[Victor HUGO]. Louis-Eugène Hennet de KESLER (1804-1870) littérateur, compagnon d’exil de V. Hugo. 2 L.A.S. et 4 L.S., Guernesey 1867-1869, au «cher citoyen» Félix Hémon; 15pages in-8 au crayon bleu et à l’encre, 2 à son chiffre et devise Fides impavida.

Petite chronique de la vie à Hauteville House.
Cette correspondance est adressée au jeune poète Félix Hémon (1848-1916), qui devint professeur et critique littéraire, et père de l’auteur de Maria Chapdelaine.
30 juillet 1867. Le Maître a reçu la lettre d’Hémon et la leur a lue «d’une voix très bonne et avec un grand accent»; il lui a écrit pour le féliciter de ses vers. Quant à Kesler, il écrit un roman «vendu à un éditeur de New York. Je n’écris qu’à Londres, à Bruxelles et en Amérique, il me faut la libre pensée et la libre impression»… – 21 octobre 1867, au sujet de Ruy Blas: «Nous en sommes encore à douter qu’il soit joué, car c’est un rude morceau à avaler pour votre gouvernement, heureusement qu’une interdiction servira autant notre cause, et même plus, que le laissez-passer. […] Le Maître est ici depuis huit jours, l’aigle a regagné son aire»… – 5 novembre 1868. Il transmet une lettre de Victor Hugo, et fait confiance en la jeunesse pour l’avenir de la France... – 24 novembre 1868. Il trouve que l’on parle trop de l’affaire Baudin et demande qu’on lui envoie la Marseillaise et «la romance Quand tu chantes le soir bercée entre mes bras, paroles de Victor Hugo, musique de Gounod»... – 2 mars 1869, sur l’éventualité d’un journal: «C’est une erreur de croire que Victor Hugo veuille fonder un journal, il ne veut au contraire se rattacher à aucun directement ou indirectement, ni comme argent ni comme rédaction. Ce n’est pas ainsi qu’il comprend son rôle politique, Le Rappel est possible, fait par ses fils, Vackeray [Vacquerie], Meurice, Rochefort, &c.»... – 9 avril 1869. «Le travail nécessaire à gagner ma pauvre vie de proscrit me tue» et il n’a plus le temps d’écrire à ses amis; il envoie «le portrait de l’amie que nous avons perdue» [Adèle Hugo, morte le 27 novembre 1868].
On joint une L.A.S. de Paul Meurice, Paris 21 février 1905 (1p. in-8), proposant de venir le voir, pour «donner tous les renseignements que je pourrai sur l’excellent Kessler que j’ai beaucoup connu»…
Live mercredi 14 octobre・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°356

[Victor HUGO]. Louis-Eugène Hennet de KESLER (1804-1870) littérateur, compagnon d’exil de V. Hugo. 2 L.A.S. et 4 L.S., Guernesey 1867-1869, au «cher citoyen» Félix Hémon; 15pages in-8 au crayon bleu et à l’encre, 2 à son chiffre et devise Fides impavida. Petite chronique de la vie à Hauteville House. Cette correspondance est adressée au jeune poète Félix Hémon (1848-1916), qui devint professeur et critique littéraire, et père de l’auteur de Maria Chapdelaine. 30 juillet 1867. Le Maître a reçu la lettre d’Hémon et la leur a lue «d’une voix très bonne et avec un grand accent»; il lui a écrit pour le féliciter de ses vers. Quant à Kesler, il écrit un roman «vendu à un éditeur de New York. Je n’écris qu’à Londres, à Bruxelles et en Amérique, il me faut la libre pensée et la libre impression»… – 21 octobre 1867, au sujet de Ruy Blas: «Nous en sommes encore à douter qu’il soit joué, car c’est un rude morceau à avaler pour votre gouvernement, heureusement qu’une interdiction servira autant notre cause, et même plus, que le laissez-passer. […] Le Maître est ici depuis huit jours, l’aigle a regagné son aire»… – 5 novembre 1868. Il transmet une lettre de Victor Hugo, et fait confiance en la jeunesse pour l’avenir de la France... – 24 novembre 1868. Il trouve que l’on parle trop de l’affaire Baudin et demande qu’on lui envoie la Marseillaise et «la romance Quand tu chantes le soir bercée entre mes bras, paroles de Victor Hugo, musique de Gounod»... – 2 mars 1869, sur l’éventualité d’un journal: «C’est une erreur de croire que Victor Hugo veuille fonder un journal, il ne veut au contraire se rattacher à aucun directement ou indirectement, ni comme argent ni comme rédaction. Ce n’est pas ainsi qu’il comprend son rôle politique, Le Rappel est possible, fait par ses fils, Vackeray [Vacquerie], Meurice, Rochefort, &c.»... – 9 avril 1869. «Le travail nécessaire à gagner ma pauvre vie de proscrit me tue» et il n’a plus le temps d’écrire à ses amis; il envoie «le portrait de l’amie que nous avons perdue» [Adèle Hugo, morte le 27 novembre 1868]. On joint une L.A.S. de Paul Meurice, Paris 21 février 1905 (1p. in-8), proposant de venir le voir, pour «donner tous les renseignements que je pourrai sur l’excellent Kessler que j’ai beaucoup connu»…

Résultat
659 €
Frais de vente
32%
[Victor HUGO]. Louis-Eugène Hennet de KESLER (1804-1870) littérateur, compagnon d’exil de V. Hugo. 2 L.A.S. et 4 L.S., Guernesey 1867-1869, au «cher citoyen» Félix Hémon; 15pages in-8 au crayon bleu et à l’encre, 2 à son chiffre et devise Fides impavida. Petite chronique de la vie à Hauteville House. Cette correspondance est adressée au jeune poète Félix Hémon (1848-1916), qui devint professeur et critique littéraire, et père de l’auteur de Maria Chapdelaine. 30 juillet 1867. Le Maître a reçu la lettre d’Hémon et la leur a lue «d’une voix très bonne et avec un grand accent»; il lui a écrit pour le féliciter de ses vers. Quant à Kesler, il écrit un roman «vendu à un éditeur de New York. Je n’écris qu’à Londres, à Bruxelles et en Amérique, il me faut la libre pensée et la libre impression»… – 21 octobre 1867, au sujet de Ruy Blas: «Nous en sommes encore à douter qu’il soit joué, car c’est un rude morceau à avaler pour votre gouvernement, heureusement qu’une interdiction servira autant notre cause, et même plus, que le laissez-passer. […] Le Maître est ici depuis huit jours, l’aigle a regagné son aire»… – 5 novembre 1868. Il transmet une lettre de Victor Hugo, et fait confiance en la jeunesse pour l’avenir de la France... – 24 novembre 1868. Il trouve que l’on parle trop de l’affaire Baudin et demande qu’on lui envoie la Marseillaise et «la romance Quand tu chantes le soir bercée entre mes bras, paroles de Victor Hugo, musique de Gounod»... – 2 mars 1869, sur l’éventualité d’un journal: «C’est une erreur de croire que Victor Hugo veuille fonder un journal, il ne veut au contraire se rattacher à aucun directement ou indirectement, ni comme argent ni comme rédaction. Ce n’est pas ainsi qu’il comprend son rôle politique, Le Rappel est possible, fait par ses fils, Vackeray [Vacquerie], Meurice, Rochefort, &c.»... – 9 avril 1869. «Le travail nécessaire à gagner ma pauvre vie de proscrit me tue» et il n’a plus le temps d’écrire à ses amis; il envoie «le portrait de l’amie que nous avons perdue» [Adèle Hugo, morte le 27 novembre 1868]. On joint une L.A.S. de Paul Meurice, Paris 21 février 1905 (1p. in-8), proposant de venir le voir, pour «donner tous les renseignements que je pourrai sur l’excellent Kessler que j’ai beaucoup connu»…
Vente mercredi 14 octobre・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris