Francesco FERRARA (1810-1900). L.A.S., Turin 19 mars 1859, à Joseph Garnier; 2pages et demie in-8 sur papier bleu; en français.

Intéressante lettre sur la question italienne. Il est retenu au lit par la fièvre et a mis «deux jours à déchiffrer votre écriture, dont on peut dire à l’italienne que cette fois ha superato se stessa: vous n’avez en cela d’autre rival sérieux que M. Carey; c’est tout dire!». Il le remercie des brochures envoyées, dont certaines lui étaient déjà connues. Il va lui envoyer le «volume contenant les économistes italiens. Mais il n’a pas d’importance au delà de l’Italie. C’est une économie politique surannée». Il en vient à la situation politique italienne: «La guerre parait rencontrer des obstacles sérieux, que tout homme de bon sens pouvait prédire. Je crois que M. de Cavour aura bien de quoi regretter sa précipitation et ses imprudences. […] Au fond, il y a bien en Italie un désir très vif et très général de s’émanciper de l’Autriche, mais le Piémont aime trop à convertir le problème de l’émancipation en projet d’agrandissement»; il s’interroge sur l’attitude de l’Angleterre et de la Prusse, ainsi que de Napoléon III. «Du reste, M. de Cavour a un mérite incontestable: il a su élever la question italienne à la hauteur d’une question européenne»… Il envisage de quitter l’Italie, et d’établir sa résidence future près de Paris…
Live mardi 13 octobre・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°37

Francesco FERRARA (1810-1900). L.A.S., Turin 19 mars 1859, à Joseph Garnier; 2pages et demie in-8 sur papier bleu; en français. Intéressante lettre sur la question italienne. Il est retenu au lit par la fièvre et a mis «deux jours à déchiffrer votre écriture, dont on peut dire à l’italienne que cette fois ha superato se stessa: vous n’avez en cela d’autre rival sérieux que M. Carey; c’est tout dire!». Il le remercie des brochures envoyées, dont certaines lui étaient déjà connues. Il va lui envoyer le «volume contenant les économistes italiens. Mais il n’a pas d’importance au delà de l’Italie. C’est une économie politique surannée». Il en vient à la situation politique italienne: «La guerre parait rencontrer des obstacles sérieux, que tout homme de bon sens pouvait prédire. Je crois que M. de Cavour aura bien de quoi regretter sa précipitation et ses imprudences. […] Au fond, il y a bien en Italie un désir très vif et très général de s’émanciper de l’Autriche, mais le Piémont aime trop à convertir le problème de l’émancipation en projet d’agrandissement»; il s’interroge sur l’attitude de l’Angleterre et de la Prusse, ainsi que de Napoléon III. «Du reste, M. de Cavour a un mérite incontestable: il a su élever la question italienne à la hauteur d’une question européenne»… Il envisage de quitter l’Italie, et d’établir sa résidence future près de Paris…

Estimation
400 € - 500 €
Résultat
593 €
Frais de vente
32%
Francesco FERRARA (1810-1900). L.A.S., Turin 19 mars 1859, à Joseph Garnier; 2pages et demie in-8 sur papier bleu; en français. Intéressante lettre sur la question italienne. Il est retenu au lit par la fièvre et a mis «deux jours à déchiffrer votre écriture, dont on peut dire à l’italienne que cette fois ha superato se stessa: vous n’avez en cela d’autre rival sérieux que M. Carey; c’est tout dire!». Il le remercie des brochures envoyées, dont certaines lui étaient déjà connues. Il va lui envoyer le «volume contenant les économistes italiens. Mais il n’a pas d’importance au delà de l’Italie. C’est une économie politique surannée». Il en vient à la situation politique italienne: «La guerre parait rencontrer des obstacles sérieux, que tout homme de bon sens pouvait prédire. Je crois que M. de Cavour aura bien de quoi regretter sa précipitation et ses imprudences. […] Au fond, il y a bien en Italie un désir très vif et très général de s’émanciper de l’Autriche, mais le Piémont aime trop à convertir le problème de l’émancipation en projet d’agrandissement»; il s’interroge sur l’attitude de l’Angleterre et de la Prusse, ainsi que de Napoléon III. «Du reste, M. de Cavour a un mérite incontestable: il a su élever la question italienne à la hauteur d’une question européenne»… Il envisage de quitter l’Italie, et d’établir sa résidence future près de Paris…
Vente mardi 13 octobre・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris