Jean-Baptiste SAY (1767-1832). L.A.S., cosignée par Nicolas Clément (et pour Charles Dupin absent), Paris 5 août 1820, au duc de La Rochefoucault-Liancourt; 2pages et demie in-4.

Les trois professeurs au Conservatoire des Arts et Métiers s’adressent à leur protecteur pour que leur traitement intégral leur soit payé depuis le 1er janvier jusqu’au mois courant: «On ne peut objecter que nous n’avons pas encore commencé notre tâche. Ne préparons-nous pas nos leçons? Ne sommes-nous pas assimilés à des officiers en activité & sans cesse à la disposition de l’établissement? Ne devons-nous pas commencer à professer après les vacances; et a-t-on jamais réduit le traitement des professeurs pendant les vacances? S’il y a un retard par suite des lenteurs de l’administration, en sommes-nous responsables, nous qui hâtons par nos vœux le moment où nous pourrons professer?». Ils rappellent que «pendant deux ans, les professeurs de l’École normale ont reçu leur traitement quoique n’ayant pas encore commencé leurs cours, le local n’étant pas prêt» et que les professeurs de l’École de droit «l’ont reçu de même dès l’instant de leur nomination». Ils espèrent que le duc appuiera leur réclamation et que justice leur sera rendue…
Live mardi 13 octobre・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°109

Jean-Baptiste SAY (1767-1832). L.A.S., cosignée par Nicolas Clément (et pour Charles Dupin absent), Paris 5 août 1820, au duc de La Rochefoucault-Liancourt; 2pages et demie in-4. Les trois professeurs au Conservatoire des Arts et Métiers s’adressent à leur protecteur pour que leur traitement intégral leur soit payé depuis le 1er janvier jusqu’au mois courant: «On ne peut objecter que nous n’avons pas encore commencé notre tâche. Ne préparons-nous pas nos leçons? Ne sommes-nous pas assimilés à des officiers en activité & sans cesse à la disposition de l’établissement? Ne devons-nous pas commencer à professer après les vacances; et a-t-on jamais réduit le traitement des professeurs pendant les vacances? S’il y a un retard par suite des lenteurs de l’administration, en sommes-nous responsables, nous qui hâtons par nos vœux le moment où nous pourrons professer?». Ils rappellent que «pendant deux ans, les professeurs de l’École normale ont reçu leur traitement quoique n’ayant pas encore commencé leurs cours, le local n’étant pas prêt» et que les professeurs de l’École de droit «l’ont reçu de même dès l’instant de leur nomination». Ils espèrent que le duc appuiera leur réclamation et que justice leur sera rendue…

Estimation
400 € - 500 €
Résultat
Non vendu
Frais de vente
32%
Jean-Baptiste SAY (1767-1832). L.A.S., cosignée par Nicolas Clément (et pour Charles Dupin absent), Paris 5 août 1820, au duc de La Rochefoucault-Liancourt; 2pages et demie in-4. Les trois professeurs au Conservatoire des Arts et Métiers s’adressent à leur protecteur pour que leur traitement intégral leur soit payé depuis le 1er janvier jusqu’au mois courant: «On ne peut objecter que nous n’avons pas encore commencé notre tâche. Ne préparons-nous pas nos leçons? Ne sommes-nous pas assimilés à des officiers en activité & sans cesse à la disposition de l’établissement? Ne devons-nous pas commencer à professer après les vacances; et a-t-on jamais réduit le traitement des professeurs pendant les vacances? S’il y a un retard par suite des lenteurs de l’administration, en sommes-nous responsables, nous qui hâtons par nos vœux le moment où nous pourrons professer?». Ils rappellent que «pendant deux ans, les professeurs de l’École normale ont reçu leur traitement quoique n’ayant pas encore commencé leurs cours, le local n’étant pas prêt» et que les professeurs de l’École de droit «l’ont reçu de même dès l’instant de leur nomination». Ils espèrent que le duc appuiera leur réclamation et que justice leur sera rendue…
Vente mardi 13 octobre・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris