Alphonse de LAMARTINE. L.A.S., Florence 3 décembre 1826, à la marquise de Montcalm; 4pages in-4.

Longue lettre sur sa situation diplomatique à Florence, et son désir d’aller en Orient.
Il ne mérite pas les reproches de la marquise, à qui il envoie un «petit présent»; il espère qu’elle viendra en Italie, où il l’entourera de tous les soins possibles: «je m’entends à soigner les malades et les malheureux, parce que j’ai été l’un et l’autre et qu’il n’y a pas une blessure secrette de l’âme ou du corps que je ne comprenne»… Il ne sait si son ministre [Lamaisonfort] reviendra à Florence: «Je ne compte pas rester après son retour ou après son remplacement; je demanderai un avancement ou un congé si on me laisse toujours dans les rangs inférieurs; on parait cependant content de moi, j’y mets tous mes soins, et je doute que qui que ce soit ait ici une attitude plus agréable et je dirais presque une intimité plus douce avec le prince et la cour; de mon côté je me ruine à bien recevoir l’immense quantité d’étrangers qui nous encombre et à faire le ministre pour le devenir un jour»... Il aimerait être nommé comme premier secrétaire à Constantinople: «J’ai besoin pour fournir ma carrière poétique de voyager trois ans en Orient, cela m’en fournirait les moyens en me faisant faire aussi mon tems pour arriver au petit ministère; que si au contraire on est bien disposé et content de mon service, je voudrois, si Marcellus passe à Florence lui succéder à Lucques espèce de demi ministère en proportion avec moi»… Il est cependant heureux à Florence, et y resterait «volontiers toujours dans la même position»…
Live mercredi 14 octobre・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°362

Alphonse de LAMARTINE. L.A.S., Florence 3 décembre 1826, à la marquise de Montcalm; 4pages in-4. Longue lettre sur sa situation diplomatique à Florence, et son désir d’aller en Orient. Il ne mérite pas les reproches de la marquise, à qui il envoie un «petit présent»; il espère qu’elle viendra en Italie, où il l’entourera de tous les soins possibles: «je m’entends à soigner les malades et les malheureux, parce que j’ai été l’un et l’autre et qu’il n’y a pas une blessure secrette de l’âme ou du corps que je ne comprenne»… Il ne sait si son ministre [Lamaisonfort] reviendra à Florence: «Je ne compte pas rester après son retour ou après son remplacement; je demanderai un avancement ou un congé si on me laisse toujours dans les rangs inférieurs; on parait cependant content de moi, j’y mets tous mes soins, et je doute que qui que ce soit ait ici une attitude plus agréable et je dirais presque une intimité plus douce avec le prince et la cour; de mon côté je me ruine à bien recevoir l’immense quantité d’étrangers qui nous encombre et à faire le ministre pour le devenir un jour»... Il aimerait être nommé comme premier secrétaire à Constantinople: «J’ai besoin pour fournir ma carrière poétique de voyager trois ans en Orient, cela m’en fournirait les moyens en me faisant faire aussi mon tems pour arriver au petit ministère; que si au contraire on est bien disposé et content de mon service, je voudrois, si Marcellus passe à Florence lui succéder à Lucques espèce de demi ministère en proportion avec moi»… Il est cependant heureux à Florence, et y resterait «volontiers toujours dans la même position»…

Estimation
500 € - 700 €
Résultat
Non vendu
Frais de vente
32%
Alphonse de LAMARTINE. L.A.S., Florence 3 décembre 1826, à la marquise de Montcalm; 4pages in-4. Longue lettre sur sa situation diplomatique à Florence, et son désir d’aller en Orient. Il ne mérite pas les reproches de la marquise, à qui il envoie un «petit présent»; il espère qu’elle viendra en Italie, où il l’entourera de tous les soins possibles: «je m’entends à soigner les malades et les malheureux, parce que j’ai été l’un et l’autre et qu’il n’y a pas une blessure secrette de l’âme ou du corps que je ne comprenne»… Il ne sait si son ministre [Lamaisonfort] reviendra à Florence: «Je ne compte pas rester après son retour ou après son remplacement; je demanderai un avancement ou un congé si on me laisse toujours dans les rangs inférieurs; on parait cependant content de moi, j’y mets tous mes soins, et je doute que qui que ce soit ait ici une attitude plus agréable et je dirais presque une intimité plus douce avec le prince et la cour; de mon côté je me ruine à bien recevoir l’immense quantité d’étrangers qui nous encombre et à faire le ministre pour le devenir un jour»... Il aimerait être nommé comme premier secrétaire à Constantinople: «J’ai besoin pour fournir ma carrière poétique de voyager trois ans en Orient, cela m’en fournirait les moyens en me faisant faire aussi mon tems pour arriver au petit ministère; que si au contraire on est bien disposé et content de mon service, je voudrois, si Marcellus passe à Florence lui succéder à Lucques espèce de demi ministère en proportion avec moi»… Il est cependant heureux à Florence, et y resterait «volontiers toujours dans la même position»…
Vente mercredi 14 octobre・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris