains des folies faites et à faire»…
On joint une L.A. de son ami Louis de Vignet, adressée à Lamartine à Mâcon, Chambéry [28 décembre 1816] (2p. in-4, adr.; petit manque à un angle), après un séjour à Mâcon, parlant des parents de son ami, de leur ami Aymon de Virieu, et de Mme C. [Julie Charles, «Elvire»]…
Live mercredi 14 octobre・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°371

Alphonse de LAMARTINE. 2 L.A. (incomplètes de la fin), Mâcon 1831-1832, [à la marquise de Montcalm]; 2pages in-4 chaque (petite fente marginale à la 1ère). 21 août 1831. Il pardonne les «sévérités» de la marquise sur ses opinions politiques, et proteste de son amitié et de sa fidélité. Il loue la position de Lainé qui a quitté la pairie: «il est à mes yeux le Platon de la politique». Pour sa part, il ne veut pas se présenter à la Chambre: «Je ne suis pas de force à lutter avec tant de passions et d’ignominies. Je n’ai pas le talent de la parole. Si je l’avais, je serais maître du pays»… 13 janvier 1832. Malade depuis Noël et s’inquiétant de la santé de son père, il n’a pu écrire plus tôt à la marquise: «Mais je vous aime et vous aimerai toujours ici comme à Paris, à Jérusalem comme à Constantinople. […] j’écris peu parce que j’ai l’âme triste et le mouvement extérieur de la Pensée assoupi». Il n’ira pas s’établir à Paris: «Je me contente donc de soutenir dans ma petite sphère bourgeoise et locale le parti des gens communs et de l’espérance, et à me laver les mains des folies faites et à faire»… On joint une L.A. de son ami Louis de Vignet, adressée à Lamartine à Mâcon, Chambéry [28 décembre 1816] (2p. in-4, adr.; petit manque à un angle), après un séjour à Mâcon, parlant des parents de son ami, de leur ami Aymon de Virieu, et de Mme C. [Julie Charles, «Elvire»]…

Résultat
330 €
Frais de vente
32%
Alphonse de LAMARTINE. 2 L.A. (incomplètes de la fin), Mâcon 1831-1832, [à la marquise de Montcalm]; 2pages in-4 chaque (petite fente marginale à la 1ère). 21 août 1831. Il pardonne les «sévérités» de la marquise sur ses opinions politiques, et proteste de son amitié et de sa fidélité. Il loue la position de Lainé qui a quitté la pairie: «il est à mes yeux le Platon de la politique». Pour sa part, il ne veut pas se présenter à la Chambre: «Je ne suis pas de force à lutter avec tant de passions et d’ignominies. Je n’ai pas le talent de la parole. Si je l’avais, je serais maître du pays»… 13 janvier 1832. Malade depuis Noël et s’inquiétant de la santé de son père, il n’a pu écrire plus tôt à la marquise: «Mais je vous aime et vous aimerai toujours ici comme à Paris, à Jérusalem comme à Constantinople. […] j’écris peu parce que j’ai l’âme triste et le mouvement extérieur de la Pensée assoupi». Il n’ira pas s’établir à Paris: «Je me contente donc de soutenir dans ma petite sphère bourgeoise et locale le parti des gens communs et de l’espérance, et à me laver les mains des folies faites et à faire»… On joint une L.A. de son ami Louis de Vignet, adressée à Lamartine à Mâcon, Chambéry [28 décembre 1816] (2p. in-4, adr.; petit manque à un angle), après un séjour à Mâcon, parlant des parents de son ami, de leur ami Aymon de Virieu, et de Mme C. [Julie Charles, «Elvire»]…
Vente mercredi 14 octobre・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris