Joseph-Antoine-Nicolas Caritat, marquis de CONDORCET (1741-1794) mathématicien, philosophe et économiste; député à la Législative, conventionnel (Aisne), il fut arrêté comme Girondin et s’empoisonna. L.A., [La Roche-Guyon septembre 1777, à Anne-Robert-Jacques Turgot]; 1page in-4 (mouill.). Au sujet de l’éloge du duc de La Vrillière, que Condorcet a refusé de faire [il avait répondu à Maurepas, gendre du duc, qu’il ne louerait jamais un pareil ministre; furieux, Maurepas empêcha, tant qu’il vécut, l’élection de Condorcet à l’Académie française.] Il va écrire à d’Alembert. «Il est sur que je risquerais plus a faire l’Eloge [du duc de La Vrillière], et que je risquerois d’être persécuté pour une sotise au lieu de l’être pour une chose raisonable. Je n’ai point fait l’eloge en entier mais je l’ai arrangé dans ma tête [...] L’Eloge de M. Trudaine serait un autre moyen de déplaire à M. de Maurepas. [...] Je ne sais point jusqu’ou je puis craindre une exclusion pour l’académie française, mais il est certain que l’Eloge de M. de La Vrilliere et celui de M. Trudaine tels que je les aurais faits auraient donné des armes contre moi. D’ailleurs je regarde M. de La Vrilliere non loué come une bataille gagnée»... Condorcet parle ensuite de Necker: «J’ai peur que ce Nekre ne nous fasse mourir de faim en voulant faire avancer ses plans sans convulsion. C’est une triste chose que vingt millions homes balottés entre des fous des imbécilles et des fripons»... Œuvres de Condorcet, éd. Arago et O’Connor, t.I, p. 270. – Correspondance inédite de Condorcet et de Turgot (1883), CXXXI.
Estimation
800 € - 1 000 €
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2 374 €
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Joseph-Antoine-Nicolas Caritat, marquis de CONDORCET (1741-1794) mathématicien, philosophe et économiste; député à la Législative, conventionnel (Aisne), il fut arrêté comme Girondin et s’empoisonna. L.A., [La Roche-Guyon septembre 1777, à Anne-Robert-Jacques Turgot]; 1page in-4 (mouill.).
Au sujet de l’éloge du duc de La Vrillière, que Condorcet a refusé de faire [il avait répondu à Maurepas, gendre du duc, qu’il ne louerait jamais un pareil ministre; furieux, Maurepas empêcha, tant qu’il vécut, l’élection de Condorcet à l’Académie française.]
Il va écrire à d’Alembert. «Il est sur que je risquerais plus a faire l’Eloge [du duc de La Vrillière], et que je risquerois d’être persécuté pour une sotise au lieu de l’être pour une chose raisonable. Je n’ai point fait l’eloge en entier mais je l’ai arrangé dans ma tête [...] L’Eloge de M. Trudaine serait un autre moyen de déplaire à M. de Maurepas. [...] Je ne sais point jusqu’ou je puis craindre une exclusion pour l’académie française, mais il est certain que l’Eloge de M. de La Vrilliere et celui de M. Trudaine tels que je les aurais faits auraient donné des armes contre moi. D’ailleurs je regarde M. de La Vrilliere non loué come une bataille gagnée»... Condorcet parle ensuite de Necker: «J’ai peur que ce Nekre ne nous fasse mourir de faim en voulant faire avancer ses plans sans convulsion. C’est une triste chose que vingt millions homes balottés entre des fous des imbécilles et des fripons»...
Œuvres de Condorcet, éd. Arago et O’Connor, t.I, p. 270. – Correspondance inédite de Condorcet et de Turgot (1883), CXXXI.
Vente
mardi 13 octobre・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris